La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
« Pôle Position » vient au secours des intérimaires de l'automobile Publié le mercredi 13 mai 2009 dans Nord Eclair
Le dispositif signé par 11 partenaires s'appuiera sur 4 plates-formes d'accompagnement: Liévin, Douai, Valenciennes et Maubeuge.
Depuis le début de la crise, tout le monde s'accorde à dire que les premières victimes « silencieuses », ce sont eux : les intérimaires. Avant les mesures de chômage partiel, avant les plans sociaux, les dirigeants d'entreprise réduisent la voilure côté intérim pour affronter la baisse des commandes. En un an, le nombre de ces contrats a diminué de 29 % en région.
Un phénomène dont l'impact se fait particulièrement sentir dans les secteurs du BTP et surtout de l'automobile (- 74 % en un an, plus de 5 000 personnes touchées). Un rapide test que nous avions mené dans les agences d'intérim à Douai (notre édition du 30 mars) avait produit ce constat : rien, le désert, pas une mission de plus d'un jour disponible.
Le drame étant que les intérimaires restaient jusqu'alors exclus des dispositifs de reclassement tel que le contrat de transition professionnelle (CTP), qui permet à un salarié licencié de conserver 80 % de son salaire tout en enclenchant une démarche de formation.
C'est pour parer à cette urgence qu'est né « Pole Position ». Une métaphore sportive qui cache un dispositif à 3 millions d'euros associant l'ensemble du microcosme de l'emploi : l'AFPA (Association pour la formation professionnelle des adultes), Pôle emploi, le conseil régional, l'État (via la DRTEFP, la direction régionale de l'emploi et de la formation professionnelle), le Fonds social européen (FSE, premier financeur avec 1,285 million d'euros) et les cinq agences d'intérim impliquées dans la filière automobile.
Le but est simple : offrir à 800 bénéficiaires un accompagnement personnalisé (un entretien hebdomadaire avec un référent et des ateliers de groupe) pendant douze mois maximum. L'objectif est double : soit développer les compétences de l'intéressé, soit l'aider à se reconvertir dans des secteurs plus porteurs via des prestations de bilan, d'orientation ou de formation. Contrairement au CTP, ce dispositif ne prévoit cependant pas de régime d'indemnisation du chômage particulier.