Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

Publicité

Controverse sur le recrutement des professeurs par le Pôle emploi.

320179XB bientôt ministre de l'Education Nationale ?

 

Son collègue Luc Chatel délègue à Pôle emploi le recrutement des enseignants remplaçants 

 

Associated Press  4 avril 2011

 

La mesure était déjà parfois appliquée localement, mais elle va être généralisée. Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel annonce ainsi avoir demandé aux proviseurs de recruter, via Pôle emploi, des remplaçants en cas d'absence des professeurs.

L'initiative provoque une levée de boucliers des syndicats. Ils accusent le gouvernement de faire gérer "par le terrain" la pénurie qu'il a lui-même créée, dans un contexte où les mobilisations locales de parents et d'enseignants se multiplient alors que tombe dans les académies la répartition des 16.000 suppressions de postes de la rentrée 2011. Dans certaines académies, côté parents d'élèves, des appels à la mobilisation sont même signés conjointement par la FCPE, la PEEP et l'AAPE.

Entre 2007 et 2010, ce sont 50.000 postes qui ont déjà été supprimés par le gouvernement.

Pour autant, selon M. Chatel, cette politique n'a pas d'incidence sur les remplacements. Dans l'Education nationale, "nous ne comptons que 4% d'absences sur une année. L'absentéisme n'y est pas plus développé qu'ailleurs. Et 96,2% de ces absences sont remplacées", affirme-t-il dans "Le Figaro" de lundi.

Mais "notre système du remplacement doit s'améliorer en étant plus souple et plus réactif. Il faut donc faire appel à des contractuels lorsque nos titulaires remplaçants ne sont pas disponibles". Il annonce avoir "demandé aux proviseurs" de passer des annonces de recrutement et de se mettre "en contact avec Pôle emploi".

Et pour lui, "ce n'est pas en recrutant davantage de titulaires remplaçants que ça marchera mieux. Les vacataires, étudiants ou jeunes retraités peuvent très bien remplir ce rôle".

"Le ministre est pris au piège de sa propre politique. On continue à supprimer un fonctionnaire sur deux et à l'Education nationale, c'est dramatique. Le ministère ne peut plus assurer (...) les remplacements", a réagi la secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire (FSU) Bernadette Groison, interrogée par l'Associated Press.

"Et il ne s'agit pas de trouver des adultes pour encadrer des jeunes en cas d'absence de leur professeur, comme le suggère le ministre, mais des enseignants pour enseigner le programme auquel les élèves ont droit", ajoute-t-elle. "En plus, en renvoyant ça aux proviseurs, il se décharge de sa responsabilité en faisant assumer par le terrain la politique du gouvernement".

Pour Patrick Gonthier, secrétaire général de l'UNSA-Education, "le ministre s'exonère de toute responsabilité en faisant ça. Mais c'est parce que le gouvernement a considérablement réduit le nombre de titulaires de remplacement que la situation est à ce point tendue!".

M. Gonthier fait par ailleurs remarquer que cette annonce intervient alors que, jeudi dernier, les syndicats et le gouvernement ont signé un accord visant à résorber la précarité dans la Fonction publique, dont l'Education nationale. "Là, on va recréer un volant important de non-titulaires", souligne-t-il.

De son côté, Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, déplore une telle annonce qui, "au fond, revient à considérer comme inéluctable la politique de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux et les ravages créés dans l'Education nationale".

"Ce n'est pas avec les gens qui sont partis à la retraite qu'on va régler le problème. Dans ce cas-là, ce n'était pas la peine de n'en remplacer qu'un sur deux. Et ce n'est pas non plus en prenant des étudiants au milieu de leurs études pour les envoyer dans les établissements", grogne pour sa part le président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) Jean-Jacques Hazan. "Les solutions ne sont pas là", ajoute-t-il. "Le nombre de remplaçants existant aujourd'hui ne suffit pas à remplacer ce qu'il y a à remplacer. La réactivité que réclame Chatel nécessite de recréer de la ressource pérenne".   AP

 

bandeau échanges

 

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
<br /> Merci Hervé, c'est juste ce que je voulais lire pour faire réponse à sfameyr. Car effectivement, les autres formateurs que je connais m'ont fait la même réponse.....<br /> <br /> <br />
Répondre
H
<br /> Pour faire simple, car je suis aussi comme on dit, formateur occasionnel.<br /> Il n'y a pas faute professionnelle si une offre "difficile" à pourvoir ou déposée longtemps à l'avance, n'est pas mise en prévisionnelle.<br /> C'est juste une question de stats car ainsi elle ne plombe pas les chiffres de l'objectif "offre pourvue en moins de 33 jours".<br /> <br /> <br />
Répondre
B
<br /> Par contre on a fait un pas en avant avec ton comm14 où tu admets qu'il y a bidonnage des stats. Pas 100% bien sûr, on est tous d'accord, mais bidonnage malgré tout et en augmentation à mon avis<br /> (mais ça c'est un avis perseonnel, OK), c'est tout ce que je voulais dire quand tu as réagi avec des cris d'orfraie, rien de plus.....<br /> <br /> Et pour le clin d'oeil, je dirais que si on était à Pôle-Emploi on sortirait tout de suite une stat disant que 100% des gens (qui se sont exprimés sur le sujet dans ce billet) disent que les stats<br /> Pôle-Emploi sont bidonnées :o)<br /> <br /> Les stats on leur fait bien dire ce qu'on veut....<br /> <br /> <br />
Répondre
B
<br /> Merci pour la réponse....... qui n'en est pas une!<br /> <br /> Ce que je cherche c'est sur quel texte ou pratique que tous les gens de PE autour de moi ignorent (même des formateurs CRDC!!!) s'appuie cette règle.<br /> <br /> D'autre part si j'ai un poste à pourvoir dans 2 ou 3 mois, OK pour la mettre en prévisionnel, si c'est pour dans 15 jours mais que je pense que j'aurais du mal à joindre le recruteur pour clôturer<br /> l'offre dans les 30 jours, dois-je impérativement la metre en prévisionnel pour les stats comme on me le demande et suis-je en faute professionnelle si je ne le fais pas (ce que laisse entendre ton<br /> argumentaire)?<br /> <br /> Voilà les 2 points qui posent question. Et tu n'as pas répondu....<br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> Com13: Bghera. sur les 30 jours, j'ai répondu de mémoire (c'est 30 ou 45. je n'ai pas sage sous les yeux....) mais c'est le délai pour lequel Sage te permet, lors d'une création d'offre de mettre<br /> l'offre en prévisionnel. Si tu sais que le recrutement, le jour de la saisie de ton offre, interviendra en dehors de ce délai tu dois mettre l'offre en prévisionnel. Ne pas le faire est une faute.<br /> <br /> <br />
Répondre