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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Christian Charpy s'exprime dans les colonnes du Parisien.

Christian Charpy au Parisien: "Je pense que nous n'avons pas encore trouvé le bon mode de concertation ..."

gendarmes

Photo archive: Paris 9 novembre 2010 Porte des Lilas 

Le Parisien  26 novembre 2010
Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi, observe un ralentissement du nombre de nouveaux demandeurs d’emploi. Interview.

 Le grand chantier de Pôle emploi lancé en janvier 2009 est en voie d’achèvement. Christian Charpy, le directeur général de cette entité issue de la fusion entre l’Assedic et l’ANPE, revient sur les difficultés de cette réforme conduite en pleine crise et trace la voie pour 2011. Alors que les chiffres du chômage d’octobre doivent être annoncés ce soir par le gouvernement, l’objectif d’un taux de chômage ramené à 9% fin 2011 est réaliste, selon lui.

 

Pôle emploi est au cœur du dispositif de lutte contre le chômage. Comment voyez-vous l’évolution du nombre de demandeurs d’emploi dans les mois à venir?

 

CHRISTIAN CHARPY. Nous constatons depuis le milieu de l’année une progression beaucoup plus lente du nombre d’inscrits. Point positif, les inscriptions sont moins nombreuses aujourd’hui qu’en 2009. On peut espérer qu’avec la croissance (de 1,5 % à 1,6 % prévu pour 2010) les créations d’emploi seront plus nombreuses et que le chômage baisse. On doit bien sûr rester prudent. Par ailleurs, la progression du chômage de longue durée continuera d’augmenter. Les chômeurs les plus anciens ont souvent plus de mal à retrouver un emploi.

 

Quelles sont vos prévisions?
 

Je pense que viser un taux de chômage de 9% de la population active d’ici à la fin 2011 est une prévision tout à fait réaliste.

 

Pensez-vous que la politique volontariste des pouvoirs publics en matière d’emploi des seniors peut porter ses fruits?
 

Oui, bien sûr. Le taux d’emploi des seniors a augmenté, faiblement c’est vrai, mais la tendance est à la hausse. La première priorité doit être le maintien dans l’emploi des plus de 50 ans. Ensuite, il faut s’attaquer à la situation des seniors au chômage; nous avons mis en place des services spécifiques à leur intention, notamment un accompagnement renforcé dès le premier mois de chômage et la création de clubs de recherche d’emploi qui donnent de bons résultats.

 

L’Etat veut doubler les emplois des jeunes en alternance. L’objectif est-il raisonnable?
 

On est passé, de 2005 à 2010, de 200 000 à 400 000 emplois en alternance. Pourquoi ne pourrions-nous pas continuer? Il faut que l’emploi des jeunes devienne une grande cause nationale. A Pôle emploi, malgré la charge déjà lourde qui est la nôtre, nous voulons que, en accord avec les missions locales, pas un seul jeune ne reste sans accompagnement. Nous expérimentons des dispositifs d’accompagnement renforcé dans le Nord-Pas-de-Calais. Il faudra les généraliser.

 

Comment expliquez-vous la hausse du nombre des radiations depuis la crise?
 

Avec un nombre de 40 000 à 45 000 radiations par mois, le taux de radiation par rapport au nombre de chômeurs inscrits est stable depuis plusieurs années. Ces radiations sont dues à deux facteurs principaux : des absences injustifiées aux entretiens individuels et des demandeurs d’emploi qui ont trouvé un travail sans en avoir averti Pôle emploi. Ces derniers représentent 45 à 50% des radiés.

 

Y a-t-il des radiations abusives?
 

Je ne peux pas exclure que, compte tenu du nombre de personnes que Pôle emploi doit accompagner, des erreurs entraînant des radiations injustifiées puissent avoir lieu. J’évalue ce taux d’erreur à 2 ou 3% des dossiers de radiation. Et tout dysfonctionnement a des conséquences sur les personnes concernées. J’ai également donné instruction pour qu’en cas d’entretien téléphonique programmé, si la personne ne décroche pas le téléphone, on rappelle plusieurs fois avant d’engager une sanction.

 

Comprenez-vous la grogne et la colère des salariés de Pôle emploi?
 

Je comprends leur état de tension et de fatigue. Depuis deux ans, la fusion a engendré une charge de travail supplémentaire, dans des conditions difficiles, et je tiens à souligner l’engagement et la capacité d’adaptation formidables des agents de Pôle emploi. Jamais, dans le secteur public, un changement aussi important n’a eu lieu en France, avec une telle rapidité et, en plus, dans un contexte d’explosion du chômage.

