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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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La grève de Pôle emploi par l'AFP.

Six mois de Pôle emploi: grève des agents pour exprimer "colère" et malaise"

PARIS (AFP) - 18.06.2009

Six mois après sa naissance, Pôle emploi a connu jeudi une nouvelle grève, moins suivie et moins unitaire que celle de début janvier, pour exprimer "la colère" et "le malaise" de salariés confrontés aux double effet de la fusion ANPE-Assedic et de l'explosion du chômage.

voir_le_zoom : Un employé conseille un demandeur d emploi, le 29 février 2009, dans une agence Pôle emploi de DijonUn employé conseille un demandeur d'emploi, le 29 février 2009, dans une agence Pôle emploi de Dijon

 

Six mois après sa naissance, Pôle emploi a connu jeudi une nouvelle grève, moins suivie et moins unitaire que celle de début janvier, pour exprimer "la colère" et "le malaise" de salariés confrontés aux double effet de la fusion ANPE-Assedic et de l'explosion du chômage.

AFP/Archives - Jeff Pachoud
voir_le_zoom : Crise et grève dans le nouvel organisme de suivi des chômeurs
Crise et grève dans le nouvel organisme de suivi des chômeurs


Près de 14% des salariés ont, selon la direction, cessé le travail et près de 100 sites ont été fermés en métropole sur environ 1.500 (Dom compris) dans le cadre d'un appel à la grève lancé par trois syndicats (Snu-FSU, CGT et Sud Emploi) pour dénoncer notamment la détérioration des conditions de travail.

AFP/Infographie -

Six mois après sa naissance, Pôle emploi a connu jeudi une nouvelle grève, moins suivie et moins unitaire que celle de début janvier, pour exprimer "la colère" et "le malaise" de salariés confrontés aux double effet de la fusion ANPE-Assedic et de l'explosion du chômage.

Près de 14% des salariés ont, selon la direction, cessé le travail et près de 100 sites ont été fermés en métropole sur environ 1.500 (Dom compris) dans le cadre d'un appel à la grève lancé par trois syndicats (Snu-FSU, CGT et Sud Emploi) pour dénoncer notamment la détérioration des conditions de travail.

Scandant "Pôle emploi en colère, les chômeurs dans la galère" et dénonçant souvent "une fusion à marche forcée", de 250 à 400 salariés franciliens, selon la police et les syndicats, ont manifesté à Paris, à l'appel de six syndicats.

Le 5 janvier, jour d'ouverture du nouvel organisme chargé d'inscrire et d'indemniser les demandeurs d'emploi, 18,9% du personnel, selon la direction, avait répondu à l'appel à la grève lancé par les syndicats pour s'opposer à la fusion ANPE-Assedic qui a créée Pole emploi.

Le Snu, principal syndicat, a fait état jeudi d'"un peu moins de 20% des effectifs mobilisés", avec une participation "forte" dans des régions comme la Basse-Normandie (40%), l'Ile-de-France (près de 30%) ou la Bretagne (27%). Pôle emploi compte environ 45.000 salariés.

"Colère et lassitude" prédominent chez les salariés de Pôle emploi, et du côté des chômeurs "la file d'attente existe mais n'est pas visible en agence, car les gens sont renvoyés sur le téléphone 39 49", selon Stéphane Guillou (CGT).

"Nous avons redemandé un moratoire de la fusion, Christian Charpy nous a dit que ça aggraverait les choses", a-t-il rapporté après un rendez-vous de l'intersyndicale avec le directeur général, jugeant que la fusion n'apportera ni proximité ni simplification aux usagers, mais "la casse du service public".

Après un entretien avec le Premier ministre François Fillon mercredi, M. Charpy, contesté récemment par plusieurs administrateurs de Pôle emploi mais conforté par le gouvernement, avait considéré de sa "responsabilité d'apporter des réponses" aux "inquiétudes" des personnels.


Formations trop courtes à leurs nouveaux métiers (accompagnement des demandeurs d'emploi ou indemnisation) et effectifs insuffisants pour faire face à un afflux d'inscrits au chômage sont en tête des motifs de "ras-le-bol" exprimés par les agents.

Dans beaucoup d'endroits, le nombre de demandeurs d'emplois suivis par conseiller avoisine 120 à 130, voire 200 à 300, assurent plusieurs agents. "Les demandeurs d'emploi arrivent dans un état d'angoisse épouvantable et ne nous trouvent pas à la hauteur", a témoigné Annette Dubois, une manifestante jeudi.


