Agression au Pôle Emploi : de la prison avec sursis. (Eric Berbudéa dans La Nouvelle Réublique)
C’est dans cette agence, située au centre commercial Belfontaine (Hyper U) de Parthenay que les faits se sont produits le 10 mars dernier.
Déjà menacé par une saisie, il n'a pas supporté d'apprendre, au Pôle Emploi de Parthenay, qu'il arrivait en fin de droits. Il a fracturé le genou de la conseillère.
"Je regrette énormément le comportement que j'ai eu envers les fonctionnaires du Pôle Emploi". Cet homme de 39 ans n'a rien d'un excité à la barre du tribunal de Bressuire. Il parle calmement et on ne l'imagine pas sautant sur le bureau d'une conseillère du Pôle Emploi de Parthenay, se jetant sur elle et lui provoquant une grave fracture du genou. C'est pourtant ce qu'il a fait, le 10 mars dernier. «En fait, j'ai pas réalisé ce que je faisais. J'étais en fin de droits et quand cette fonctionnaire m'a indiqué ça, j'ai cru que j'allais me retrouver immédiatement sans revenu et pour moi c'était la pire des choses… » Deux jours avant, c'est à un huissier de justice qu'il s'en était pris. Après avoir reçu un courrier, le menaçant de saisie s'il ne versait pas 300 €, il avait répondu par un SMS menaçant : «Si tu viens chez moi, je te coupe en deux. » Le président Damien Desforges analyse ce geste : «Au lieu de négocier avec cet huissier, là, vous coupiez court à toute discussion. »
"Toute violence est illégitime ”
L'homme mesure pleinement combien son comportement est anormal : «Depuis, j'ai engagé des soins psychologiques… » Par le biais de son avocate, l'huissier ne demande qu'un euro symbolique, en réparation des dommages et intérêts, ainsi que 400 € pour frais de procédure. En revanche, la salariée du Pôle Emploi fut autrement traumatisée par le comportement de ce chômeur (lire par ailleurs). Par la voix de Véronique Emmanuel-Toribio, le ministère public a requis une peine de dix mois dont six avec sursis : «Les agents du Pôle Emploi n'ont pas à subir des dommages collatéraux, physiques, parce que ce monsieur n'a pas supporté la froideur de la situation économique ! » «Toute violence est illégitime », a d'emblée précisé Me Gildas Lesaichère, avocat du prévenu. Mais il apporte des éléments qui peuvent expliquer ces coups de colères : «Sur son parcours, il est très pudique, mais il faut tout de même réfléchir sur ce qu'il a vécu. Il n'a jamais été violent. L'explication, elle est bien dans le calvaire économique et social dans lequel il se trouvait. Non seulement il lui fallait vivre avec des sommes très modestes (600 € par mois) mais en plus il lui fallait en rembourser une partie en raison d'un trop versé ! » Et l'avocat montre aussi du doigt les agents du Pôle Emploi, qui avait noté des antécédents colériques du prévenu sur le registre « Hygiène et sécurité » de l'agence : «C'est illégal, ce traitement nominatif. On a décidé qu'il était un cas difficile. Quand on base ça sur ce type de fichage, on comprend mieux comment on peut en arriver à de telles situations… » Finalement, le prévenu a été condamné à dix mois de prison avec sursis. Durant la période de mise à l'épreuve de deux ans, il lui est interdit de prendre contact avec ses victimes (sauf si eux le souhaitent) et il aura obligation d'indemniser ses victimes. Pour les dommages de la conseillère agressée, l'affaire est renvoyée sur intérêts civils, en attendant la consolidation de sa situation médicale.
Éric Berbudea
L'avocat de la salariée de Pôle Emploi, Me Jean François Trespaillé, a détaillé sa situation : «Elle ne peut être présente car elle est toujours hospitalisée au Grand-Feu, qu'elle n'est pas consolidée et qu'elle ne peut pas marcher. Les faits sont d'une rare violence, physique mais aussi psychologique. La victime n'était là que pour faire son travail. Depuis son agression, sa situation à elle, c'est trois antidépresseurs par jour, un somnifère, une psychologue deux fois par semaine. Une dépendance de tous les jours, car elle ne peut poser le pied par terre et elle a besoin d'aide pour qu'on l'habille ou qu'on fasse sa toilette… »
Message de Rachel posté sur le site le 9 avril:
"bonjour à tous
c'est moi la victime de l'agression, je peux enfin prendre un peu la parole. je voulais tous vous remercier pour les petits messages que vous m'envoyez. ils m'aident vraiment et je me sens soutenue dans mon combat physique et psychologique qui sera long et non sans conséquence. prenez soin de vous et profitez de la vie. à bientôt j'espère.
rassure toi frank, pas de plan social a l'horizon.<br />
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Les partenaires sociaux dans l'accord du mois de décembre ont acte le fait de maintenir l'unedic en déficit d'1 mois de cotisations.<br />
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Le retour a l'équilibre total entrainerait 2 choses :<br />
- remboursement a l'état de 1,5 milliards (cf l'affaire des recalcules) <br />
- reversement a la CRAM de 3 points de cotisation (sur un total de 6,4) pour financer les retraites (loi fillon 2003 sur les retraites).<br />
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Donc il n'y a aucune volonté d'equilibr des comptes.
Réponse à patatras, tes idées ne sont pas les meilleures solutions.<br />
je m'explique, baisse de la productivité tout en gardant la même masse salariale, ça veut dire peut être un plan social pour équilibrer les comptes. Résultats de tout ça, ceux qui restent auront plus de travail et moins de temps pour l'accomplir et donc il y a aura plus de réclamations.<br />
s'il te plaît patatras, trouve autre chose !!!
@ patatras : en voilà une bonne idée : réduire de moitié le nombre de dossiers traites par agent chaque jour.<br />
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Comme ça on augmentera le stock, on augmentera les délais de traitement, on retardera les paiements, on generera encore plus de visites, d'agressivité et d'agressions !!!!!
Bonjour à tous et particulièrement à Rachel à qui je souhaite un prompt rétablissement.<br />
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Je suis consterné par l'attitude de la Direction de Pôle Emploi dans cette affaire. <br />
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D'autant plus consterné que pour contester la désignation de délégués ou de représentants syndicaux (de Solidaires Sud Emploi en l'occurence) auprés des tribunaux d'instance, elle n'hésite pas à mobiliser ses meilleurs avocats et ses DRH qui, eux, sont présents à l'audience et se battent becs et ongles pour défendre leurs intérêts.<br />
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Le même intérêt et la même détermination auraient été trés utiles pour soutenir activement Rachel...<br />
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Deux poids, deux mesures, je suis dégoûté !
Tout d'abord une pensée pour Rachel et ravie qu'elle ait pu s'exprimer et ous donner de ses nouvelles.<br />
Je suis consternée également par l'absence d'avocat de Pôle emploi: quel manque de considération envers notre collègue meurtrie!!!<br />
Je comprends la détresse d'un Homme mais je ne pardonne pas une telle violence d'autant qu'il n'en était pas à son coup d'essai... <br />
Que faut-il? un mort??<br />
Rachel a raison: prenons soin de nous !