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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Conférence nationale d'évaluation du RSA le 15 décembre.

Les associations de chômeurs se sont invitées à la conférence nationale d'évaluation du RSA

 

 


 

L'action était organisée par un collectif regroupant trois associations nationales de chômeurs (MNCP, AC!, APEIS) et deux syndicats de Pôle emploi (SNU et SUD). Bruno Lucas était présent dans une table ronde en tant que "DG Adjoint chargé des relations avec les clients". Les allocataires du RSA ont peu apprécié le fait d'être désignés comme "clients".

 

Rapport evaluation RSA decembre 2011 Rapport evaluation RSA decembre 2011

 

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M
Il commence sérieusement à nous saouler ce mec des commentaires 19 et 20...qui intervient de plus en plus souvent pour nous balancer ses délires...Je ne sais pas à quoi il carbure, mais ça doit<br /> être violent..
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A
à commentaire 20:<br /> tu viens faire quoi ici?<br /> Vas voir en Angleterre comment est la vie pour les chômeurs:80EUR par semaine pendant 6 mois et puis basta! Vas épuiser ton énergie dans les tribunaux après avoir insulté ceux qui te paient, si<br /> t'as que ça à foutre...
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F
Le pôle emploi est un monstre bureaucratique. Ce monstre enfante malheureusement d’inénarrables ronds de cuir qui malgré leur rhétorique sociale de façade jetteront l'ancre dès qu'il faudra la<br /> commuer en actes.<br /> <br /> Il faut en effet d'ores et déjà décliner la réalité factuelle du "conseiller à l'emploi".<br /> <br /> Force est de constater qu'en guise d'emploi, le MEDEF, les pouvoirs politiques (les précédents et le présent), n'ont eu de cesse que de précariser cette denrée devenue rare.<br /> <br /> La fusion des 2 organismes est tombée à pic dans sa finalité politique (eh oui car tout est politique).<br /> <br /> Fusionner 2 établissements aussi opposés dans leur mission (l'un chargé du conseil à l'emploi, l'autre chargé de verser un revenu de remplacement...et non une allocation).<br /> <br /> Un amalgame hors du commun. D'une part l'ANPE vectrice d'une mission dévolue avant tout par les pouvoirs politiques quels qu'ils soient, d'autre part l'ASSEDIC vectrice d'une mission dévolue par<br /> des "partenaires sociaux" au travers du "salaire socialisé" (on reverse aux usagers une partie du pot commun constitué par la partie de salaire que consacre le salarié à sa protection, y compris<br /> cette partie versée par l'employeur que l'on considère mal à propos comme étant une "charge sociale"...la cotisation de l'employeur est une partie de ce qu'il ne verse pas au salarié...cessons donc<br /> de croire que le service aux employeurs est un du...).<br /> <br /> La fusion a donc permis de gommer la phase Assédic et de livrer cet établissement aux ogres du capital par l'intermédiaire des politiques qu'il (le capital) contrôle bien mieux (dans un cadre<br /> paritaire, le MEDEF n'a pas à 100% les mains libres...hormis avec des syndicats tels que la CFDT ou FO, ou alors il doit "coopérer" avec ceux ci et éventuellement lâcher quelques miettes, et les<br /> personnels peuvent faire pression avec plus d'acuité).<br /> <br /> Les pouvoirs politiques sont bien plus malléables pour le<br /> MEDEF car à leur service (dans le cadre du bipartisme actuel).<br /> <br /> D'où, aujourd'hui, cette offensive contre les "chômeurs professionnels" ou "fraudeurs supposés", car le rempart s'est effondré avec cette fusion au travers d'un organisme payeur qui a sombré corps<br /> et biens dans les profondeurs du diktat politique par son rattachement amalgamé à l'ex ANPE.<br /> <br /> Faut-il s'étonner que tous les postes de direction, du général au régional, et +, soient occupés aujourd'hui par des ex ANPE? non ce n'est pas une surprise, cela fait tout simplement partie du<br /> scénario.<br /> <br /> Ajouté à cela que les mouvements sociaux au sein de l'ANPE ont été historiquement très très rares, tout conduisait à cette stratégie politique, sans risques pour les pouvoirs.