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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Les salariés d'Ingeus devront-ils s'inscrire au Pôle emploi de Lille ?

  Des licenciements chez Ingeus à Lille ?
(Nord Eclair du 8 août 2009)
 

 Au siège lillois d'Ingeus, 15 conseillers sont sur la sellette suite à la non-obtention d'un marché de demandeurs d'emploi le mois dernier.


Les conseillers d'Ingeus sont chargés du suivi d'une partie des demandeurs d'emploi de la région. Demain, certains d'entre eux pourraient être licenciés : le gouvernement n'a pas retenu la société dans la région.


Officiellement, « aucune décision n'est prise » quant à l'avenir des 15 conseillers lillois (70 en France) de l'opérateur privé qui assurent le suivi de chômeurs pour Pôle emploi. Erik Pillet, directeur général d'Ingeus France, concède juste que si « il est trop tôt pour parler de licenciements, c'est une hypothèse. Il y en a d'autres ».
En cause, la décision de Pôle emploi, la semaine dernière, de ne pas retenir Ingeus parmi les 31 prestataires privés qui suivront 320 000 chômeurs en deux ans dans tout le pays. Implanté depuis 2005 dans la région, Ingeus postulait pour obtenir la part nordiste de ce marché.


En interne, on estime que la messe est déjà dite. Chantal (1), une conseillère lilloise, raconte que « les écrits parlent de restructuration. À l'oral on nous a bien dit dès juillet qu'il y aurait des licenciements. ». La pilule a du mal à passer, et a pour effet de faire se délier les langues dans cette boîte australienne. « La vérité c'est qu'Ingeus se fait du fric sur le dos du marché de l'emploi, tout en maintenant un climat de terreur sur les conseillers et les demandeurs d'emplois », témoigne Chantal. Elle dénonce « un système de management à l'anglo-saxonne, une course au résultat, sans réelle prise en compte de la problématique du candidat. On m'a déjà dit que je passais trop de temps en entretien ». Et d'expliquer comment en cours d'année, alors que la crise battait son plein, on lui a demandé de porter ses « objectifs de quatre retours à l'emploi facturables à huit ». Sans quoi, « c'est le plan d'action, l'engueulade, la surveillance... »

Ingeus : « C'est du vent »


Élodie (1), une autre conseillère, raconte qu'on l'a traitée « d'incapable », parce qu'elle n'arrivait pas à tenir ses objectifs. « Dans ce cas-là, ils nous disent qu'on peut toujours partir, qu'il y a du monde à la porte qui attend de rentrer » . Un comble pour cette conseillère venue à Ingeus pour faire « de l'insertion professionnelle, pas du contrôle social ».
Selon elle, en effet, plus qu'à du placement individualisé, Ingeus a participé à « la radiation de nombreux demandeurs d'emplois. On nous demandait de faire des fiches de liaison pour les chômeurs qui posaient des difficultés de placement ». Chantal indique, elle, « qu'on nous demandait de ne travailler qu'avec les "job ready", prêts à l'emploi et de laisser tomber "les cas sociaux" ».

Les deux conseillères tournent également leurs critiques vers la « soi-disant méthode innovante d'Ingeus qui consiste tout juste à s'asseoir à côté du demandeur d'emploi plutôt qu'en face de lui. La blague chez nous c'est de dire que la méthode Ingeus, c'est comme la fricandelle, personne ne sait ce qu'il y a dedans ». Formation a minima, pas de vraie prospective vers les entreprises de la région, pour Chantal, la méthode Ingeus, « c'est du vent ».

Chantal et Élodie ne se font guère d'illusions sur leur avenir. « On en saura plus lors du CE du 19 août », souffle l'une d'elle sans trop y croire.

SÉBASTIEN LEROY

(1) prénoms d'emprunt.


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D
Je suis assez étonnée de voir que cet article est largement passé du côté de la diabolisation d'Ingeus "grâce" à deux conseillères qui sont sur le départ ... Si elles ne remplissent pas les objectifs de 4 retours par mois (ce qui n'est réellement pas grand chose !)la faute ne peut qu'être imputée à la manière dont elles accompagnent le candidat et non à la société qui ne mènent pas l'entretien. <br /> Moi même ancienne conseillère chez Ingeus, je n'ai jamais eu à "subir" les traitements dont elles parlent et nos objectifs étaient largement supérieurs à 4 retours à l'emploi par mois. <br /> Ingeus ne doit pas être catalogué selon 2 personnes déçues de ne pas garder leurs postes... D'ailleurs, si elles étaient si malheureuse là-bas, elles auraient cherché ailleurs au lieu d'attendre d'avoir une potentielle solution de licenciement économique sur le dos.<br /> Le métier de conseiller est difficile et ça, Ingeus l'a compris en rémunérant ses employés correctement, voilà pourquoi EUX n'ont pas tiré les prix vers le bas.<br /> La méthode est bonne, quelques erreurs de casting sont à déplorer du côté des RH qui ne savent pas toujours faire confiance au bon conseiller. Votre article le prouve largement et c'est en ça qu'est la faiblesse de cette société.<br /> Soyons clairs, si le Pôle Emploi savait s'occuper de tous les DE, des opérateurs privés n'auraient pas vu le jour. Grâce à eux, des tonnes de gens travaillent de nouveau ! <br /> Depuis 5 ans que je fais ce métier, je n'ai pas croisé beaucoup de DE qui clamaient les louanges du Pôle Emploi, mais au contraire plutôt celles des opérateurs privés qui eux, prenaient le temps de leurs parler, de prendre en considération le "métier rêve", les compétences, etc. <br /> Au lieu de parler d'une société que vous ne connaissez pas, venez plutôt voir les choses de l'intérieur, partagez une journée avec ces conseillers, là vous pourrez faire un article qui sera objectif et non basé sur l'extrapolation et la mauvaise foi de deux personnes.
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W
Mais qui est Erik Pillet ? <br /> Est-ce celui qui a quitté Airbus, et a exercé en mars 2006 10.400 de stock-options, enregistrant une plus-value de 161.216 euros, et pour lequel l'AMF réclame une amende de 90.000 euros ?
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D
L'Humanité - Article paru le 23 novembre 2004<br /> Le reclassement des chômeurs, un marché juteux<br /> <br /> Deux expériences de recours à des cabinets privés de reclassement préfigurent le service public de l’emploi version Borloo. Objectif : faire des économies sur les allocations de chômage au détriment des demandeurs d’emploi.<br /> <br /> http://www.humanite.fr/2004-11-23_Politique_Le-reclassement-des-chomeurs-un-marche-juteux
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D
L'Humanité - Article paru le 23 novembre 2004<br /> Le reclassement des chômeurs, un marché juteux<br /> <br /> Deux expériences de recours à des cabinets privés de reclassement préfigurent le service public de l’emploi version Borloo. Objectif : faire des économies sur les allocations de chômage au détriment des demandeurs d’emploi.<br /> <br /> http://www.humanite.fr/2004-11-23_Politique_Le-reclassement-des-chomeurs-un-marche-juteux
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N
L'article lisible à ce lien(www.collectif-rto.org/spip.php?article608) ne disait pas autre chose il y a déjà... 18 mois.<br /> Mais rassurons-nous: le Jean-Louis qui y est cité (directeur de l'Assedic pour attribuer le marché fin 2004, puis DG d'Ingéus France de 2005 à 2008) s'est déjà recasé: il est aujourd'hui adjoint de Charpy...
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