La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
Gérard Larcher se prononce pour un pilotage déconcentré de Pôle emploi, donnant plus d'autonomie aux Directions
Dans "Acteurs Publics" avril 2010
Vous avez été ministre de l’Emploi et du Travail jusqu’en 2007. Quel regard portez-vous sur la situation difficile que connaît Pôle emploi ?
Cette réforme était souhaitée. On ne pourra juger des résultats de sa mise en oeuvre qu’en 2011, c’est-à-dire au moment où les objectifs définis en 2009 seront atteints. Mais c’est
vrai qu’aujourd’hui, il y a la réalité de la crise. La forte augmentation du chômage est venue percuter la mise en place de la réforme.
N’aurait-il pas fallu différer cette réforme, au moment où le chômage grimpait en flèche ?
Il faut arrêter d’avoir peur de changer dans ce pays! Je ne fais pas partie de ceux qui se lamentent. La fusion ANPE-Unedic était une bonne décision. La hausse du chômage n’a pas simplifié la tâche, mais je constate qu’il y a eu des embauches pour faire face au surcroît de travail. Il y a certes encore des difficultés d’informatique, le numéro de téléphone 3949 n’est pas encore bien maîtrisé partout, mais les problèmes se résorbent peu à peu. Ce qu’il faut à présent, c’est donner plus d’autonomie aux directions, pour plus d’efficacité.
C’est-à-dire ?
Un pilotage central est évidemment nécessaire, mais il faut très vite un pilotage déconcentré, pour être au plus près des réalités du terrain. Sur l’évaluation de la
réforme, le Sénat ne restera pas inactif. Nous mettrons en place au second semestre une mission de suivi de la montée en puissance de Pôle emploi. Pour les salariés
de Pôle emploi, je reconnais que c’est difficile, parce qu’ils sentent une pression et une tension. Mais je souligne que la convention collective qui a été adoptée est largement favorable.
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