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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Quand les Assédic volent au secours de la Bourse !



6000 euros d'Assedic pour un jour de travail !
(Stéphanie Collié sur RMC, le 25/09/2008)

Une « combine » permet aux traders français de Londres récemment licenciés de revenir en France et de toucher, en ayant travaillé une seule journée dans l’Hexagone, des indemnités allant jusqu’à 6 366 euros.
L'affaire a été révélée par le Canard enchaîné et le Point : des traders français licenciés de la City (le quartier de la Bourse à Londres) perçoivent jusqu'à 6 366 euros de chômage par mois alors qu'ils n'ont travaillé qu'un seul jour en france.

Il y a quelques jours encore le principe n'était connu que des initiés et des expatriés : lorsque l'on travaille en Europe et que l'on est licencié, il « suffit » de retravailler une journée en France pour toucher des indemnités chômage calculées sur la base du salaire perçu à l'étranger. Rien d'illégal ni de scandaleux là-dedans, il s'agit de l'application de conventions signées entre les états européens. Concrètement, si un Français est salarié dans un pays de l'Union européenne et qu'il perd son travail, il peut rentrer en France et toucher ses Assedic sur la base de son ancien salaire. A condition d'avoir travaillé entre 1 jour et 4 semaines en France. Ce qui est en cause ici, c'est plus le montant des indemnités de quelques traders, que le principe de cette couverture sociale européenne.

Nicolas vit à Londres depuis 15 ans et a dirigé un centre d'accueil et d'orientation pour les Français qui s'installent en Grande-Bretagne : « Cette combine est connue par la plupart des Français. C'est quand même intéressant, on rentre en France et directement en travaillant une journée on a la possibilité de toucher des Assedic. Financièrement c'est intéressant pour se remettre en selle. Maintenant, ce n'est pas une chose qu'ils recherchent absolument. Quand ils veulent rentrer en France, c'est pour un choix de vie principalement et donc ils savent qu'ils ont la possibilité de toucher les Assedic en rentrant. »

L'Unedic a reconnu mercredi la possibilité, toutefois « exceptionnelle », que d'anciens financiers puissent, après avoir perdu leur emploi à Londres, bénéficier d'une indemnisation allant jusqu'à 6 366 euros mensuels. L'Unedic « est en train de procéder à une évaluation du nombre de personnes concernées », a indiqué le régime qui gère l'assurance chômage.

Son président, Geoffroy Roux de Bezieux, précise : « On va essayer de dimensionner les cas, savoir si ça concerne 10, 20 ou 300 personnes. Deuxièmement, il est dans mon intention d'écrire au gouvernement pour soulever ce problème qui n'était pas apparu au départ mais qui apparaît maintenant qu'il y a un écart important entre les indemnités chômage d'un côté ou de l'autre de la Manche. »

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Nous avons recu de Kiki ce commentaire, qui, après réflexion, nous semble assez pertinent. C'est pourquoi nous avons décidé de l'intégrer après coup dans le corps de l'article:

Cet article est une "conn..." Le système européen permet effectivement de prendre en charge une personne n'ayant qu'une journée de travail en France, mais le montant des allocations est en réalité pris en charge par le pays d'origine du formulaire E3 qui permet de calculer le montant de l'allocation. Dans ce cas précis, cela ne coute en fait rien au système français mais reste bien a la charge de la Grande Bretagne. Donc cette information est une contre vérité comme les médias les aime, cela permet de dire que l'Unédic et les Assédic font n'importe quoi avec l'argent qui leur est confié.
Rectifiez donc le vérité (honte a vous de propager cela).
A bon entendeur.
Commentaire posté par Kiki le 10/10/2008

Merci à Kiki de nous aider à réfléchir et nous méfier des idées reçues. C'est justement une des ambitions de notre site: échanger les points de vue, réfléchir, et combattre les idées reçues ( notamment celles qui empoisonnent les rapports entre salariés de l'anpe et des assédic ).

