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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Une histoire rouge & or.

capitaine.JPGLe livre de Christian Charpy expliqué aux enfants

 

La tempétueuse création de Pôle emploi racontée par son capitaine
 

 A la veille de son départ de la direction de Pôle emploi, Christian Charpy dresse dans un livre le bilan de la douloureuse fusion de l'ANPE et des Assedic, épinglant au passage syndicats et politiques qui, selon son récit, ne lui ont pas facilité la tâche.

Christian Charpy se défend de toute acrimonie: "Mon idée n'est pas du tout de +vider mon sac+. J'ai voulu raconter l'histoire telle qu'elle a été et telle que je l'ai vécue", a-t-il expliqué mardi à l'AFP.

"J'ai voulu montrer combien cela avait été compliqué pour moi et pour les personnels -- c'est une forme de reconnaissance pour ces 50.000 agents -- alors qu'on a fait cette fusion au milieu d'une crise économique sans précédent".

"La tête de l'emploi", qui paraît jeudi, raconte la genèse de Pôle emploi, né en décembre 2008 de la fusion entre l'Agence nationale pour l'emploi, chargée du placement des chômeurs, et le réseau des Assedic, responsables de l'indemnisation.

Entre "pressions permanentes" et "forces hostiles à la fusion", la tâche est colossale et entraîne un vrai "choc de culture" entre deux "maisons", écrit l'ancien dirigeant de l'ANPE.

L'ANPE se considérait comme "un service public de l'emploi" et les Assedic comme "un service d'intérêt général", au sein desquels tout diffère : régimes, méthodes de gestion et de recrutement, salaires, rapport à l'Etat et au dialogue social.

A l'ANPE, "la culture de négociation n'était pas prédominante", aux Assedic les syndicats "ne cédaient sur rien". Les organisations de salariés, "qui ne partageaient pas du tout les mêmes idées", se retrouvent dans la confrontation: "la meilleure façon de parler d'une seule voix, c'était de s'opposer à la direction. Ce qu'ils ont fait avec beaucoup de détermination et d'enthousiasme".

Le bras de fer se joue aussi avec l'Etat et les politiques. L'Etat qui "n'assume pas ses responsabilités budgétaires" de 2009, ne prend pas toujours ses décisions dans la "transparence" ou les impose au conseil d'administration.

Qui plus est, la fusion, une des "réformes emblématiques" du candidat à la présidentielle Nicolas Sarkozy, doit aller vite et les tensions sont au rendez-vous avec le gouvernement.

"Outre la difficulté de respecter le calendrier imposé, il était également difficile de gérer les interventions politiques sur les aspects plus strictement opérationnels", se souvient-il, en évoquant son ministre de tutelle de l'époque, le secrétaire d'Etat Laurent Wauquiez, qui remplissait sa "mission avec enthousiasme, au point que certains ont pu se demander qui était le véritable directeur général" de Pôle emploi...

"J'avais la responsabilité opérationnelle, les politiques celle de mettre en oeuvre la réforme. Le politique doit aller vite parce qu'il a ses propres contraintes", a tempéré mardi Christian Charpy, dont le mandat arrive à échéance le 19 décembre.

Pour lui aujourd'hui, Pôle emploi doit notamment aller vers "moins de centralisation" et "reconsidérer ses moyens", insuffisants à ses yeux.

Enfin, il s'insurge contre "les polémiques qui ne résistent pas à l'analyse des chiffres", comme le débat sur les offres d'emploi non satisfaites, régulièrement évoqué par le ministre du Travail Xavier Bertrand.

"La polémique sur les emplois vacants revient régulièrement sur le devant de la scène, tenant trop souvent lieu de politique de l'emploi et de lutte contre le chômage", déplore Christian Charpy, sans toutefois se livrer à une attaque personnelle.

 

 

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A
<br /> pour rappel également, le grand chancelier de la fusion ... n'a pas opté, et est toujours fonctionnaire... et qui s'est permis, à l'instar de ces patrons du cac40, d'augmenter son salaire. Dont la<br /> seule justification n'est que le profit personnel, loin de résultats qui n'ont pas été obtenus dans le service public dont il a encore la charge. "j'fais pas grand chose ... mais j'palpe", par<br /> contre pour les fourmis du rez de chaussée, y'a pas d'augmentation de salaire (surtout pour les statut 2003), pas d'place de concours non plus, mais là faut booster le boulot.<br /> Y'a pas à chercher, il s'agit d'une erreur (sic). Rappelez vous le conte de la fourmi ... qui se retrouve seule à faire le boulot et fait bouffer des dizaines de chefs et controleurs, qui un jour<br /> méontents d'elle, vont la licencier ... et faut il le rappeller c'est la seule à bosser !<br /> <br /> <br />
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O
<br /> Tu dis "un mercenaire" ?<br /> <br /> Mais si c'était un killer ?<br /> D'autant plus pressé de dépecer la bête qu'il saura d'avance qu'il n'a plus rien à perdre.<br /> <br /> Oui, ça fait quand même une grosse différence.<br /> <br /> <br />
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B
<br /> @ Olivier<br /> <br /> Pour ma part je ne fais pas une grosse différence entre:<br /> <br /> 1) une carpette béni-oui-oui qui met en oeuvre scrupuleusement les ordres reçus tout en sachant qu'il est dans l'erreur et fait des conneries (ce qu'il reconnaît aujourd'hui après coup)<br /> moyennant un confortable salaire (rappelez-vous que le 1er salaire qui a augmenté c'est celui de Charpy, avant tout le monde parmi les optants)<br /> <br /> 2) un mercenaire qui viendra avec une mission et l'éxécutera envers et contre tout parce-qu'il ne se posera pas de questions existentielles sur la finalité de ladite mission.<br /> <br /> Dans le 2ème cas, au moins les choses sont claires et on sait où on va, même si ce n'est pas ce que l'on souhaite. Au moins il y a un adversaire identifié, il avance à visage découvert....<br /> <br /> <br />
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J
<br /> Bonsoir Olivier,<br /> <br /> Il n'est pas nécessaire d'attendre la nomination de notre futur D.G. pour savoir la teneur de sa mission.<br /> <br /> Il suffit de lire et relire les décisions du parlement européen qui ont précisé maintes fois que la gestion de l'emploi était du ressort des acteurs du privé commercial.<br /> <br /> Depuis 2006, de nombreux rapports pondus par des spécialistes des questions de l'emploi ont préconisé la libéralisation de cette fonction régalienne de l'Etat qu'était l' "EMPLOI", la garantie d'un<br /> emploi pour chaque citoyen dans l'esprit des membres du CNR.<br /> <br /> Bonne chance à toi,<br /> <br /> JPN<br /> <br /> <br />
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O
<br /> d'accord avec le commentaire 18.<br /> vu le contexte, je ne vois pas comment il pourrait en être autrement. j'imagine le genre de note qui pourrait provenir d'un énarque quelconque :<br /> "l'évolution de la conjoncture, liée au délai réduit qui reste avant les présidentielles, nous conduit à poser le principe du remplacement anticipé du Directeur actuel de pôle-emploi par une<br /> personnalité plus adapté en termes de malléabilité et de coercition".<br /> Je conçois que certains n'apprécient pas le maître d'oeuvre de ce fiasco qu'est la fusion. Mais il n'en était pas forcément l'instigateur. Alors ne lui crachez pas trop vite à la figure. Attendez<br /> plutôt de connaître le nom de l'heureux élu...<br /> <br /> <br />
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