La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
Il est de bon ton de tirer à boulets rouges sur Pôle emploi, l'organisme qui a fusionné début 2009 l'ANPE et les Assedics. Conseillers au bord de la crise de nerfs, formations insuffisantes, envolée du nombre de chômeurs, lignes de téléphone saturées (320 000 appels par jour), retards d'indemnisation, délais d'attente pour décrocher un rendez-vous, manque d'effectifs… les pourfendeurs du service public de l'emploi unifié ne tarissent pas d'exemples - pas toujours fondés - pour réclamer une suspension de la fusion, voire son abandon.
Certes, la situation que vivent les agents de Pôle emploi et les demandeurs d'emploi est loin d'être idyllique. Comment pourrait-il en être autrement alors que la France traverse la plus grave crise de son histoire et que le nombre de chômeurs supplémentaires devrait tangenter cette année les 650 000 ? Mais elle pourrait être pire. Il n'y a qu'à se projeter une quinzaine d'années en arrière, en 1993, pour s'en rendre compte.
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Les 1 840 embauches annoncées pour faire face à la crise n'ont pas calmé la grogne des agents. Beaucoup réclament la tête du directeur général de Pôle emploi, Christian Charpy, même si un autre que lui, dans la situation actuelle, ne ferait probablement pas mieux. Ce qu'il faut aujourd'hui, ce n'est pas un nouveau patron au Pôle emploi mais un peu de croissance en France pour faire repartir l'économie et la création d'emplois.
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