La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
Vive le SPEL !
Les préfets s'autocongratulent
Le préfet de région Hugues Parant (au centre) , est venu faire le point hier sur l'action du SPEL Ouest, en présence du préfet des A.-M., Jean-Michel Drevet, et de la sous-préfète de Grasse, Dominique-Claire Mallemanche
Nice Matin 21 septembre 2011
Visite éclair d’Hugues Parant mardi à Grasse, pour faire le point sur l’engagement de l’État dans la lutte contre le chômage et féliciter la sous-préfète de son action
C'était en février dernier. Nicolas Sarkozy annonçait alors l'attribution d'une somme de 500 millions d'euros supplémentaires en faveur des politiques de l'emploi. Avec des priorités axées sur l'emploi des jeunes et la lutte contre le chômage de longue durée, l'objectif étant de faire de 2011 l'année de la baisse du chômage. Dans la foulée, le ministre du Travail et de l'Emploi, Xavier Bertrand, réunissait les préfets de région et de département ainsi que les sous-préfets afin de leur faire part de ses attentes pour relayer ces politiques sur l'ensemble du territoire. Une vraie mobilisation donc, concrétisée par la mise en œuvre des Services publics de l'emploi local (SPEL).
Hier en sous-préfecture, le préfet de région, Hugues Parant, et le préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Michel Drevet, sont venus faire le point sur le plan d'action mis en place au niveau du SPEL Ouest qui regroupe quelque 51 communes de l'ouest du département, dont Antibes, Cannes et Grasse.
Quelques données locales
Et adresser un satisfecit à la sous-préfète de l'arrondissement, Dominique-Claire Mallemanche, « pour le fonctionnement exemplaire du SPEL Ouest. L'objet de ma visite,a insisté le préfet de région, c'est rendre hommage aux services de l'État, ceux de Pôle Emploi et associer à ces remerciements et félicitations, les entreprises, toutes les représentations professionnelles, etc. »
Mention bien donc pour le fonctionnement du SPEL Ouest, mais quid des résultats obtenus sur le terrain ? Voici quelques chiffres pour éclairer le débat :
- Sur l'ensemble du territoire, le nombre de demandeurs d'emploi s'élevait au 31 juillet dernier, à 17 182 personnes. L'évolution annuelle (5,4%) est inférieure à celle constatée au niveau du département (6,4%) et de la région (6,7%) A noter par ailleurs que le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (personnes au chômage total) a diminué depuis février, de 3800 personnes.
- Toujours sur la zône concernée, le chômage des jeunes se maintient à un niveau relativement bas, malgré des fluctuations fortes d'un mois sur l'autre.
- Concernant le volume des chômeurs de longue durée, il demeure important mais tend à la baisse depuis le début de l'année. Ainsi, en février dernier, l'évolution de cette catégorie se chiffrait à +23,2% par rapport à février 2010. En juillet 2011, elle s'est réduite à 17,2%. Une baisse de plus de 5 points davantage marquée qu'au niveau départemental.
- Et puis, il faut le relever parce que c'est plutôt une bonne nouvelle, l'offre d'emploi enregistrée au niveau du SPEL Ouest est en hausse sensible. En juillet dernier, l'évolution annuelle de cette offre atteignait même 32%, meilleur chiffre de tous les SPEL de la région PACA
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Délai de réponse amélioré
Hugues Parant a également mis l'accent sur les performances des services de l'emploi, en terme de délai de réponse : « Il était déjà meilleur que la moyenne régionale et là, il s'est encore amélioré » (ndlr, 29 jours en début d'année, 26,6 jours aujourd'hui).
Bien sûr, tous les objectifs ne sont pas atteints, loin s'en faut. Mais les Services publics de l'emploi local qui s'inscrivent dans le dispositif de l'Initiative Emploi Formation (IEF) instauré au niveau de la région, présentent l'avantage d'engager l'action dans la proximité, au plus près des territoires. Ils permettent de cibler au mieux la situation de l'emploi, favorisent les échanges entre demandeurs et offrants, autorisent la mobilisation des entreprises à travers des rencontres comme la journée Admithon 06tenue à Sophia Antipolis qui avait réuni une centaine d'entre elles.
Alors, est-ce que les SPEL ont réellement fait avancer les choses ? Sans doute est-il encore un peu tôt, après quelques mois à peine de fonctionnement, pour dresser un bilan précis.
Voilà pourquoi, à cette question, le préfet Parant préfère s'en tirer par une pirouette : « Si on n'avait pas mis en œuvre ce dispositif, où en serait-on aujourd'hui ? »