Une jurisprudence récente relance le débat sur le principe "A travail égal, salaire égal": la cas des agents publics et des agents privés de La Poste
Bref social N° 15323 Lundi 16 mars 2009
JURISPRUDENCE
Le principe « à travail égal, salaire égal » s'applique entre fonctionnaires et salariés.
Nouvelle application du principe « à travail égal, salaire égal », et nouvelle pierre à la construction jurisprudentielle sur ce principe : dans un arrêt rendu en assemblée plénière, le 27 février dernier, la Cour de cassation a condamné La Poste à verser à un de ses agents de droit privé un complément de rémunération réservé à ses agents de droit public et fonctionnaires, en soulignant qu'il s'agissait d'un avantage fixé par décision de l'employeur et applicable à l'ensemble du personnel sur le seul critère de la fonction ou du poste o-cupé.
Disparités justifiées par la différence de statut Le principe « à travail égal, salaire égal » impose à l'employeur d'assurer aux salariés une égalité des ré-munérations, pour un même travail ou pour un travail de valeur égale. La Cour de cassation a été amenée à préciser que ce principe s'applique dans la mesure où les salariés sont placés dans une situation identique (Cass. soc., 8 mars 2005, n° 02-45.848). Toutefois, des différences sont admises si l'employeur établit qu'elles sont justifiées par des éléments ob-jectifs, étrangers à toute discrimination (Cass. soc., 20juin 2001, n°99-43.905).
Que devient ce principe lorsqu'il s'agit de disparités entre agents contractuels de droit privé et fonctionnaires employés dans une même entreprise ? Dans un arrêt du 11 octobre 2005, la Haute juridiction a décidé que l'employeur pouvait y déroger, en jugeant que les agents contractuels de droit privé dont la rémunération résultait de négociations salariales dans le cadre d'une convention collective ne se trouvaient pas dans une situation identique à celle des fonctionnaires, avec lesquels ils revendiquaient une égalité de traitement (Cass. soc., 11 oc-tobre 2005, n° 04-43.024). Elle a confirmé cette décision dans un arrêt du 21 décembre 2006 (n° 05-41.919). Un principe qui reste d'actualité, mais auquel la Haute juridiction vient d'apporter un sérieux bémol. Complément de poste réservé aux fonctionnaires En 1993, le conseil d'administration de La Poste décide d'attribuer à ses agents fonctionnaires un « complément poste » regroupant l'ensemble des primes et indemnités, et versé pour partie au moyen d'un complément bisannuel et pour partie mensuellement. En 1995, la direction étend le système du « complément poste » à ses agents contractuels de droit privé, mais sans prévoir (du moins, pas avant 2001) des montants et des modalités de versement aussi avantageux que pour les fonctionnaires. Au nom du principe d'égalité de traitement, un des agents de droit privé a saisi les tribunaux pour obtenir le paiement de la prime bisannuelle versée aux fonctionnaires. Le salarié a obtenu gain de cause une première fois, le 25 février 2005, devant la cour d'appel de Lyon. L'arrêt de celle-ci ayant été censuré le 21 décembre 2006 par la chambre sociale de la Cour de cassation, l'affaire a été renvoyée devant la cour d'appel de Grenoble. Celle-ci a statué dans le même sens que la cour de Lyon le 21 novembre 2007, condamnant La Poste à verser à l'intéressé la prime bisannuelle. La Poste s'étant à nouveau pourvue en cassation, l'affaire a été examinée en assemblée plénière. Après consultation des partenaires sociaux et des administrations concernées, le premier avocat général avait conclu à la cassation, estimant que les agents de droit privé et de droit public de La Poste ne pouvaient pas être considérés comme placés dans une «situation identique » au regard du principe « à travail égal, salaire égal », compte tenu des disparités de régimes tant dans le calcul des rémunérations que dans la gestion de leur carrière. Mais il n'a pas été suivi par l'assemblée plénière.
