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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Le chantier de la fusion.

Laurent, le jeune conducteur de chantier, s'invite au Conseil d'Administration de Pôle emploi.



Chômage: Pôle emploi se prépare à une rentrée difficile
  Le Monde du 10.07.09

Pôle emploi a réuni longuement vendredi son conseil d'administration pour préparer l'afflux de demandeurs d'emploi à la rentrée, en présence du secrétaire d'Etat Laurent Wauquiez, qui la veille avait participé à la réunion mensuelle des directeurs régionaux, selon la direction.

 

"On aura plus d'inscriptions et de dossiers d'indemnisation à traiter, plus de visites dans les agences. On s'est fixé comme priorités de sécuriser l'accueil téléphonique et de garantir au maximum que les nouveaux conseillers recrutés soient en place le 1er septembre, formés et prêt à travailler", a exposé à l'AFP Christian Charpy, le directeur général.


"Tout ce qu'on peut sous-traiter, on va le faire, afin de garder le maximum de conseillers disponibles pour inscrire, indemniser et démarrer l'accompagnement. Par exemple, 100% des accompagnements de demandeurs d'emploi en difficulté se feront à l'extérieur (sauf pour le dispositif "Cap vers l'entreprise") et on accélèrera l'entrée en formation des chômeurs, avec un objectif de 10.000 en septembre", a-t-il ajouté.

Fin octobre, un nouveau numéro, le 3995 sera à disposition des entreprises pour déposer leurs offres d'emploi.


A la rentrée, M. Charpy s'attend à "20 ou 25% d'inscriptions de plus qu'en septembre 2008, à 380.000 appels chaque jour et 2,4 millions de visites physiques dans les agences".


Selon la CGT, "M. Wauquiez a fait part de ses inquiétudes sur l'image de Pôle emploi (...) une manière de dire que cela ne suffit pas pour le 3949, pour les sites mixtes, les prescriptions d'aide et les relations avec les employeurs".


Selon la CFTC, il "a joué un rôle apaisant et dynamisant" et constaté que Pôle emploi, présentée comme la plus grosse opération de réforme d'un service public depuis 30 ans, "subissait de nombreuses attaques, connaissait des difficultés compte tenu de la crise et que les agents le vivaient assez mal".


La CGT, FO et la CFTC veulent davantage de moyens humains, et certains une pause dans la fusion ANPE/Assedic.


Pôle emploi est en contact avec la fédération patronale de l'intérim pour trouver "un cadre de coopération d'une durée limitée" qui offrirait un débouché au personnel expérimenté des agences d'intérim fermées par la crise, "soit en embauchant directement ces salariés licenciés, soit via du détachement ou du prêt de main d'oeuvre, mais rien n'est encore décidé", selon M. Charpy.

Un appel d'offre lancé au privé sera notifié entre le 31 juillet et le 3 août, équivalent pour 2009 à un marché de 100 millions d'euros.

Une évaluation de la qualité de ces opérateurs a été réclamée par plusieurs administrateurs syndicaux.


"Pôle emploi ne pourra pas tout traiter", a souligné le président de Pôle emploi, Dominique-Jean Chertier (Medef), qui a qualifié le CA de "très long".


Le deuxième grand sujet a été le budget. "Il y a eu du retard à l'allumage" sur l'utilisation des aides aux demandeurs d'emploi lié au fait qu'en début d'année, l'urgence était surtout d'inscrire et d'indemniser, selon M. Chertier.

Des frais de fonctionnement seront réaffectés aux frais d'intervention.


Un point est prévu en septembre-octobre, selon la CFE-CGC.

