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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Bricolage pour l'emploi

 

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Devant une enseigne de bricolage en région parisienne le 01/08/2012

Les abords des enseignes de bricolage, un "Pôle emploi" pour travailleurs au noir

afp logo  1er aout 2012

 

Ils sont une cinquantaine, adossés aux grilles d'une enseigne de bricolage discount. Maçons, peintres ou jeunes sans qualification qui bradent leurs bras pour quelques dizaines d'euros, ces ouvriers espèrent chaque matin une hypothétique embauche.

Sweat-shirt à capuche, casquette vissée sur la tête, un sac plastique à la main contenant ses "vêtements de travaux", Mohamed, 31 ans, est arrivé parmi les premiers, vers 7 heures. "J'ai essayé l'intérim et Pôle emploi mais je n'ai rien trouvé, alors je viens ici depuis des années", raconte-t-il.

"Ces derniers temps, c'est plus dur. En une semaine, si on arrive à gratter une journée de boulot, c'est bien", poursuit ce Tunisien qui survit avec femme et enfants grâce au RSA.

A Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), comme à Bobigny ou Villemomble (Seine-Saint-Denis), des centaines de ces journaliers des temps modernes, sans-papiers et jeunes pour la plupart, s'entassent quotidiennement devant les magasins de bricolage et matériaux.

A la clé: entre 50 et 80 euros, payés au noir, pour les rares qui seront cueillis par un chef d'entreprise ou des particuliers. Et une interpellation et 24 heures de garde à vue pour les plus malchanceux.

Avant de décrocher son titre de séjour, Mohamed s'est fait arrêter cinq fois. "Les flics finissent toujours par te libérer. Ces derniers mois, ils se contentent de nous demander de bouger", affirme-t-il.

A côté de lui, Azouz, 45 ans, visage buriné, regard fixe sur ses mocassins usés, lâche d'une voix sourde: "On est des esclaves".

Ce maçon arrivé de Tunisie en 1990 dit ne parvenir à trouver du travail que deux ou trois jours par mois. Le reste du temps, il patiente au bord de la nationale, dort dans la rue et mange grâce à l'aide d'associations.

"Ce sont souvent des particuliers qui nous emploient, pour environ 50 euros. Parfois, à la fin de la journée, ils ne t'en donnent que 20. Comme tu n'as pas le choix, tu acceptes", renchérit un des ses compatriotes, Brahim, 32 ans.

"Police! Police!"

"Vous cherchez un ouvrier?" Un gaillard roux aux yeux clairs nous aborde comme il le fait avec chaque client potentiel du magasin. Agé de 44 ans, ce spécialiste roumain ès enduit et peinture a ses habitudes ici depuis... 2004.

Vêtu d'un survêtement noir impeccable et de baskets flambant neufs, il n'offre pas ses services pour moins de 80 euros la journée.

Dernièrement, un patron l'a choisi pour un chantier de 45 jours. Assez pour payer le loyer de son appartement et s'offrir des vacances au pays. "Mais cette année, il y a trop de gens qui cherchent du travail", se plaint-il, interrompu par des cris qui s'élèvent au-dessus du brouhaha de la circulation.

"Police! Police!" Le groupe se disperse soudainement, alors qu'une voiture des forces de l'ordre se gare tranquillement sur le parking.

Georges, 22 ans, ne bouge pas d'un centimètre. "Tu cherches du taf, les flics t'arrêtent, tu vends de la drogue, ils ne font rien", s'énerve le jeune Sierra-Léonais.

"On n'a rien mais on est prêt à tout donner. On dort dans la rue et, le matin, on se lève pour aller chercher du travail. On ne fait rien de mal", éructe-t-il, écouteurs sur les épaules.

"Ne restez pas en groupe! Circulez!" Descendu de son véhicule, un gardien de la paix plutôt bienveillant entonne à l'attention des récalcitrants un refrain qu'il semble bien connaître.

Doumbia n'est plus là pour l'entendre. L'air perdu, il presse le pas pour s'éloigner, sans savoir où aller.

Débarqué de Côte d'Ivoire il y a à peine deux semaines, il dit avoir 16 ans mais on lui en donnerait à peine 14. "J'espérais que ce serait plus facile de trouver du travail", soupire-t-il.

 

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P
pas besoin d'aller en banlieue, dans le sentier au coeur de Paris, ils sont des dizaines à attendre avec leur "cadies" dans les rues,en grappe, des 06 heures, que l'on veuille bien leur donner à<br /> transporter des fringues fabriqués dans des ateliers clandestins. Ils sont d'origine indienne,exploités par des gens d'origine arabe ou chinoise qui partent le soir avec leur gros 4x4 rangés dans<br /> des parkings de la ville de Paris. Tout cela au milieu de prostituées mineures africaines. C'est mon quotidien de voyeur qui se rend à son travail et qui en revient. A Paris... arbeit macht frei.
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R
avec le BTP, ya quand même un probleme :<br /> <br /> ca fait 40ans qu'ils disent manquer de main d'oeuvre...<br /> <br /> Pourtant:<br /> - vous avez déjà vu des immeubles qui se finissent pas ?<br /> moi, jamais !<br /> <br /> - vous avez déjà vu les salaires qui augmentent dans ce secteur ? oh, si peu !<br /> <br /> Pourtant, la loi de l'offre et de la demande voudrait que les salaires augmentent (pour attirer du monde) ou que les chantiers s'arretent !<br /> <br /> Mais oh miracle ! rien de tout ça se passe.<br /> <br /> Les employeurs du BTP ont compris comment faire : ils trouvent de la main d'oeuvre non déclarée ! comme ça, les chantiers se finissent, et pas besoin d'augmenter les salaires !! on peut même les<br /> baisser ! super, non ?<br /> <br /> C'est pour ça que ces gars-là sont indispensables à notre économie en général, et au BTP en particulier.<br /> <br /> Le même raisonnement peut s'appliquer au secteur du gardiennage et de la sécurité.<br /> <br /> Le jour ou on s'attaquera vraiment au travail illégal, certains secteurs s'effondreront.
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J
Il me semble évident que si rien n'est fait (mais quoi faire?), c'est l'ensemble de notre système de protection sociale qui va s'effondrer ...
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K
C'était il y a 40 ans dans une petite ville du midi, aujourd'hui en plein marineland. le marché se tenait tout les matins sur la place, à côté du prisunic. même mental' des patrons, même visages<br /> burinés, même travail les plus pourris des fois pas payés, et c'est les patrons qui appelaient les flics pour virer les récalcitrants des chantiers. On s'y était fait un copain tunisien, 14 ans a<br /> tout casser, débarqué avec sa bite et son couteau...<br /> Aîe aie souvenirs souvenirs...
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P
Ah et c'est une nouveauté ? Cela fait des années que cela existe et ceux qui aujourd'hui font semblant de le découvrir ont des idées ç faire passer.<br /> La misère du monde abouti forcement quelque part ....pour mémoire la chanson de J.L AUBERT = Et si pour eux, la vie c'était pas l'paradis. Dis-toi qu'dans leur vieille tête l'paradis maintenant.<br /> C'est ici ...hélas aujourd'hui il n'y a plus de places pour tout le monde et nos propres ouvriers du bâtiment vont aussi se retrouver la ....donc la concurrence sera dure alors on prépares<br /> l'opinion....pourquoi ne pas avoir voté Marine si c'était pour en arriver la au moins cela aurait été moins hypocrite...
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