La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
"Est-il absurde de désirer l'impossible ?"
Du coup, Pôle emploi est devenu un gisement… d'emplois. Mais la fusion Anpe-Assedic n'a pas été suffisamment anticipée, et le gouvernement a tardé à admettre la nécessité du renforcement des effectifs alors que la crise charriait son lot de plans sociaux. Ce n'est qu'à partir de la mi-juillet que les premières nouvelles embauches viendront compléter le personnel. En attendant, « ça craque » constatent les salariés de Pôle emploi et les chômeurs qui « galèrent » dans leurs relations avec un organisme croulant sous les dossiers et dont la direction reconnaît elle-même les « difficultés ». Enfin, ce ne sont pas les prévisions de l'Insee concernant le chômage pour la fin de l'année qui vont rassurer les uns et les autres. La sortie de crise n'est pas à brève échéance.
Tous les partenaires sociaux n'étaient pas hostiles à la fusion Anpe-Assedic, même s'ils font état de « cultures différentes » de la part de ces deux organismes. Les chômeurs ne voyaient pas non plus forcément d'un mauvais œil que leurs dossiers soient regroupés sous une même enseigne. Reste que cette réforme aurait mérité d'être plus mûrement préparée et plus fortement accompagnée d'entrée en moyens humains. Aujourd'hui, les problèmes de Pôle emploi donnent raison à ceux qui dénonçaient une fusion « à marche forcée ». Se lancer dans cette opération sans s'entourer des précautions suffisantes, c'était « désirer l'impossible » et sans doute « absurde ».