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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Pôle emploi dans tous les média.


Au Pôle emploi, «un conseiller pour 300 chômeurs»

(Libération le 11 juin 2009 )

Pendant que des remous agitent la direction de l'organisme issu de la fusion entre les Assedic et l'ANPE, les agents se plaignent d'un manque criant de moyens pour endiguer le flot des nouveaux demandeurs d'emplois.

JULIEN LALOYE

Le nouveau Pôle emploi ne satisfait ni ses salariés ni les demandeurs d'emploi 


Le nouveau Pôle emploi ne satisfait ni ses salariés ni les demandeurs d'emploi (REUTERS)

Nicolas Sarkozy l'avait promis pendant la campagne présidentielle, la fusion de l'ANPE et des Assedic au sein du Pôle emploi devait être un des outils majeurs de la lutte contre le chômage, le remède miracle pour passer en-dessous de la barre des 5% de sans emplois à l'horizon 2012. La réalité est toute autre. Officiellement en place depuis le mois de janvier, le Pôle-emploi semble bien mal-né, entre mécontentement des agents et querelles de dirigeants.

Une direction remise en cause

Dernier rebondissement en date, la saillie lancée par Alain Lecanu, membre du conseil d'administration, dans le journal Les Echos, où ce dernier ne réclame pas moins que la démission du directeur général du Pôle emploi et ancien directeur de l'ANPE, Christian Charpy.

Selon Alain Lecanu, président du comité d'évaluation de Pôle emploi, les personnels sont «bousculés» (conjoncture, RSA, perspective d'inscription massive à la rentrée), à cause d'un directeur général qui fonctionne en cercle fermé et met le conseil d'administration devant le fait accompli. «Il nous faut à la tête du service public de l'emploi un vrai patron, qui vienne du privé car Pôle emploi n'est pas une administration comme l'était l'ANPE mais une entreprise» continue ce représentant du CFE-CGC, le syndicat des cadres.

La réponse du directeur général de Pôle emploi n'a pas tardé, Christian Charpy rappelant que son mandat «relevait du président de la République», et qu'à ce titre, il n'avait de comptes à rendre à personne d'autre. Les autres membres du conseil d'administration n'ont pas souhaité relayer la polémique, mais le mal était fait.

Un afflux de chômeurs sans précédent

Dans un contexte difficile pour le Pôle emploi, qui doit faire face à un afflux considérable de nouveaux chômeurs en raison de la crise économique, la base ne goûte que modérément à ces échanges d'amabilité. «Ces propos relèvent plus d'une chasse à l'homme qu'autre chose», explique Colette Pronost, secrétaire générale adjointe du SNU (Syndicat national unitaire). «Depuis le début, cette fusion correspond à un affichage politique de la part de Nicolas Sarkozy. Christian Charpy ne fait que suivre une directive présidentielle».

Le SNU est beaucoup plus remonté quand on évoque les conséquences de la fusion entre les deux organismes, «prévue alors que la crise économique n'était pas encore arrivée en France». «On doit prendre en charge un nombre considérable de chômeurs récents que nous ne sommes pas capables d'accueillir dans des conditions décentes». La situation sur le terrain fait écho aux derniers chiffres nationaux, qui comptabilisent 187 000 destructions d'emplois au premier trimestre 2009.

Un personnel surmené

Démonstration dans le Languedoc-Roussillon, où les agences du Pôle emploi ont vu le nombre de chômeurs inscrits exploser, passant de 100 000 à 130 000 entre l'automne dernier et le mois d'avril. «Nous sommes saturés et le service rendu aux usagers s'en ressent fortement», se désole Jean-Luis Sanchez, délégué syndical de Sud emploi dans la région.

«Alors qu'on avait réussi à réduire le délai d'attente entre l'inscription et le rendez-vous avec un agent à cinq jours avant la fusion, on est repassé sur des délais beaucoup plus longs, presque trois semaines en moyenne. Sans parler de la nouvelle permanence téléphonique. Les gens viennent s'inscrire chez nous et on leur répond qu'il faut qu'ils appellent un numéro surtaxé (ndlr : le 3949) où il faut attendre des heures. Inutile de préciser que la plupart ne comprennent pas trop». Le mécontentement augmente, les files d'attente s'allongent et la charge de travail s'accroît considérablement pour les conseillers du Pole emploi.

Trois semaines pour un simple rendez-vous

La ministre de l'Economie Christine Lagarde avait annoncé lors de la fusion qu'à terme, le portefeuille de chaque conseiller -le nombre de dossiers qu'il est amené à suivre- n'excéderait pas 60 personnes, voire 30 pour les cas jugés les plus difficiles (maladie grave, détresse psychologique...). «Sur le terrain, on est plus proches des 100 ou 150 demandeurs d'emploi par agent. Certains doivent même monter jusqu'à 300 pour gérer le flux de nouveaux inscrits», rétorque Jean-Lous Sanchez.

