La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
Le Monde / AFP 28 septembre 2012
Mardi, des agents de l'agence Montpellier-Pompignane ont reçu un courriel d'un de leurs responsables leur indiquant qu'un demandeur d'emploi, soupçonné d'être un fraudeur, avait été convoqué pour le lendemain afin "d'être localisé par la police", selon cette même source.
L'interpellation de cet homme devait avoir lieu à l'extérieur de l'agence, mais un policier devait être présent à l'intérieur, ajoutait le texte, assurant que cet homme "n'est pas dangereux" et demandant aux salariés de le garder "un minimum de temps afin que la police se mette en place". "Courage, aucune crainte à avoir, la police ne sera pas loin", concluait le message prévenant de cette souricière, qui a finalement été dénoncée par le syndicat SNU-FSU Pôle emploi, alerté par "un appel au secours d'agents" auxquels on avait demandé "d'exécuter cette mise en scène".
"UN EXCÈS DE ZÈLE DE LA PART DE PIEDS NICKELÉS"
Interrogée, la direction a assuré que dès mercredi matin, aussitôt après avoir été informé de cette opération, le directeur régional Pascal Blain avait exigé son annulation et la sortie sur le champ du policier, qui "agissait sans commission rogatoire".
Pascal Blain a, en outre, ouvert une enquête et a envoyé vendredi matin un message aux agents pour les assurer qu'il ne souhaitait pas ce type de collaboration avec la police, a souligné une source proche du dossier.
Selon cette source, les services de Pôle emploi avaient déposé une plainte contre ce demandeur suspecté de fraude, mais ce plan est la conséquence "d'un excès de zèle de la part de pieds nickelés" alors que le directeur de l'agence n'était "même pas au courant de cette initiative". Des sanctions pourraient être prises à l'encontre des agents à l'origine de cette opération, a encore indiqué cette source.
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Pour une info de première main sur cette affaire, rectifiant certains éléments de la dépèche AFP, voir le commentaire de Oxmo (N°21)