<br /> <br /> Le travail n'est pas une fin en soi dans la vie.<br /> Le patronat, le capital, l'ont édifié en loi de la nature. Verser un revenu de remplacement "était" une oeuvre citoyenne, mal comprise certes, de manière aggravée, depuis cette fusion.<br /> <br /> Je crains qu'en effet beaucoup oublient que la vie est un droit et que cela passe par un revenu. Ce droit ne peut en aucun cas être subordonné à des schémas tracés par les ploutocrates qui<br /> semblent, malgré cela, avoir envahi la sphère de pôle emploi par le biais de personnages qui pensent que CAE, CUI, et autres sous activités, justifient leur propre activité(la leur), alors qu'ils<br /> n'avalisent qu'un déni de droit, consciemment ou inconsciemment (allez donc bosser pour 600 ou 900 euros...je sais je sais certains diront qu'ils le feraient...ben voyons...).<br /> <br /> Intégrer l'organisme payeur au sein de la protection sociale est une lutte qu'ont menée nos prédécesseurs. Il est peut-être temps de reprendre le flambeau.<br /> Dommage qu'un très grand nombre de personnels(ex ANPE) devenus volontairement de statut privé ait contribué à fragiliser encore plus l'édifice...
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Q
C’est l’histoire d’un plein emploi qui ne reviendra pas et de l’action de son fantôme sur les vies aujourd’hui.<br /> <br /> C’est l’histoire d’étranges institutions pour lesquelles ce plein emploi qui n’existe pas vaut à la fois boussole et centre de gravité ; l’histoire d’un Pôle emploi qui désigne les chômeurs comme<br /> des "candidats". Candidats à quoi ? À l’emploi bien sûr. Et tout ce qui excède ce rôle assigné sera susceptible de sanction, de mépris, d’éviction, de correction, de procès.<br /> <br /> C’est l’histoire de la participation obligée à un jeu délétère dont personne ne connait les règles et celle d’un Pôle emploi qui, pour mener ce jeu, inculquer les comportement concurrentiels que<br /> chacun devrait reproduire pour décrocher la timballe tant espérée, endosse les rôles nécessaires au déploiement d’un théâtre si quotidien que les tragédies qui s’y jouent passent d’ordinaire<br /> inaperçues ; l’histoire d’un juge des comportements des chômeurs qui est aussi l’un des bourreaux de leurs déviances, d’un arbitre des "droits" de ses sujets qui organise dans le même temps<br /> l’existence de ses candidats, de l’un des animateurs d’une disponibilité à l’exploitation que l’on voudrait sans bornes et incarnée en chacun [1] ; l’histoire d’un Pôle emploi, agent instructeur<br /> d’un procès sans fin, toujours recommencé, sauf à disparaître, radié, "découragé" - comme ils le disent de ceux qui ne s’inscrivent ou ne pointent plus faute d’y trouver un quelconque intérêt (plus<br /> de la moitié des chômeurs, intermittents compris, sont non indemnisés) - ou employé, c’est-à-dire contrôlé par d’autres instances de la société-entreprise.<br /> <br /> <br /> <br /> C’est l’histoire de ce théâtre où Pôle met en scène des "candidats" et qui, par bien des aspects, emprunte sa grammaire aux sinistres divertissements télévisuels qui font actuellement époque, un<br /> pauvre théâtre de la cruauté où s’opposent pour un ou des quarts d’heure de célébrité et en vue de l’obtention d’un gain, des anonymes, sélectionnés et destinés à s’éliminer les uns les autres.<br /> Pour qui vient du public appelé à jouer ce jeu, pas question de changer les règles, et, en Pôle, pas même question de prétendre les connaître, voire de les mentionner. Ainsi un chômeur breton qui<br /> affirme ne venir à une convocation de Pôle emploi que parce que celle-ci est obligatoire sous peine de radiation pourra être menacé de poursuites judiciaires pour "propos désobligeants". Ne<br /> sommes-nous pas la preuve que le plein emploi n’existe pas tandis que cette valeur se doit d’être aussi universelle qu’elle est abstraite ? Nous sommes accusés et nous sommes coupables car nous<br /> sommes une injure, intermittente ou prolongée, à cette vache sacrée dont notre steack devrait pourtant dépendre plus étroitement, l’emploi.