Des chiffres qui sont encore au-delà de ceux fournis par les Echos la semaine dernière et qui reflètent bien les difficultés vécues au quotidien par le personnel du Pole emploi. «Les différences culturelles entre nos deux métiers (ndlr : l'accompagnement de la recherche d'emploi d'un côté, le calcul des indemnités de l'autre) entraînent un profond malaise» détaille le SNU. «On n'est pas contre le principe d'un conseiller unique par chômeur, mais il faut nous donner des moyens supplémentaires». Traduction, de nouvelles embauches pour accueillir les 60 000 chômeurs supplémentaires qui se pressent chaque mois au pôle emploi.

18 000 embauches nécessaires, selon les recommandations du Sénat

Le gouvernement a débloqué 1800 postes, un effort jugé ridicule par les deux représentants syndicaux. «Si on s'attache à la logique arithmétique évoquée par Christine Lagarde, soit 60 inscrits pour un conseiller, il faudrait que l'on ait 60 000 agents, alors que nous ne sommes que 42 000 aujourd'hui», explique le SNU, qui se base sur le rapport de Serge Dassault, rendu public avant la fusion. «Et Serge Dassault on ne peut pas lui reprocher d'être favorable à la cause des fonctionnaires». «Rien que dans le Languedoc, nous aurions besoin de 700 nouveaux agents pour rendre un service de qualité», ajoute Sud.

Les deux syndicats, avec la CGT, défileront sous la même bannière le 18 juin prochain pour montrer leur désaccord contre «les mesures récentes qui font peser sur les demandeurs d'emploi diverses formes de pression pour les orienter vers les métiers en tension, précaires et mal payés», selon le communiqué unitaire. La mobilisation ne devrait pas être très forte en cette période «mais elle traduit un vrai malaise au sein du personnel».

Des agents poussés à la délation


C'est qu'en plus d'être obligés d'offrir le même service à des demandeurs d'emplois de plus en plus nombreux, les agents du Pôle emploi sont initiés au principe de la délation. Toute nouvelle demande d'inscription s'accompagne en effet d'une vérification de la pièce d'identité. L'ANPE et les Assedic demandaient déjà un justificatif, mais sans jamais en vérifier l'authenticité. Cette fois, les salariés du Pôle emploi sont invités à s'assurer de la validité de la pièce d'identité en question, et avertir la préfecture si elle est fausse. «Tout en répondant à l'usager concerné qu'on ne peut pas traiter son dossier pour cause de problème technique. Cette chasse à l'étranger est invivable pour moi en tant que citoyenne et inimaginable en tant qu'agent de service public», conclut la secrétaire générale adjointe du SNU.

