La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
Après avoir dirigé l’ANPE de 2005 à 2008, Christian Charpy est depuis six mois directeur général de Pôle Emploi. Il ne nie pas les difficultés mais assure pouvoir faire face à l’arrivée massive de nouveaux chômeurs.
Il n’y a aucun retard dans le versement des allocations. Actuellement, 94 % des nouveaux inscrits sont reçus dans les cinq jours qui suivent leur prise de contact avec Pôle Emploi en composant le 39 49. Lorsque l’ANPE et l’Assédic étaient séparées, moins de la moitié des entretiens d’indemnisation et de placement se faisaient dans la journée. Aujourd’hui c’est plus de 80 %. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait plus du tout de retards. D’abord 6 %, c’est encore beaucoup de monde, vu le nombre de gens que nous recevons. Il peut aussi y avoir un délai quand il manque une pièce au dossier, comme l’attestation d’employeur. Et il y a toujours des difficultés pour joindre le 39 49. Pour y remédier, et soulager les conseillers dans leurs tâches, nous avons lancé un recrutement exceptionnel de 500 agents, qui seront répartis sur des plate-formes téléphonique régionales opérationnelles dès le mois d’août. Nous devrions ainsi pouvoir faire face à l’afflux de nouveaux demandeurs à l’automne.
Pôle Emploi compte 45 000 collaborateurs. Nous avons créé 1 840 postes nouveaux pour faire face à l’augmentation du chômage et à nos nouvelles missions. Nous avions prévu de former 20 000 personnes aux fonctions de conseiller personnel. Aujourd’hui, 12 000 d’entre elles ont achevé leur formation.
Chaque jour, nous créons de nouveaux sites mixtes. Nous en avons déjà 146, dont 32 ouverts dans les dix derniers jours. L’objectif est d’en avoir 930 à l’automne.
Elles sont réelles et profondes. L’ANPE existe depuis quarante ans et les Assédic cinquante ans. Il a fallu recréer une ligne managériale de 1 500 personnes venant des deux entités. Une convention collective est en cours de négociation. Beaucoup d’agents attendent qu’elle soit conclue pour opter pour l’un ou l’autre statut. Cela provoque des attentes ou des inquiétudes et il faudra du temps.
Elle résulte d’une loi votée le 13 février 2008. Il n’est même pas envisageable de revenir en arrière, et les gens le savent. Nos difficultés actuelles ne viennent pas de la création de Pôle Emploi, mais de la montée brutale du chômage à laquelle nous faisons face au même moment. Depuis fin août 2008, nous avons accueilli 600 000 demandeurs d’emploi supplémentaires