<br /> Une allocation chômage ? Une retraite ? Un congé maladie ? Autant d’abus. On pourchassera la "fraude sociale" [2] car le social est une fraude et l’économie, La loi.<br /> <br /> C’est l’histoire de précaires qui prétendent faire respecter par Pôle emploi ses propres règles en matière d’indemnisation (voir les témoignages produits lors du procès du 22 novembre) et qui se<br /> trouvent accusés et l’un d’eux en procès pour "outrage à la société française Pôle emploi" car, selon la plainte d’une de ses directrice, ce RSAste "vient régulièrement à notre agence pour se<br /> plaindre de la qualité de notre travail" et aurait qualifié les agents d’"incompétents, fainéants, bons à rien".<br /> <br /> C’est l’histoire d’un épisode judiciaire qui a à nouveau démontré l’incompétence du Pôle, mais cette fois en matière pénale, ce dont on ne saurait que se réjouir. En effet, l’outrage à personne<br /> morale n’existe pas en droit pénal (voir les compte rendus de l’audience du 22 novembre 20011 par la presse) et il a fallu finalement que ce 13 décembre 2011 une chambre correctionnelle prononce la<br /> relaxe. Mais avant cela, puisque l’emploi est sacré et que l’institution qui en est chargée l’est également par extension, la justice aura été saisie du sacrilège que constitue sa mise en<br /> cause.<br /> C’est ainsi que le parquet a voulu imposer sur la base de l’accusation de Pôle emploi un "rappel à la loi" à l’impétrant. Il s’agissait lors d’une convocation au commissariat de lui faire admettre<br /> avoir commis un délit d’outrage puis d’inscrire cela à son casier judiciaire et aussi de lui faire rédiger une "lettre d’excuses", sans autre forme de procès.<br /> Refuser cette offre fort peu raisonnable a été qualifié d’"attitude hautaine vis-à-vis des institutions" par un policier de service. Dans la foulée, le parquet a décidé d’un procès. La solidarité<br /> des institutions entre elles a prévalu, et patatras... le parquet en a oublié son latin, c’est à dire son code pénal.<br /> Et voilà un procureur contraint de suivre à l’audience les arguments de la défense pour admettre que la qualification d’outrage à Pôle emploi était "fragile", sans plus pouvoir requérir quelque<br /> peine que ce soit. Excès du pouvoir : Pôle emploi est en charge de gouverner les conduites des chômeurs et des salariés, et la mission est si importante pour l’ordre social que police et parquet<br /> sont eux aussi conduits... jusqu’à leur seuil d’incompétence, jusqu’à ce que par cette relaxe, Pôle emploi, le parquet et la police soient rappelés à une loi.<br /> <br /> C’est l’histoire d’une décision de relaxe du chef d’outrage à Pôle emploi par la 10e chambre correctionnelle. Et si la police et le parquet se sont eux aussi montrés "incompétents", la justice<br /> n’est, elle, pas tout à fait "bonne à rien" puisque cette relaxe, de par son motif, n’a pas permis d’aller au fond de la question qui fut posée lors de cette audience comme elle l’est dans les Pôle<br /> et ailleurs : est-il possible de critiquer le travail de l’administration sans encourir des poursuites pénales ? Est il loisible pour qui dépend matériellement d’une institution de mettre en cause<br /> ses décisions, ses procédures, son dédain pour les administrés, le traitement qui lui est infligé ? Risque-t-on davantage qu’une radiation [3], un prélèvement d"indu" [4], un emploi contraint, un<br /> stage obligatoire et non payé [5], une minoration de ses droits lorsque l’on a affaire à Pôle emploi et peut-on, si l’on en conteste les actes, être poursuivi et condamné au pénal ?<br /> <br /> C’est l’histoire à venir, et qui sera celle de n’importe lequel de ces salarié confrontés au chômage comme nous le sommes tous désormais, de poursuites judiciaires qui seront sans doute mieux<br /> bricolées. Il sera alors utile de disposer des éléments de jurisprudence qui n’ont pas été cette fois étudié par le tribunal quant à cette possibilité de critiquer le travail des administrations.<br /> Voilà pourquoi nous joignons à ce texte le jugement de la Cour d’Appel de PARIS (26 janvier 1996, 020247), étayée sur l’Arrêt de la Cour de Cassation du 10 août 1899, chambre criminelle : "il faut<br /> distinguer la critique de l’action politique et administrative et, d’autre part, l’attaque personnelle contre le représentant de la puissance publique. Dans le 1er cas, les tribunaux devront<br /> appliquer la loi du 29 juillet 1881 [sur la liberté de la presse] et, dans l’autre, l’outrage réprimé par le Code Pénal."<br /> <br /> L’histoire continue...
