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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Montée de l'agressivité à Pôle emploi.

 

agression.jpgScène de vie à Pôle emploi

 

Il avait agressé les agents du Pôle Emploi

La Dépèche (Pamier et sa région)

  18 janvier 2012

tribunal correctionnel

Serge R... avait agressé les agents du Pôle Emploi, brisant du matériel, giflant une conseillère, menaçant de mort une seconde après l'avoir jetée à terre. L'homme, pyschologiquement fragile, a été condamné à un travail d'intérêt général.

Une scène d'une rare violence, ce mardi du mois d'octobre dernier, dans les locaux du Pôle Emploi, à Saint-Girons. Un homme s'en prend au personnel d'accueil, giflant l'une des conseillères, menaçant de mort une seconde après l'avoir jetée au sol, sortant alors un couteau de sa poche. L'homme sème la peur dans les services, réclame de voir le directeur, brise des ordinateurs, renverse du mobilier. Il hurle, menace, visiblement ivre. Puis l'homme range son couteau, se met à pleurer, et repart, à nouveau dans un accès de colère et de violence, jusqu'à son interpellation par les gendarmes de la ville.

Hier, Serge R… a comparu à la barre du tribunal correctionnel de Foix. Plus du tout agressif, mais toujours aussi émotif : ses yeux s'embuent quand il évoque cette journée. Il voulait parler de sa situation, de sa peine à l'annonce de la perte très proche de son emploi, de son ancien patron qu'il considérait un peu comme son père. Fragile psychologiquement, il voulait se confier à sa conseillère. Mais elle n'était pas là, ou pas disponible. Et l'homme, sous tutelle, ne l'a pas supporté. À la barre, il sanglote. Son avocate, Me Sylvie Rieu, l'indique : « Ses souffrances et son passé sont tels qu'il a besoin d'avoir quelqu'un à qui parler, se confier… Et quand il n'y a personne, il s'affole. Et il perd tout contrôle ». Fermement, mais sans violence, Marilyn Blanc, vice-procureure, rappelle alors la souffrance… des agents des services publics : « C'est devenu tellement banal, aujourd'hui, de faire du scandale dans les administrations. Mais ce n'est pas admissible. Et c'est la dernière fois, Monsieur, que l'on veut vous voir dans ce tribunal ». L'homme, en effet, avait fait du tapage une semaine avant. Et les employés du Pôle Emploi le connaissaient bien : « Un jour, ça se passait bien, la fois d'après, ça se passait mal », explique l'un d'eux. « Cette violence, c'est un fléau, rapporte, de son côté, Me Florence Milan, au nom de Pôle Emploi. Des dossiers comme celui-ci, je suis amenée à en plaider plusieurs par mois. Les agressions sont de plus en plus nombreuses, et de plus en plus violentes ».

Et Me Frédéric Baby, avocat des salariées du Pôle Emploi, de relayer les propos de sa collègue : « Toute la journée, ils se trouvent face à des gens en détresse, en demande. Ils vivent dans la crainte d'une explosion de violence. Et, finalement, chaque personne finit par devenir un agresseur potentiel. Chacune de ces agressions, c'est vrai, a des circonstances qui lui sont propres. Mais elles causent à chaque fois un grave préjudice ».

Il arrive de plus en plus souvent, en réalité, que la détresse rencontre la pénurie, reprend l'avocat : « Un rapport paru ce matin témoigne des effectifs dans ce service public : la norme serait d'un conseiller pour soixante demandeurs d'emploi. Parfois, c'est un pour six… cents ». Finalement, Serge R… a été condamné à indemniser les victimes, à cesser ses visites au Pôle Emploi et à une peine de… travail d'intérêt général de 200 heures. Lui qui venait pleurer la perte de son emploi.

 

