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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Interview de Christian Charpy sur Capital.fr

Christian Charpy, DG du Pôle Emploi : "La fusion entre l'ANPE et les Assedic sera achevée à la fin de l’été"

Le Pôle Emploi, issu du rapprochement ANPE-Assedic, est né le 19 décembre dernier. Reste encore à fusionner les sites des anciennes structures, former les salariés qui accompagneront les demandeurs d’emploi, signer la nouvelle convention collective… Un chantier qui, alors que le chômage devrait fortement augmenter en 2009, ne sera pas facile à piloter.

Capital : Quelles améliorations attendez-vous de la fusion ?
Christian Charpy :
D’abord, les demandeurs d’emploi seront suivis par un référent unique, qui les accompagnera pour l’indemnisation et tout le long du retour à l’emploi. L’objectif est que chaque référent suive une soixantaine de personnes, contre quatre-vingt actuellement, et cent trente auparavant. De plus, tous les chômeurs, qu’ils soient indemnisables ou non, au RSA ou non, auront désormais strictement droit aux mêmes formations, bilans de compétences ou ateliers, ce qui n’était pas le cas auparavant. Enfin, nous allons mettre en place une plateforme de prospection pour aller chercher les offres d’emploi dans les entreprises et augmenter leur nombre. Nous espérons passer de trois millions d’offres par an en moyenne à quatre millions.

 

Capital : Où en est le processus de rapprochement ?
Christian Charpy :
Depuis le 5 janvier, nous avons déjà mis en place un dispositif d’accueil unique pour les demandeurs d’emploi, avec le numéro téléphonique 34-49 et le site internet . Nous sommes en train de fusionner les neuf cent cinquante sites de l’Assedic et l’ANPE pour en faire des sites mixtes (indemnisation/accompagnement), et de former les anciens agents des deux structures qui suivront désormais les chômeurs. L’objectif est que tout soit fini à la fin de l’été. Il faut rappeler que nous parlons ici de la fusion d’un établissement public, l’ANPE, avec la trentaine d’établissements privés que sont les Assedic. C’est un chantier énorme et délicat à gérer. Il faut par exemple piloter la transformation de la comptabilité publique de l’ANPE en comptabilité privée.

Capital : Certaines associations de chômeurs ont signalé, le 2 février, que les demandeurs qui appelaient le 39-49 voyaient leurs communications automatiquement coupées après six minutes. Comment l’expliquez-vous ?
Christian Charpy :
Je ne comprends pas, il n’y a aucun système prévu pour couper les communications. Il y a pu avoir des problèmes techniques au début, car il a fallu fusionner les réseaux téléphoniques de l’ANPE et de l’Assedic. Ce n’est pas une mince affaire. Mais les deux tiers des appelants obtiennent un conseiller en moins de soixante secondes. Ce n’est pas si mal. Notre objectif est d’atteindre les 80%.

Capital : L’explosion du nombre de chômeurs, avec la crise, ne va-t-elle pas retarder ce calendrier ?
Christian Charpy :
Nous avons enregistré 200 000 chômeurs de plus depuis août dernier, ce qui fait dix personnes supplémentaires à suivre pour chaque référent. Et la tendance pour les mois à venir n’est pas bonne. Pour faire face, nous avons déjà embauché deux cents personnes de plus en novembre. En 2009, nous avons prévu quatre cents nouvelles embauches en temps plein pour remplacer le personnel en formation, et les mille deux cents départs à la retraite seront tous remplacés. Avec les gains d’efficacité que la fusion nous apportera, j’espère que cela suffira. Une partie du personnel « doublonnant » sera en effet formé pour accompagner les chômeurs, ce qui augmentera mécaniquement le nombre de référents. Cela fait, au total, plus de trente mille personnes dédiées au suivi des demandeurs d’emploi sur quarante-cinq mille salariés. Si la situation devait encore s’aggraver, nous aviserons.

Capital : Sur quelles bases sera négociée la nouvelle convention collective des salariés ?
Christian Charpy :
L’objectif est de faire passer les agents de l’ANPE, sous statut public, à une convention collective de droit privé. Nous apporterons des éléments inspirés du statut des agents de l’ANPE à la convention collective de l’assurance chômage (celle des salariés des Assedic). La négociation démarrera début février, et durera au maximum dix-huit mois. Les discussions ne seront pas faciles, mais j’espère que nous décrocherons un accord avec les syndicats avant cette échéance.