Noèle et Paco

Mais le débat n'est pas clos:

Commentaire posté par Nicolas le 11/10/2008
Pour répondre à kiki, Il y a une difference entre une personne inscrite dans l'institution Assurance chômage d'un pays de l'EEE (Espace Economique Européen) qui s'expatrie en france et s'inscrit auprés de l'Assedic (formulaire E-303), et une personne qui a travaillé dans un pays de l'EEE, n'est pas inscrit comme demandeur d'emploi dans ce pays, mais en france (formulaire E-301). Dans le 1er cas, la personne ayant ouvert des droits dans un autre pays, la personne peut percevoir maximum 91 jours d'allocations, et la facture est adressée au pays concerné. Mais, dans le 2ème cas, celui dont parle l'article, c'est bien l'Assedic (donc tous les salarié du régime général) qui finance...

Commentaire posté par souvarine le 11/10/2008 
Ce n'est pas totalement une contre véritée, en effet la réciprocité entre les états n'est pas la règle absolue. Par exemple il n'y a pas de réciprocité avec l'Allemagne, c'est à dire que nous ne nous faisons pas rembourser les allocations versées aux travailleurs frontaliers exerçant en Allemangne pae l'"Agentur fur Arbeit". Or ces allocations se montent à des centaines de milliers d'euros, les salaires allemands étant bien superieurs aux salaires en France. En zone frontalières nombreux sont les français voir les allemands qui résident en France, qui y sont indemnisés au titre du chômage, mais qui n'ont jamais cotisé ni à l'Assédic, ni a aucune autre caisse française. Avec un age de la retraite en Allemagne fixé à 65 ans je vous laisse imaginer la "grosse catastrophe" financière!



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L
l'article de Stéphanie Collié sur RMC, le 25/09/2008 est bien exact. Toutefois, une petite précision s'impose. En effet, une personne ayant travaillé à Londre et rentrant en France sans avoir fait valoir ses droits aux allocations de chômage en Angleterre peut effectivement bénéficier du chômage en France si elle y travaille au minimum 1 journée (ou même 1 heure). Mais,dans ce cas, c'est la DDTE qui doit évaluer le salaire d'équivalence, c'est à dire le salaire que cette personne aurait perçu en France pour un emploi similaire et une ancienneté équivalente. L'Assédic indemnise ensuite ce demandeur d'emploi sur la base de ce salaire. Si la personne travaille + de 4 semaines en France, les allocations de chômage sont alors calculées sur la base du salaire Français.
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S
ce n'est pas totalement une contre véritée, en effet la réciprocité entre les états n'est pas la règle absolue. Par exemple il n'y a pas de réciprocité avec l'Allemagne, c'est à dire que nous ne nous faisons pas rembourser les allocations versées aux travailleurs frontaliers exerçant en Allemangne pae l'"Agentur fur Arbeit". Or ces allocations se montent à des centaines de milliers d'euros, les salaires allemands étant bien superieurs aux salaires en France. En zone frontalières nombreux sont les français voir les allemands qui résident en France, qui y sont indemnisés au titre du chômage, mais qui n'ont jamais cotisé ni à l'Assédic, ni a aucune autre caisse française. Avec un age de la retraite en Allemagne fixé à 65 ans je vous laisse imaginer la "grosse catastrophe" financière!
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N
Pour répondre à kiki, Il y a une difference entre une personne inscrite dans l'institution Assurance chômage d'un pays de l'EEE (Espace Economique Européen) qui s'expatrie en france et s'inscrit auprés de l'Assedic (formulaire E-303), et une personne qui a travaillé dans un pays de l'EEE, n'est pas inscrit comme demandeur d'emploi dans ce pays, mais en france (formulaire E-301). Dans le 1er cas, la personne ayant ouvert des droits dans un autre pays, la personne peut percevoir maximum 91 jours d'allocations, et la facture est adressée au pays concerné. Mais, dans le 2ème cas, celui dont parle l'article, c'est bien l'Assedic (donc tous les salarié du régime général) qui finance...
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K
Cet article est une "conn..." Le système européen permet effectivement de prendre en charge une personne n'ayant qu'une journée de travail en France, mais le montant des allocations est en réalité pris en charge par le pays d'origine du formulaire E3 qui permet de calculer le montant de l'allocation. Dans ce cas précis, cela ne coute en fait rien au système français mais reste bien a la charge de la Grande Bretagne. Donc cette information est une contre vérité comme les médias les aime, cela permet de dire que l'Unédic et les Assédic font n'importe quoi avec l'argent qui leur est confié. <br /> Rectifiez donc le vérité (honte a vous de propager cela).<br /> A bon entendeur.
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