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M
L'agressivité des chomeurs est compréhensible, parce qu'ils vivent des situations stressantes, dont le renvoi guichet, Internet, téléphone est une illustration.<br /> <br /> Elle n'est pas pour autant légitime quand elle s'exerce au détriment d'agents qui ne font que mettre en oeuvre des contraintes qu'i leur sont imposées et souvent (pas toujours, hélas) tentent de<br /> les assouplir<br /> <br /> Elle pourrait être légitime si elle s'exerçait vis à vis des vrais responsables<br /> Mais en démocrtie, et nous y sommes encore, même si cette démocratie est largement perfectible, il est préférable d'utiliser les outils de la démocratie
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T
et encore une de + dans le même dépt (ariège) mardi matin à foix, le DE s'en est pris à l'accueil, résultat: la rep à l'hosto, l'autre en pleurs et la pauvre JF en CAE qui en était malade, mal en<br /> point, en souffrance quoi ! et les flics ne voulant pas la baston, n'ont pas interpelé le gars,sont partis........
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A
'Il voulait parler de sa situation, de sa peine à l'annonce de la perte très proche de son emploi, de son ancien patron qu'il considérait un peu comme son père. Fragile psychologiquement, il<br /> voulait se confier à sa conseillère. Mais elle n'était pas là, ou pas disponible. Et l'homme, sous tutelle, ne l'a pas supporté.'..<br /> <br /> ..'L'agressivité des chômeurs est légitime et compréhensible' dans le tract cité dans le com n°2<br /> <br /> => Bein là, clairement, non! Les clashs les plus graves sont en majorité causés par des déséquilibrés, comme dans ce cas. On ne pète pas un plomb avec une telle violence parce que sa conseillère<br /> n'est pas dispo quand il veut. Cet homme est malade, alcoolique, et avait déjà tendance à être violent(apparemment) avant cela . Le vrai problème est que nous recevons également du public que nous<br /> ne devrions pas. Une colère légitime est gérable, une solution peut être trouvée. Avec un déséquilibré en pleine crise, que faire? Nous ne sommes pas un service psychiatrique et ne sommes pas<br /> formés pour y faire face.. Et surtout, notre guichet d'accueil n'est pas du tout adapté pour nous protéger... A part pour certains sites qui ont conservé leurs aménagements ex-assedics.. C'est une<br /> honte de nous exposer comme ça au danger, alors que celui-ci s'est accru... Le meilleur des 2 ..hein?? Que fait le CHSCT?? Bien des drames sont encore à venir...<br /> Demain, je me tape l'accueil et tous les jours un déséquilibré bourré vient nous rendre visite, de temps en temps ça va, d'autres fois des clashs plus ou moins violents, comme le gars de cet<br /> article, et demain.. ça se passera comment? et jusqu'où ira t-il? et bien sûr pas d'agent de sécu...
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K
Ouf ! Merci Claire (post n°20)de rétablir la vérité !<br /> <br /> Il y a des fois où on se croirait dans le courrier des lecteurs d'un canard d'extrême droite quand on lit les commentaires de ce site.<br /> J'aimerais pas être au chômage et être suivi par ces conseillers-là...
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C
@ post 2 et 18... il aurait surement été plus honnete de poster l'entiereté du communiqué que cette phrase seule, qui laisse à penser qu"il s'agit d'un texte ne se préoccupant pas des conseillers<br /> et justifiant et acceptant les violences des usagers... Ce communiqué si on le lit en entier est bien là pour dénoncer les situations des deux côtés du pole emploi, et défendre aussi les<br /> conseillers. ce qui ne doit pas être antinomyque avec defendre les usagers.<br /> <br /> Le communiqué AC ! / APEIS / MNCP / SNU-PE-FSU / SUD Solidaires Emploi est :<br /> <br /> <br /> Chômeurs et salariés de Pôle Emploi : Condamnons ensemble des conditions de vie indignes !!!<br /> <br /> <br /> L’Etat aime à masquer son incurie en opposant, si possible violemment, les catégories sociales et professionnelles : opposer les allocataires des minima sociaux aux smicards est ainsi devenu le<br /> sport favori de certains politiques. Et l’on essaie de faire pareil à Pôle Emploi.<br /> <br /> En restreignant les moyens et en déshumanisant les conditions de travail et d’accueil, on conduit les personnels à l’impuissance et au fatalisme, les chômeurs à l’incompréhension et à<br /> l’agressivité, et on laisse tout ça exploser çà et là en dénonçant à mots couverts l’incompétence des uns et la violence inadmissible des autres.<br /> <br /> L’agressivité des chômeurs est légitime et compréhensible et il est même rassurant qu’elle existe : elle démontre qu’ils ne se résignent pas à un système absurde qui privilégie le contrôle sur<br /> l’accompagnement, les transformant en fraudeur et en profiteur du système.<br /> <br /> Le vif mécontentement des personnels est logique et il prouve qu’on ne leur donne pas les moyens d’exercer convenablement et efficacement leurs missions : on les met sous la pression de systèmes<br /> qui formatent jusqu’à l’absurde leur action et on multiplie les dispositifs et les procédures pour les contraindre à se mettre au service d’une politique d’encadrement et non plus de<br /> l’accompagnement des chômeurs.<br /> <br /> Des organisations de chômeurs ET des syndicats de salariés de Pôle Emploi ont donc décidé, une nouvelle fois, de s’exprimer ensemble et de désigner les vraies racines du mal et les vrais<br /> responsables de conditions de vie pour tous intolérables : · La colère des personnels est légitime et la seule réponse réside dans un changement fondamental de Pôle Emploi, qui doit fournir à tous<br /> les moyens de faire correctement son métier avec comme but d’aider les chômeurs pour accéder à une vraie formation ou un emploi ; · La colère des chômeurs est justifié par un système déshumanisé et<br /> violent mais elle ne doit plus se diriger contre des salariés qui n’ont pas la main mais en actions concertées au sein d’organisations de chômeurs et précaires, contre un système qui ne créé pas<br /> les emplois nécessaires et contre des politiques qui entretiennent ce phénomène.<br /> <br /> Ces colères, justes et légitimes, ne doivent plus conduire à la résignation et à la violence, mais à la mobilisation commune contre ceux qui organisent un service de moins en moins public de<br /> l’emploi, avec des conditions qui ne permettent plus aux personnels de travailler décemment, qui ne permettent plus aux chômeurs d’être accompagnés dignement, qui créé des conditions de vie<br /> inacceptables que nous dénonçons ensemble"<br /> <br /> Elisa
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