Décision de l'employeur et critères du poste et des fonctions Après avoir rappelé que l'entreprise qui emploie à la fois des fonctionnaires et agents de droit public et des agents de droit privé est fondée à justifier une différence de rémunération entre ces catégories de personnel, dont les éléments sont calculés en fonction, pour les premiers, de règles de droit public et, pour les seconds, de dispositions conventionnelles de droit privé, la haute juridiction précise qu'il en va autrement s'il s'agit d'un complément de rémunération fixé par une décision de l'employeur applicable à l'ensemble du personnel sur le seul critère de la fonction ou du poste occupé. Or, en l'espèce, constate-t-elle, les juges du fond ont relevé que le « complément poste » versé aux salariés de droit privé avait été inférieur à celui versé aux fonctionnaires jusqu'à ce que des accords conclus en 2001 et 2003 comblent l'écart existant, que l'objet de ce complément poste était défini non par référence aux catégories juridiques, mais comme venant rétribuer le niveau de la fonction et la maîtrise du poste. Par ailleurs, les juges ont constaté que le salarié concerné effectuait le même travail qu'un fonctionnaire de même niveau exerçant les mêmes fonctions. Retenant que La Poste ne fournissait pas d'explication sur le niveau annuel inférieur du « complément poste » servi à celui-ci, « ce dont il résultait que la différence de traitement pour la période se situant entre 1998 et 2003 n'était justifiée par aucune raison objective pertinente », la Cour de cassation a estimé que la cour d'appel avait pu décider que le principe « à travail égal, salaire égal » avait été méconnu. Comme le souligne le communiqué de la Haute juridiction, accessible sur son site Internet, cette décision constitue une application du principe dit « à travail égal, salaire égal », imposant à chaque employeur d'assurer l'égalité de rémunération, pour un même travail ou pour un travail de valeur égale, entre ses salariés placés dans une situation identique, sauf si des raisons objectives pertinentes et matériellement vérifiables justifient une différence de traitement. 9
Cass. soc., 27 février 2009, n° OS-40.059 PB RI
LIAISONS SOCIALES Quotidien
Alors ? Pourquoi pas le 13ème et le 14ème mois aux ex-anpe ? Pourquoi pas la prime d'intéressement et la prime ZUS aux ex-assedic ? QUIZ pour les Nuls: donner la bonne réponse
Elle avait dit: Répons A: "vous aurez le meilleur des deux " Réponse B: "c'est pas écrit La Poste ! "
Solution dans notre prochain article, selon les résultats de la grève du 19 mars
comme le dit pascal, suite aux négos OS/DG du 170309::: voila les correspondances niveau II(ex anpe)= coeficient base 170,190 et 210 agent hautement qualifié, technicient qualifié, technicien hautement qualifié (ex CCN) : conseiller emploi, technicien supérieur appui et gestion et technicien supérieur informatique. Niveau III = coefficient base 230 technicien expérimenté : conseiller emploi, cadre adjoint appui et gestion, cadre techinque informatique. Niveau IVA = coefficient base 250 et 280 professionnel ou encadrant, professionnel ou encadrant qualifié: chargé de projet appui, cadre opérationnel, cadre appui et gestion, ingénieur d'application. Niveau IVB = base 300 professionnel ou encadrant hautement qualifié : chargé de mission conseil à l'emploi, directeur d'agence, chargé de mission appui et gestion, ingénieur informatique. Niveau VA= base 350 et base 400 : professionnel ou encadrant confirmé, professionnel ou encadrant hautement confirmé : conseiller technique, diresteur territorial, directeur territorial déléqué. Niveau Vb = base 450 = professionnel ou encadrant espérimenté : conseiller technique, directeur régional adjoint,directeur régional délégué. pour ma part, j'ai jamais vu de DRA sur une base 450, ils dépendent tous de la CCN des directeurs base 500 ( forfait annuel) par contre je connais des tonnes de chefs de service (RH) entre autres sur une base 450.
Les niveaux I, II et III seront reclassifiés dans la catégorie "employés" et les IVA dans la catégorie agents de maîtrise. Voilà ce qui est prévu pour le moment.
en fait l'arrêt de la cour de cassation ne nous permettra pas d'avoir un 13 de travail(sauf si on opte pour la nouvelle cce)Il est clairement indiqué que l'établissement peut faire des différences de salaires si elles sont justifiées par la catégorie juridique du salarié.Or le 13 eme mois est bien une possibilité liée à la nature privé du contrat de travail et elle a toujours été versée à tous les ex-assedic quelque soit leur niveau de compétence.Ce n'est pas une prime dont le calcul est différent selon que le salarié est cadre, agent de maitrise, ect...Je pense donc malheureusement que cette jurisprudence ne nous permettra pas d'avoir un 13 ème mois de salaire.Par contre c'est certain que cette jurisprudence s'applique sans aucun problème si les ex-assedic souhaitent avoir les mêmes primes de résultat que nous, car là il s'agit bien de prime versé en fonction des compétences, des résultats de chaqu'un(travail égal, prime égale) et le montant même de ces primes est calculé différemment en fonction du rang de l'agent.Reste un doute: le 14 eme de salaire qui est, si je ne me trompe pas, appelé prime de vacance.Là, ça n'a rien avoir avec la décision de justice, mais je pense qu'il sera discriminatoire de verser une allocation vacance à une partie du personel et pas à une autre car à priori nous allons avoir à terme un seul CE et les règles concernants les loisirs et les aides pour les vacances devront s'aligner.Mais ça ce n'est qu'un avis perso, il faudrai qu'un collègue ex-assedic nous indique si la prime qui leur est versée en juin est bien intitulée prime de vacances ou si elle est dans la même catégorie juridique que le 13ème mois.
@solidaires<br />
Qui te permets de me dire ce que je dois faire!<br />
Je suis en grève et je lis les messages depuis chez moi, car je n'ai pas pu aller à la manif à 70 kms de chez moi, car il n'y a pas de train dans ma région et comme je n'ai pas voiture actuellement, je ne paux pas faire 70 kms aller pour encore aller marcher.<br />
Mais il semblerait que tu n'est pas plus que moi à la manif puisque tu est devant ton ordinateur.
communarde et baloo vous n etes pas encore en greve, pour en savoir plus sur votre sort rejoignez nous à la manifestation qui nous concerne tous Soyez solidaires arretez votre égoisme et cessez d etre nombriliste ce n est pas une journée de salaire en moins qui va vous ruiner reveillez vous tant qu il est temps