La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
Pôle emploi: un sondage controversé
Consultation nationale sur Pôle emploi : « pas de satisfecit » pour la CFDT. «Les résultats ne peuvent
pas être généralisés » pour le SNU-FSU
Dépêche AEF n°139721 Paris, Mardi 26 octobre 2010
Les résultats de la consultation nationale des usagers de Pôle emploi, présentés le 25 octobre 2010 par Laurent Wauquiez, « ne justifient pas le satisfecit qu'en a retiré le secrétaire d'État [chargé de l'Emploi] », estime Laurent Berger, secrétaire national de la CFDT, dans un communiqué du 26 octobre. Cette enquête de satisfaction, confiée à l'institut de sondage Ipsos, a été réalisée sous la forme d'un questionnaire envoyé par mail à 500 000 demandeurs d'emploi, auquel un peu plus de 100 000 d'entre eux ont répondu (AEF n°139648). « Deux points clés inquiètent particulièrement la CFDT » : en premier lieu « près de la moitié des chômeurs ne sont pas satisfaits des services de Pôle emploi pour retrouver un emploi ». En effet, 52 % des chômeurs ayant répondu se disent satisfaits des services proposés par l'opérateur pour les aider dans leur recherche d'emploi.
En outre, « ce sont les publics les plus fragiles qui expriment la plus grande insatisfaction. Or ces publics doivent demeurer une préoccupation majeure pour Pôle emploi », ajoute la CFDT. Ces résultats « montrent les progrès que Pôle emploi doit encore réaliser pour être capable de répondre aux besoins de chaque demandeur d'emploi », notamment par une connaissance « plus fine de leurs attentes » et le « rôle central aux personnels qui vivent au quotidien la relation avec les demandeurs d'emploi ».
Pour le SNU-FSU, première organisation syndicale de Pôle emploi, l'enquête montre le besoin d'un « entretien personnalisé avec une conseillère ou un conseiller » et non d'un traitement « à distance » des difficultés des demandeurs d'emploi : « 44 % ne connaissent pas le marché du travail local, 36 % manquent d'éléments sur les formations dont ils ont besoin », retient l'organisation dans un communiqué.
DEMANDEURS D'EMPLOI PLUS FRAGILES « ÉCARTÉS »
Au delà des résultats, le SNU critique la méthode utilisée pour l'enquête et estime que
l'échantillon des 100 000 chômeurs ayant répondu n'est pas « représentatif ».
« L'échantillon (…) ne concerne que des demandeuses et demandeurs d'emploi ayant communiqué une adresse e-mail », ce qui représente seulement « 55 % » des demandeurs d'emploi selon le SNU. L'organisation estime que les 45 % « écartés » par l'enquête « sont les moins autonomes et les plus précaires, celles et ceux qui justement ont particulièrement besoin d'un véritable service de l'emploi avec des ressources et des moyens adaptés à leurs problématiques ». « Les résultats ne sauraient donc être généralisés », ajoute le SNU qui rappelle qu'une journée de grève au sein de Pôle emploi est programmée pour le 9 novembre, pour protester contre le manque d'effectifs et les conditions de travail.
« Les conclusions de cette enquête ne peuvent pas, à eux seuls, constituer une feuille de route pour Pôle emploi », ajoute de son côté la CFDT. Les pistes d'évolution à tirer des résultats du questionnaire « doi[vent] être déterminées par le conseil d'administration de Pôle emploi, l'État et les partenaires sociaux ».
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