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C
Comme promis, j'ai interpellé les hautes instances de la CGT et pour la manif de demain, pole Emploi est concerné, soyons aux côtés des travailleurs de la sante. Tous dans la rue demain 13 juin 2009 pour la manif contre la casse du service public Après le 29 janvier, le 19 mars, le 1er et le 26 mai, on continue APPEL DE LA COMMISSION EXECUTIVE FEDERALE<br /> Le samedi 13 juin faisons nous entendre.<br /> La crise, c’est eux !<br /> La solution, c’est nous !<br /> Bas salaires, suppressions d’emplois, licenciements, augmentation de la charge de travail, casse de la protection<br /> sociale et marchandisation de la Sécurité sociale… ne font qu’accentuer cette crise et plongent des<br /> milliers de salariés, retraités, privés d’emplois dans la spirale de la pauvreté, de la précarité…<br /> L’Association Internationale de la Sécurité Sociale et l’Organisation Internationale du Travail se rejoignent<br /> sur un point : « la protection sociale non fondée sur la répartition a donné la preuve de son<br /> échec ».<br /> • Les fonds de pension privés ont vu s’évaporer 5 000 milliards de dollars en 2008, avec pour conséquence<br /> directe une baisse drastique des niveaux de retraites de millions de personnes âgées, notamment<br /> aux Etats Unis.<br /> • Ces fonds de capitalisation ont contribué à la croissance malsaine des marchés financiers.<br /> Au moment où de nombreux économistes s’accordent pour reconnaître que le système français de protection<br /> sociale représente un véritable « amortisseur de la crise », le Medef et le gouvernement voudraient le<br /> mettre à mort.<br /> Le démantèlement de nos services et organismes est en marche. Aucun secteur professionnel n’est<br /> épargné.<br /> L’objectif apparaît clairement, réduire la Sécurité sociale, dans toutes ses composantes, Msa, Régime général<br /> et Régime social des indépendants à une couverture universelle a minima et la vendre à l’encan aux<br /> intérêts privés des assurances.<br /> Au-delà des effets d’annonces d’un gouvernement pour qui l’essentiel réside non pas dans la qualité du<br /> service mais dans l’affichage des mesures, la réalité quotidienne dans nos organismes est catastrophique.<br /> La mise en oeuvre du RSA avec des moyens insuffisants va conduire à précariser encore plus une<br /> population fragile.<br /> Nous, salariés de la protection sociale, revendiquons une Sécurité sociale des travailleurs salariés adaptée<br /> aux besoins d’aujourd’hui et fondée sur les principes du Conseil National de la Résistance, couvrant tous<br /> les aléas de la vie, un financement élargi basé sur les richesses créées dans l’entreprise, une gestion par les<br /> représentants des assurés sociaux élus au suffrage universel et représentés proportionnellement.<br /> Le regroupement des CPAM, la situation désastreuse des URSSAF, la disparition des CRAM et<br /> des URCAM dans le cadre des Agences Régionales de Santé, la Révision Générale des Politiques Publiques<br /> n’ont qu’un objectif, faire de nos droits fondamentaux une marchandise comme les autres soumise<br /> aux fluctuations boursières.<br /> Pôle emploi, à peine né, subit déjà de plein fouet les effets conjugués de la crise et de la précipitation<br /> directionnelle à vouloir accélérer une fusion au détriment des allocataires et des salariés.<br /> Les Missions Locales, confrontées à une jeunesse sacrifiée sur l’autel du capitalisme, trimbalée de stage<br /> en stage, de petits boulots en mission intérim, sont au quotidien amenées à jongler avec des situations de<br /> plus en plus alarmantes.<br /> Les Aides à Domicile, font face à des employeurs qui sont restés à l’âge de pierre du dialogue social :<br /> 0,69 % d’augmentation de salaire pour l’année 2009, 240 heures d’astreinte par mois, 1 dimanche travaillé<br /> sur 2 et une amplitude journalière de 13 heures dans la négociation de la nouvelle convention collective.<br /> C’est « le travailler plus pour gagner moins… ».<br /> Les salariés des Mutuelles et des Institutions de Retraite et de Prévoyance constatent chaque jour<br /> que leurs employeurs sont surtout soucieux de se placer en « ordre de marche » pour capter le futur marché<br /> de la santé et d’une Sécurité sociale bradée à la concurrence. Fusion et restructuration sont le lot quotidien<br /> des personnels qui voient doucement leur activité glisser vers de « l’assurantiel lucratif ». La marchandisation<br /> des secteurs de l’économie sociale est somme toute révélatrice de la volonté gouvernementale<br /> de déstructurer entièrement notre modèle de protection sociale.<br /> La preuve est faite, leur politique de réduction des coûts de gestion et de suppression massive d’emplois<br /> est nocive pour la population, pour l’économie.<br /> L’augmentation des salaires,<br /> le développement de la protection sociale,<br /> voilà les remèdes « anti-crise »,<br /> voilà ce qu’il nous faut imposer.<br /> Dans cette perspective, la fédération appelle les salariés de toutes nos professions à participer<br /> massivement aux manifestations, organisées dans les régions, le 13 juin 2009.<br /> • Le retrait de la « loi Hôpital, patients, santé et territoires »,<br /> • La fin des exonérations de cotisations sociales qui plombent les comptes de la Sécurité sociale.<br /> • L’arrêt de toutes les suppressions d’emplois, des licenciements individuels, collectifs et économiques,<br /> • Le recrutement de personnels en CDI pour répondre aux besoins des populations et à la nécessité<br /> de développement d’une protection solidaire et de haut niveau,<br /> • La suspension de toutes les mesures de dénonciation ou de remise en cause des conventions, usages<br /> et accords collectifs,<br /> • La défense du droit à la retraite, pleine et entière pour tous les salariés à 60 ans,<br /> • La reconnaissance des qualifications avec la reconstruction des grilles de classification sur la base<br /> d’un salaire minimum à 2000 €uros bruts mensuels avec l’attribution immédiate de 200 €uros<br /> mensuels pour tous. Tous dans la rue ce samedi<br /> 18 mai 2009
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L
Une chose simple est a faire ,sortir sous IOP les portefeuilles des tous Les agents ,et de surligner les portefeuilles fictifs,ceux des Cadres ou des retraites ou absents suite a mutation.....ensuite il sera tacime de faire une moyenne et de la présenter a ma direction .en tous cas en grève le 18 sera un premier moyen de expression !!!
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P
Attention ! grosse différence entre : vérification de l'identité + autorisation de travailler sur le territoire (c'est notre boulot) et contrôle de l'authenticité d'une pièce d'identité + photocopie (c'est pas notre boulot).<br /> Toute justification selon laquelle c'est un devoir citoyen de faire un contrôle type années 40 afin d'éviter la fraude est granguignolesque ! La fraude était estimée à 2% avant la mise en place du contrôle des papiers à l'assedic et ce taux n'a pas bougé d'un poil ! C'est dégueu de stigmatiser les privés d'emploi plutôt que de s'attaquer à ceux qui fournissent les fauses attestations et bulletins de salaire !
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C
Il me semble qu'avant l'application de la directive de la direction concernant la vérification d'identité par les agents ex anpe, les agents ex assedic le faisaient.
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E
c est simple, c est arithmétique c est clair
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