La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
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Au total, la France compte entre 2,63 et 3,79 millions de chômeurs, selon les catégories retenues. Et si on inclut les demandeurs d'emploi des départements d'outre-mer, on dépasse à nouveau les 4 millions de chômeurs ! Soit, sur la France entière, près de 675 000 chômeurs de plus en un an.
Alors qu'ils s'en tiraient plutôt mieux lors des augmentations des mois précédents, les jeunes ont été fortement touchés en octobre par la dégradation du marché du travail. 11 400 chômeurs de moins de 25 ans se sont inscrits en plus en catégorie A le mois dernier à Pôle emploi, soit trente fois plus qu'en septembre. De quoi contredire le secrétaire d'État à l'Emploi qui affirmait, il y a dix jours, que le gouvernement avait «réussi à sauver l'emploi des jeunes parce que la rentrée n'a pas été, comme prévu, apocalyptique». Cette année, la rentrée de septembre a juste été décalée d'un mois. Pour preuve, les premières inscriptions à Pôle emploi ont grimpé de 10,4% en octobre, contre une baisse d'un niveau équivalent le mois d'avant.
Les seniors ne sont pas mieux lotis. Le nombre de demandeurs d'emploi de plus de 50 ans a, comme en septembre, le plus fortement augmenté. De 2,6% en un mois, ce qui porte à 28,3% la hausse sur un an. Et pourtant, les dispenses de recherche d'emploi ont bondi de 20% en un mois. Autre donnée inquiétante : le nombre d'offres d'emploi satisfaites - notamment celles durables de plus de six mois - a chuté de 3,8% en un mois, alors qu'il avait progressé de 4,5% en septembre.
La ministre de l'économie, Christine Lagarde, a fait, à peu de chose près, les mêmes commentaires qu'en septembre malgré une variation pourtant deux fois plus importante. Primo, la hausse d'octobre «reflète la poursuite des effets de la crise sur le marché du travail». Deuzio, «l'influence sur l'emploi des mesures décidées par le gouvernement va continuer à montée en puissance». Tertio, «la dégradation de l'emploi devrait se poursuivre quelques trimestres car une reprise graduelle ne se traduira pas par un repli immédiat du chômage».
On connaîtra jeudi le taux de chômage pour le troisième trimestre 2009. Même s'il n'intégrera pas les chiffres d'octobre, il avoisinera 10%, DOM inclus.