La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

Ce sera un dommage collatéral de la fusion entre l'ANPE et l'Unedic que n'avaient pas forcément anticipé l'Unsa et la CFTC. Les deux organisations vont probablement disparaître au niveau national et dans de multiples régions de Pôle emploi. De fait, les élections professionnelles, qui devraient se dérouler en juin, vont les contraindre à passer sous les fourches Caudines de la réforme de la représentativité et il est peu probable que leur performance s'éloigne de l'équation mathématique de leurs scores antérieurs. Elle donne à peine plus de 3,5 % pour l'Unsa, dont le sort s'en retrouve déjà définitivement scellé. La CFTC, elle, risque fort de ne pas atteindre les 10 %, d'autant qu'elle vient de perdre les syndicalistes autonomes de l'ANPE qui l'avaient rejointe il y a quelques années. La petite CGC devrait, elle, sauver temporairement sa peau grâce au collège cadre. Le futur paysage syndical de Pôle emploi sera donc simplifié, mais il restera encore tout de même 5 organisations, de FO (à plus de 20 %), à la CGC, en passant par la CGT, le SNU-FSU (autour de 16 %) et la CFDT (entre 10 % et 12 %). Surtout, Pôle emploi, qui s'est largement appuyé sur la CFTC et l'Unsa pour les premiers accords sur la fusion, est condamné à revoir sa stratégie de relations sociales.