Siham Mcharek (CGT), ex-ANPE travaillant dans l'Essonne, a évoqué des "collègues désemparés, qui doivent tout faire à la va-vite et sont beaucoup plus nombreux en arrêt maladie".

Les 1.840 postes supplémentaires, dont 1.000 CDI, annoncés par Nicolas Sarkozy, auxquels Pôle emploi a décidé d'ajouter 500 CDD dévolus à des plateformes téléphoniques régionales restent loin du compte à leurs yeux.

"Pas assez d'effectifs pour verser les indemnités, placer les chômeurs et en plus accueillir les bénéficiaires du RSA", a résumé un salarié de l'Essonne, Benoît Gauchard (Snu).

Le Snu a vu dans cette grève "un avertissement de la catastrophe sociale qui se prépare en septembre".


© 2009 AFP

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A
je vous confirme que nous (les agents de l'ale de st astier)sommes sous le choc suite à ce tag. nous avions l'habitude de travailler sans agressions ni même incivilités et depuis le debut de l'année 2009, il y en a de plus en plus. nous avons des portefeuilles de presque 200 DE sur une zone rurale étendue et bien entendu sans transports en commun. donc oui nous y mettons toute notre énergie et notre conscience professionnelle pour aider les demandeurs d'emploi. c'est pourquoi le collectif a réagi immédiatement en écrivant ce courrier pour exprimer ses craintes et son ras le bol et pour dire stop à cette escalade du faire plus avec le moins. pour l'instant on nous a répondu que nous pouvions contacter la cellule d'écoute !!
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P
suite au commentaire n°5, je viens d'envoyer copie du courrier avec les photos du site tagué sur la boite mail de "la fusion pour les nuls". J'espère qu'elle pourra être publiée. J'ai pu échanger avec une conseillère de St Astier ce matin. Le collectif est vraiment sous le choc...
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S
Le collectif des agents Le 19 juin 2009<br /> POLE EMPLOI<br /> « Le Bateau »<br /> 24110 SAINT-ASTIER<br /> A Monsieur C.CHARPY, directeur général,<br /> Madame M.DAGNICOURT NISSANT, directrice régionale,<br /> Monsieur A.NACHIT, directeur territorial<br /> <br /> Madame, Messieurs,<br /> <br /> Depuis la création de notre agence en 2004, nous n’avions jamais eu à déplorer d’actes agressifs majeurs.<br /> <br /> Depuis le 1er janvier 2009, date de la fusion ASSEDIC / ANPE et donc la création du POLE EMPLOI, nous constatons une augmentation des tensions vis à vis de notre institution et de ses agents, alors que nous sommes une agence rurale de proximité :<br /> <br /> - Agressions verbales<br /> <br /> - Agence taguée le 30 mars 2009<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> - Et ce jour, le 19 juin 2009 <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Nous nous sentons en danger, car menacés de mort dans ce dernier tag.<br /> <br /> Jusqu’où ira l’agressivité ?<br /> <br /> Nous n’acceptons pas de travailler dans l’insécurité alors que nous assumons au mieux et en toute conscience professionnelle la surcharge de travail imposée par cette fusion non préparée.<br /> <br /> Quel soutien pouvons-nous attendre de votre part, concernant nos conditions de travail et notre sécurité au travail ? Et que comptez-vous mettre en place pour nous permettre d’exercer correctement notre mission auprès des demandeurs d’emploi et des entreprises ?<br /> <br /> Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous nous gardons le droit d’exercer notre droit de retrait si nécessaire.<br /> <br /> <br /> Le collectif des agents du POLE EMPLOI de SAINT-ASTIER
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A
je ne peux pas noon plus ecrire hou la menteuse... neanmois, il y a plus d'un propos dans cet article qui me fait bondir. 94% d insqcrits dans les 5 jours certes, mais l amalgame est fait hativement entre inscription et indemnisation. ce n'est pas parce qu'on est capable d'inscrire des gens que le reste suit, notamment l'indemnisation. par ailleurs la construction d'une nouvelle ligne managériale de 1500 personnes n'est pour l instant ni faite ni à faire. on connait juste notre futur chef, qui gerera 2 sites eclatés (bon courage), ni adjoint, ni responsable d equipe, ni compo des équipes... le tout a la rentrée. comment bosser sereinement dans ces conditions?????
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A
commentaire affligeant mais bien conforme aux pratique de LW et du Figaro... rien que pour ça il faut se mobiliser massivement... et pas ds 6 mois...<br /> Prendre ses responsabilités, c etait justement faire greve hier.
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