La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
Des occupations pacifiques de sites Pôle emploi sont prévues lundi
Des collectifs de chômeurs et précaires appellent à des rassemblements lundi
AFP / Boursorama 29/04/10
Plusieurs collectifs de chômeurs et précaires appellent à des rassemblements lundi à Paris, Rennes, Brest, Montpellier et Bruxelles, pour manifester contre la situation qui leur est faite, marquée, observent-elles, par "une logique de contrôle et d'exploitation".
Les doléances sont nombreuses, allant de la faiblesse des minimas sociaux aux pressions pour accepter n'importe quel travail précaire, alors que le nombre de demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite faute de mieux est en augmentation (près de 1,3 million fin mars).
L'idée de cette "grève des chômeurs et précaires" appelée à se prolonger au-delà du 3 mai est née en Bretagne et est le fruit de la coordination de plusieurs collectifs de l'ouest français (Brest, Nantes, Rennes, Lorient, Tours), rejoints par les intermittents du spectacle d'Ile-de-France (CIP-Idf) et des collectifs montpelliérain et bruxellois.
Outre des rassemblements, la journée du 3 mai devrait être marquée par des occupations pacifiques de sites (Pôle emploi, CAF) et des actions symboliques, a précisé à l'AFP une participante au mouvement.
Dans un communiqué jeudi, Sud Emploi, syndicat minoritaire au sein du service public de l'emploi a apporté son soutien, estimant "indispensable de conquérir le droit de ces structures à se réunir dans les locaux de Pôle emploi et d'y disposer de panneaux d'affichage leur permettant de communiquer librement auprès des chômeurs et précaires".
Le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) a lui aussi apporté son soutien à cette initiative qui a le mérite, selon lui, d'"inviter les chômeurs et précaires à ne pas rester isolé, à se regrouper et à faire du 3 mai le début d'une lutte prolongée".
Le MNCP plaide notamment pour "des minima sociaux réévalués et inconditionnels", "un arrêt des pressions, sanctions et radiations", "la suppression du tout-téléphone et du tout-informatique", "des moyens renforcés à Pôle emploi pour un véritable accompagnement physique et humanisé".
Le tout résumé dans une formule choc : "Pôle emploi ne doit pas devenir le bracelet électronique des chômeurs", qui fait écho au récent rapport du médiateur de Pôle emploi, demandant lui-aussi "plus de bon sens et d'humanité".