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H
On soutraite dans un premier temps, puis après ? on délocalise ........non je blague.<br /> Il faudrait une bonne fois pour toute que nos très "chers" hommes et femmes politiques écoutent la base, sans que nous ayons derrière nous le DT et/ou le DR pour contrôler nos paroles.<br /> Un bien pour un mal de faire alliance avec l'intérim ?<br /> Seul l'avenir nous le dira.
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C
votez <br /> http://www.lepost.fr/sondage/2009/07/11/1616258_pole-emploi-recrute-des-nouveaux-en-cdi-et-il-laisse-les-anciens-en-cdd-trouvez-ca-juste-surtout-de-la-part-de-pole-emploi.html<br /> <br /> et merci
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C
pour info de comment "sauver l'interim" en jettant par la fênetre l'argent public voici le listing des boîtes qui sont très interesées par le marché du chômage.<br /> arcicle du journal l'humanité<br /> "Les boîtes d’intérim dans les starting-blocks"<br /> Forts de leur réseau et de leur assise financière, les grands groupes de travail temporaire pourraient remporter le marché du placement des chômeurs.<br /> En mettant fin au monopole de l’ANPE, la loi Borloo du 18 janvier 2005 a permis l’irruption du privé dans l’accompagnement des chômeurs. Depuis, le service public de l’emploi (aujourd’hui Pôle emploi) et les conseils généraux, pour le volet insertion du RMI (aujourd’hui RSA), peuvent recourir à des opérateurs privés de placement (OPP) pour accompagner leurs publics. Mais cette loi était à double détente, puisqu’elle a en même temps autorisé les entreprises de travail temporaire (ETT) à sortir de leur métier traditionnel pour intervenir sur ce nouveau marché subventionné. Ce qu’elles n’ont pas manqué de faire : en quelques années, les « majors » de l’intérim ont posé leurs marques puis développé leurs activités d’accompagnement, souvent par le biais de la création de filiales ad hoc. Fortes de leur solide assise financière et de leur maillage territorial serré, qui leur permettent de tirer les prix vers le bas, elles ont toutes répondu largement à l’appel d’offres de Pôle emploi (voir encadré), souvent en partenariat avec des organismes, parfois publics.<br /> <br /> - Adecco.<br /> <br /> Le leader mondial de l’intérim, basé en Suisse (21,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 7 000 agences dans le monde en 2007), s’est positionné dans le secteur dès 2005, en décrochant, dès le premier appel d’offres de l’UNEDIC, le suivi de 2 000 chômeurs. Le deuxième appel d’offres, en 2006, lui a confié 10 000 accompagnements, puis six conseils généraux lui ont sous-traité le suivi d’allocataires du RMI. Adecco intervient également auprès de jeunes chômeurs dans le cadre du plan Espoir Banlieue, de Fadela Amara. En décembre dernier, ces activités ont été réunies dans la filiale Parcours et Emploi, qui a répondu à l’appel d’offres de Pôle emploi sur « 34 ou 35 lots », selon Franck Yschard, directeur général opérationnel de la filiale. Mais Adecco est aussi présent sur le marché par le biais du cabinet Altedia, qu’il a racheté en janvier 2005. Altedia a participé aux expérimentations de l’UNEDIC, et a aussi répondu à l’appel d’offres de Pôle emploi, en partenariat avec l’association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA), organisme de service public. Les syndicats de l’AFPA ont critiqué cette alliance avec le privé.<br /> <br /> - Manpower.<br /> <br /> Le groupe américain (15 milliards d’euros de CA en 2007, 4 500 agences dans le monde) a fait son entrée sur le marché du placement grâce à une vingtaine de conseils généraux qui lui ont confié, depuis 2005, le suivi de 6 000 érémistes. Manpower n’a pas été retenu pour les expérimentations UNEDIC, mais compte bien rattraper son retard. Par le biais de sa filiale Manpower Égalité des chances, créée en 2008, le groupe vient de répondre à l’appel d’offres sur « près de 30 lots », selon Bernard Nebout, président de cette filiale, qui ose même afficher son prix : 1 700 à 2 000 euros par chômeur, alors que les premières expérimentations se faisaient à 3 500 euros. Manpower casse les prix ? Bernard Nebout jure que non, affirmant qu’il s’agit d’un objectif moral de « ne faire aucun profit » sur cette activité, de « simplement couvrir les frais », et de « jouer un rôle auprès du service public de l’emploi qui a besoin de faire appel au privé pour faire face à un vrai sinistre social ». Il avance aussi l’autre objectif « social » de recaser les salariés du groupe en sous-activité du fait de la chute de l’intérim, Manpower ayant « décidé de ne pas faire de plan social ».<br /> <br /> - Randstad.<br /> <br /> En absorbant l’an dernier le groupe Vedior, le néerlandais Randstad s’est hissé au deuxième rang mondial (17,1 milliards d’euros de CA et 5 400 agences dans le monde) mais reste nº 3 en France. C’est Vedior qui avait pris ses marques dans le placement des chômeurs, en participant aux appels d’offre de l’UNEDIC sous l’étiquette de sa filiale, Vedior Accompagnement et Reclassement (VAR), qui avait décroché un lot de 2 500 demandeurs d’emploi en Languedoc-Roussillon. VAR a répondu à l’appel d’offres de Pôle emploi sur pas moins de 38 lots dans presque toutes les régions, très souvent en partenariat avec les GRETA, organismes de formation publics pour adultes, dépendants du ministère de l’Éducation. Jean-Baptiste Thiercelin, directeur du pôle public de Randstad, explique que ces groupements sont quasi obligatoires, pour parvenir à répondre aux critères fixés par Pôle emploi sur le nombre d’implantations et le volume d’activité. Les GRETA apporteraient ainsi les locaux, tandis que Randstad fait valoir sa « connaissance » des bassins d’emploi et son assise financière et administrative pour assurer le rôle de mandataire des groupements. VAR espère décrocher « entre 3 et 5 lots », avance Jean-Baptiste Thiercelin, qui estime à 2 000 ou 3 000 le nombre d’organismes qui ont répondu à l’appel d’offres.<br /> <br /> - Synergie.<br /> <br /> Premier groupe français d’intérim (1,2 milliard d’euros de CA en 2008 et 523 agences dans le monde), Synergie intervient dans le placement des chômeurs par le biais de sa filiale Eurydice Partners, une petite société rachetée, il y a un an et demi. Eurydice a décroché des marchés de l’UNEDIC « dans les Hauts-de-Seine, le Val-d’Oise, les Yvelines, à Roubaix, et travaille aussi avec des conseils généraux sur la mise en place du RSA », explique le secrétaire général de Synergie, François Pinte. Le groupe a répondu à l’appel d’offres de Pôle emploi « pour plusieurs lots dans trois régions », en nouant localement des partenariats avec des cabinets de reclassement, ou même le CNAM dans les Pays de la Loire. Si l’offre de Synergie était retenue, son activité dans le placement de chômeurs serait « multipliée par deux ». En plus des conseillers actuels d’Eurydice, ce sont les « consultants » travaillant déjà pour le réseau d’intérim qui seraient affectés au suivi des chômeurs.
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