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V
Mais le papier le plus massivement délivré par Pôle c'est 'vous n'avez pas droit car vous n'avez pas assez cotisé"... Je ne te dis pas que tu prends ça par dessus la jambe, je dis que les agents<br /> sont conduits, par l'organisation du travail (management productiviste), des formations à accorder la priorité à l'emploi, à des procédures, à des quantités objectivées par la boite (aussi absurdes<br /> soient-elles) et pas du tout aux droits des chômeurs et précaires.<br /> <br /> Pôle emploi met le plus souvent un temps fou à délivrer ces attestations de rejet ASS. Ce n’est pas du tout une priorité pour cette machine à précariser, et puis cela permet des économies. Ais-je<br /> dis que cela dépend de toi ?<br /> <br /> Quand dans un Pôle, la direction supprime les affiche des collectifs de précaires qui sont dans le panneau prévu à cet effet, quand un intermittent se voit non indemnisé car l'agent qui a liquidé<br /> son dossier a coché par prudence (surtout ne pas ouvrir de droits sans être sur) une case qui interdit de prendre en compte des heures effectivement cotisées, réalisées, sans chercher à vérifier du<br /> côté de l'employeur, sans se souvenir que les lacunes ou les fautes de l'employeur n'ont pas à être payé par le salarié (code du travail), quand on ne vous délivre même pas le refus d'ass qui<br /> permettrait de savoir que l'on peut avoir l'afd, quand on ne vous explique pas que pour atténuer les effets de l'offre "raisonnable" d'emploi, il vaut mieux se déclarer à la recherche d'un CDI<br /> temps plein, quoi que l'on cherche ou fasse par ailleurs, quand on ne peut pas être reçu, quand les recours sont tranchés par des instances internes à l'institution ou des "médiateurs" potiches,<br /> quand les "indus" sont prélevés de façon illégalles (sans notification, sans motivation "en fait et en droit", sans indication des voies de recours, avec pour seule possibilité de réclamer un<br /> échelonnement, ce qui signifie le plus souvent admettre la validité d'un indu), eh bien, la fragilité du chômeur se trouve accrue (ainsi que la force des employeurs et des institutions<br /> sociales).<br /> <br /> Il faudrait tellement de bienveillance de la part des agents du Pôle (tel celui qui codait une démission 'fin de CDD' pour éviter au DE 4 mois de carence sans alloc', tel ceux qui refusent<br /> d'utiliser les "lampes bleues", de radier), tellement d'énergie et de détermination à ne pas agir selon ce que dictent les normes de l'institution, que cela ne peut que peser, en bout de course sur<br /> le "candidat".<br /> <br /> Pôle est une institution qui est devenue une entreprise, gérée selon une logique d'entreprise. C'est ça qui écrase agents et précaires. Management, mérite, mépris.<br /> <br /> Vous avez noté que nous étions des usagers, puis des clients, nous sommes désormais des "candidats"... à l'emploi, et on nous fait jouer une comédie, où tout le monde perd, c'est digne de la<br /> téléréalité, d'une société cruelle, organisée PAR ET POUR LA CONCURRENCE, ou il faut éliminer les autres, leurs marcher dessus, sous peine de stigmatisation, de mort sociale.<br /> <br /> Tout ce qu'il y a à prendre à titre personnel dans ce qui est dit ici, c'est ce qui peut être partagé, et pas encore un autre épisode de la guerre de chacun contre tous, mais bien la nécessité de<br /> critiquer par des actes ce fonctionnement, des deux côtés du guichet. Cela suppose de prendre de la distance avec cette religion de l'emploi et les sacrifices qu'elle impose, encore une fois des<br /> deux côtés du guichet...
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