 

Pourquoi, alors, accepter la suppression de 1 800 postes prévue en 2011?
 

Les chiffres sont les suivants : 4 500 postes de travail ont été créés entre 2009 et 2010. C’est vrai qu’il y aura des suppressions de postes en 2011. Mais il faut prendre en compte le développement des synergies entre les ex-Assedic et les ex-ANPE ainsi que le transfert des activités de recouvrement des cotisations chômage vers la Sécurité sociale qui permettra de réaffecter 1 000 personnes vers les services aux demandeurs d’emploi et aux entreprises.

 

Que faudrait-il faire, selon vous, pour que la réforme passe mieux auprès des salariés?

 

Le problème de l’évolution des métiers au sein de Pôle emploi a peut-être été traité un peu trop vite. Pour répondre aux questions des demandeurs d’emploi et des entreprises à l’accueil et au téléphone, il est nécessaire d’avoir un socle commun de compétences. Mais il faut aussi maintenir et renforcer les expertises professionnelles sur la gestion des droits, l’assurance chômage et sur le placement afin de rendre le meilleur service possible. L’autre point important, c’est la complexité de la concertation sociale.

 

Vous voulez dire que les syndicats de Pôle emploi ont fait de la résistance?

 

Je ne dis pas cela. Je pense que nous n’avons pas encore trouvé le bon mode de concertation. Nous avons beaucoup avancé pour les négociations sur la convention collective, le temps de travail, l’emploi des seniors. En revanche, il est plus difficile de mettre en œuvre l’évolution des organisations et la façon de mettre en œuvre les missions. Nous devons avancer ensemble, c’est le souhait de beaucoup de salariés, dans l’intérêt des demandeurs d’emploi et des entreprises.

 

Il n’y a pas que les salariés qui soient sous tension. Les usagers le sont également…

 

La grande consultation Internet à laquelle 100 000 demandeurs d’emploi ont répondu a montré que 66% d’entre eux étaient satisfaits des services de Pôle emploi. En indice de popularité, nous sommes au deuxième rang des services publics pour l’emploi en Europe. Néanmoins, nous avons encore des améliorations à apporter pour mieux personnaliser l’accompagnement vers l’emploi. C’est l’objectif prioritaire que j’ai fixé à Pôle emploi pour 2011.

 

Quels sont vos rapports avec Xavier Bertrand, le nouveau ministre du Travail?

 

Je le connais depuis de nombreuses années. Avec son appui, nous pourrons nous concentrer sur l’amélioration de la qualité du service rendu et sur la politique de l’emploi décidée par le gouvernement et les partenaires sociaux.

 

 

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<br /> seulement les puissants méprisent leur valets et laquais<br /> <br /> <br />
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<br /> comme disait voltaire : "laquais et valets en imitant les vices de leurs maîtres ont l'impression de s'approprier un peu de leur puissance"<br /> <br /> <br />
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<br /> christian je t'aime aussi, tu sais (il n'y pas de raison pour qu'il n'y en ait que pour xb)<br /> <br /> <br />
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<br /> @DieuDesNains<br /> <br /> je pense que les managers opérationnels sont conscients de ce dilemme, ce qui explique qu'ils se soient eux aussi mis en grève massivement le 09/11. c'est la dg qui organise la déqualification des<br /> personnels.<br /> <br /> je vous rappelle que s'annonce les négociations sur les grilles de qualification et des métiers.<br /> <br /> que les salariés des plate-forme téléphoniques soient recrutés à l'indice 170, et que les collègues de l'imdemn' perdent la main sur la mg33 sont très loin d'être des exemples insignifiants. à mon<br /> avis, charpy va essayer de tirer vers le bas la grille des qualifications...le concept de socle commun de compétences illustre cette tendance : formations lights pour compétences light...<br /> <br /> <br />
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L
<br /> @polka, je ne t'ai pas oubliée, je faisais un TIG.<br /> D'une, ses sbires sont toujours là, lis-donc les actualités ces temps-ci. Deux, voilà ce qu'il m'a dit avant de partir : "je serai toujours parmi vous, car je crois aux forces de l'esprit".<br /> Médites la dessus, ma poule.<br /> DdN arrete de généraliser sur mon corps intermédiaire, çà chatouille, je suis mort de rire. Tu crois vraiment ce que tu écris ?. Continue va, Baghera est en pamoison.<br /> Voilà une vraie info, Marilou, ou peut-on trouver ce dont tu parles.<br /> <br /> <br />
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