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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Lettre ouverte de Marc Landré sur la nécessité d'augmenter les effectifs de Pôle emploi.

marc-landre.jpgDans un vibrant appel à XB, le bouillant journaliste du Figaro tente de faire entendre raison au super-patron de Pôle emploi


Monsieur le Ministre, Cher Xavier Bertrand ,

Tous les rapports sur Pôle emploi se suivent et se ressemblent, à quelques variantes subjectives près. Qu'ils émanent du Sénat, du CESE, du CAS ou encore de l'IGF, tous sans exception font état d'un sous-effectif criant en ce qui concerne l'accompagnement des demandeurs d'emploi. J'entends bien que les effectifs ont été renforcés pendant la crise pour faire face à l'afflux d'inscription et éviter tout retard d'indemnisation. J'entends bien que le gouvernement avait alors indiqué explicitement que ces renforts seraient temporaires. J'entends bien que l'état des finances publiques est tel que la France ne peut pas se permettre d'être dispendieuse avec l'argent des contribuables. J'entends bien que la fusion entre l'ANPE et les Assedic va finir par produire ses effets et que l'élimination des doublons en back office va permettre de redéployer du personnel pour accompagner plus efficacement les demandeurs d'emploi. J'entends tous vos arguments.

Mais il n'empêche. Si l'emploi est véritablement la priorité des priorités du gouvernement, votre priorité surtout en cette période de baisse inconstante du chômage, vous devez absolument faire un effort substantiel sur les effectifs. Auquel cas la décrue du nombre de demandeurs d'emploi ne sera pas aussi importante que vous ne le souhaitez et vous risquerez d'en payer les conséquences dans les urnes en 2012. Si une campagne électorale ne se gagne pas sur un bilan, je vous l'accorde, un reflux du nombre de demandeurs d'emploi ne sera toutefois pas de trop. En tout cas, une moindre décrue vous handicapera plus qu'elle ne vous avantagera...

Considérez cette dépense, non comme un coût, mais comme un investissement. Ce n'est pas moi qui vous le conseille, mais la mission sénatoriale dont le rapporteur est l'un de vos amis politiques. Jean-Paul Alduy , député UMP des Pyrénées Orientales, juge ainsi que "cet effort supplémentaire est compatible avec une gestion responsable des finances publiques si l'on prend en compte les économies qu'un retour plus rapide à l'emploi permet de réaliser sur l'indemnisation." Souvenez-vous encore, monsieur le ministre, du rapport de l'IGF - dirigé par Jean Bassères, votre favori dit-on pour succéder à Christian Charpy le jour venu - qui, en avril, faisait état d'une sous-dotation évidente du service public de l'emploi français, par rapport à ses homologues allemand et britannique, sur trois missions essentielles : l'accueil et l'information des chômeurs, leur indemnisation et surtout leur accompagnement. Je ne vous ferai pas l'affront de vous rappeler les chiffres, vous le connaissez par cœur...

Permettez-moi enfin, Monsieur le ministre, de vous rapporter ce témoignage que je tiens d'un conseiller avec qui j'ai eu récemment l'occasion de m'entretenir longuement. Cet agent qui officie dans une région sinistrée a 263 demandeurs d'emploi en portefeuille, contre 105 en moyenne nationale. Savez-vous de combien de temps il dispose pour les recevoir chaque mois, en rendez-vous en tête-à-tête, dans le cadre de leur suivi mensuel personnalisé ? Deux fois une demi-journée. Je répète, deux fois une demi journée. Chaque mois. La grande majorité de son temps est accaparé par ses missions d'inscription, d'accueil et de renseignement de premier niveau. Comment peut-il, dans ces conditions, rendre un service optimal à ses clients, les demandeurs d'emploi qui attendent une aide légitime de sa part mais aussi les entreprises qui ont du mal à pourvoir leurs offres d'emploi ? Personnellement, je ne vois pas. Et je doute que vos efforts pour rapprocher sur le terrain l'offre et la demande, pour accorder plus de marges de manœuvres aux conseillers en matière de formation ou encore pour revoir les parcours d'accompagnement des chômeurs soient suffisants pour changer fondamentalement la donne. Et surtout avant la présidentielle de 2012.

Je ne suis pas un fanatique de l'augmentation des effectifs, vous le savez, mais là, il y a peut-être urgence. Et je ne suis pas le seul à le dire, tout le monde le dit. Il n'y a qu'à lire la tonne de rapports publiés récemment pour s'en rendre compte. Je rappelle enfin, pas à vous qui ne le savez que trop, que plus de quatre millions de personnes sont inscrites à Pôle emploi et recherchent un emploi. Parmi lesquelles on compte 621 000 jeunes de moins de 25 ans, plus de 1,5 million de chômeurs de longue durée ou encore 630 000 bénéficiaires du RSA. Devons-nous les condamner à regarder le train de la reprise de l'emploi leur passer sous le nez pour des questions de principe et de rigueur budgétaire ? Vous ressortiriez grandi, Monsieur le ministre, de vos discussions actuelles avec l'Unedic et Pôle emploi dans le cadre de la renégociation tripartite, si vous consentiez à augmenter les effectifs. Philippe Seguin, l'un de vos illustres prédécesseurs rue de Grenelle, avait refusé que les journalistes l'affublent du titre de ministre du chômage. Libre à vous, Monsieur le ministre, de refuser à votre tour de subir le même sort....

Marc Landré, animateur-rédacteur du blog "Les dessous du social"

 

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J
<br /> Bonjour à tous,<br /> <br /> Encore un qui finira à l'Huma !<br /> <br /> Pour être plus sérieux, y a de l'argent, beaucoup d'argent pour résoudre le problème de pôle-emploi, de la retraite, de la dette de l'Etat Français et des découverts des régimes sociaux.<br /> <br /> Les grandes entreprises françaises du CAC 40 viennent de publier leurs comptes sociaux et "bonne mère" , certaines ne payent pas un sous d'impôt sur les sociétés.<br /> <br /> Prenez "Total" : dividendes maxi, impôts mini.<br /> <br /> C'est le grand principe économique du minimax ou la théorie du maximini rattachée au capitalisme financier.<br /> <br /> Attention, le Figaro n'est pas un journal de gauche, cela se saurait. Mais les dirigeants économiques savent qu'il faudra lâcher du lest avant que la corde ne casse et donc que l'Etat doit faire le<br /> nécessaire à leur place.<br /> <br /> Elle est pas belle la vie,<br /> <br /> Bonne chance à tous,<br /> <br /> JPN<br /> <br /> <br />
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M
<br /> oups, finira aux galères celui là (hein Tabouret ? euh non Tabernacle)<br /> <br /> <br />
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G
<br /> ben, ça fait des années qu'on le dit, nous! Alors, ché pas s'il va entendre mais surtout comprendre.......<br /> <br /> <br />
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B
<br /> Alors là, si même une personnalité aussi proche du pouvoir s'y met.....<br /> <br /> C'est tabernacle qui va s'étrangler.... A moins que tabernacle ait une explication rationnelle?<br /> <br /> <br />
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P
<br /> Il a parfaitement raison...lutter contre le chômage implique des moyens humain, du métériel, c'est une évidence ...pour celui qui veut réussir efficacement.<br /> Quand les Alliés ont débarquè à Arromanches, ils s'étaient entrainer pendant 1 an avant ce fameux jour, et surtout comme ils voulaient gagner la guerre, ils ont mis le paquet en moyens humains et<br /> en matériel...on connait la suite.<br /> allez Mr le Ministre, encore un effort de conscience, tout le monde vous le dit!<br /> <br /> <br />
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