Capital : Les directions régionales et administrations centrales ont fusionné. Le nouveau personnel dirigeant est-il issu de l’ANPE ou des Assedic ? Comment avez-vous tranché ?
Christian Charpy :
Pour chaque poste de directeur régional, nous avons demandé à un cabinet indépendant d’étudier les compétences de chaque candidat. Entre temps, beaucoup de directeurs régionaux des anciennes structures sont partis à la retraite. Au final, les nouveaux dirigeants sont issus quasiment à 50/50 de l’ANPE et des Assedic. Dans tous les cas, la cohabitation des salariés se passe bien, même s’ils sont issus de cultures très différentes. La méfiance réciproque qu’il pouvait y avoir au début disparaît vite.

Capital : Comment seront recrutés les nouveaux salariés ?
Christian Charpy :
Il n’y aura plus de concours, comme dans la fonction publique, mais un recrutement professionnalisé, comme dans le privé. Le but est de diversifier les embauches, afin de s’enrichir de profils connaissant le mieux possible l’entreprise. Par ailleurs, nous ferons partie des cent entreprises qui testeront le CV anonyme en 2009.

Capital : Le nombre de dossiers en souffrance, c’est-à-dire en attente de traitement, est remonté à plus de 75 000 en janvier. Comment comptez-vous y remédier ?
Christian Charpy :
En faisant des heures sup ! Pour accélérer le traitement, certains de nos agents travaillent le samedi. Nous espérons redescendre à 50 ou 60 000 dossiers d’ici mi-février.

Capital : Quelles sont aujourd’hui les populations les plus touchées par la hausse du chômage ?
Christian Charpy :
Au début de la crise, c’était essentiellement les jeunes hommes, plus fortement présents dans l’intérim et l’industrie. Désormais, toutes les catégories de salariés sont affectées.

Capital : Le Canard Enchaîné a publié au début du mois une information selon laquelle vous alliez bénéficier d’une augmentation de salaire de 20%, portant votre rémunération annuelle de 230 000 à 275 000 euros bruts annuels. Qu’en est-il ?
Christian Charpy :
C’est une polémique infâme. Ces informations sont fausses. Je n’ai pas été augmenté depuis mon arrivée à la tête de l’ANPE en avril 2005.

Propos recueillis par Marie Charrel
 


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P
Mr Charpy,si tu m'entends on est dans le caca : ya plus de Papier toilette dans notre agence, et comme on peut plus faire les commandes en local, c'est un peu embêtant... Aléas du terrain !! ça aussi, c'est la vraie vie...
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D
Une petite explication aux coupures de communication au bout de 6 mn pour notre ex-DG qui semble ne pas connaître sa boutique : les DE en question appellent sans doute de la cabine publique d'un pôle emploi ex-ANPE, qui limite automatiquement les appels à 6mn. Pour ce qui est de la taille des portefeuilles, autre question qu'il semble mal maîtriser, je le renvoie aux commentaires de mes collègues. Il faudrait peut-être, horresco referens (!) faire un petit tour sur le terrain pour se rendre compte ;-)
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D
Hello, je vous avait déjà communiqué le nombre de mes SMP actifs, je vous redonnerai le taux dans un prochain mail, <br /> Avez vous été destinataire de vos cartes de visites avec le nouveau logo et doté de la documentation Pôle Emploi pour présenter aux employeurs ? <br /> Moi non .... Je vais en entreprise sous le nom de Pôle Emploi et rien , mais rien , à présenter aux entreprises, <br /> J'y vais "les mains dans les poches" pas le choix .... <br /> Mr Charpy, comment dois je me présenter aux Employeurs , par quel établissement suis je mandatée pour démarcher les entreprises ? <br /> Toujours aussi méprisé (e)s par notre direction et notre hierarchie ................
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Z
Alors voyons.... 130 DE en portefeuille (actifs) + une soixantaine envoyés chez des prestataires + environ 80 en inactif....<br /> Un rapide calcul... OHHHHH.... je n'ai que 60 DE dans mon portefeuille (je compte aussi bien que Charpy... on a dû avoir les mêmes profs de math !!!).<br /> Quant à l'opérationnalité en ce moment... On s'emmerde à regarder nos collègues assedic remplir des cases sans prendre en compte les questionnements (légitimes) des DE... Perso, je suis attérée par cette fusion qui est bien loin d'être aussi idéale qu'on veut bien nous le vendre (ou en tous cas, le vendre à ceux qui ne la vivent pas...).
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P
Caro, de quelle région es-tu ? Je n'ai pas entendu parler pour l'instant de ces 2 procédures d'inscription.<br /> <br /> D'un autre côté, pour un temps indéfini..., nous autres ex anpe "référent unique" ne feront pas de liquidation de droits, cela restera à l'ex assédic. <br /> <br /> Ceci explique peut être cela...
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