Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

Publicité

Les pitres de saint Pôle emploi.

La saga de Pôle emploi: du pain béni pour le Canard 

 

Les pitres de saint Pôle emploi

(Le Canard Enchaîné du 26/08/09) 


Ses promoteurs prétendaient faire du Pôle emploi une maison accueillante et ouverte pour tous les chômeurs. C’était plutôt une maison close, mardi 25, puisque toutes les agences de la région parisienne avaient dû fermer leurs portes. La raison invoquée par la direction est qu’il devenait urgent d’apurer le « stock » des quelque 4400 dossiers d’indemnisation des chômeurs en retard, afin de repartir d’un bon pied à la rentrée. Une argumentation qui prête à sourire. Car, pendant qu’ils étaient ainsi coupés du monde, les agents du service public n’ont évidemment pas pu traiter les dossiers des nouveaux chômeurs… qu’il faudra bien prendre en compte dès la réouverture des guichets. Pour gagner une journée, le Pôle emploi a pris un jour de retard. Le sapeur Camember, qui creusait un trou afin d’enfouir la terre du trou précédent, fait des adeptes.

Pour les syndicalistes, ce faux pas supplémentaire n’est qu’une nouvelle illustration de l’invraisemblable bazar qu’est devenu le service public de l’emploi, notamment en Ile-de-France. Quelques exemples.

A Argenteuil (95), le Pôle emploi compte moins de postes de travail que d’employés. Les salariés doivent donc poireauter, comme de vulgaires chômeurs, dans une file d’attente, avant de s’asseoir à un bureau.

A Villejuif (94), les agents chargés de l’indemnisation viennent d’emménager dans de nouveaux locaux encore en travaux. Il leur faut donc contourner l’immeuble, pénétrer par une porte dérobée et travailler pendant qu’au dessus de leur tête les peintres badigeonnent le plafond. Pour tout arranger, le parking promis se fait attendre et les employés doivent faire plusieurs fois le tour du quartier avant de trouver une place. Le patron de ce bureau n’aurait qu’à se démener pour alléger les difficultés. Mais il a été avisé qu’il pourrait être muté le 1er septembre, mais qu’il pourrait aussi ne pas l’être. Cela fouette l’énergie.

A Livry-Gargan (93), le patron de l’agence a appris, voilà huit mois, qu’il allait perdre entre un et quatre employés, sur dix-huit. Malgré des dizaines de demandes, il n’a pu être informé par sa direction régionale du nombre exact ni du nom des futurs mutés. Ce sont ses syndicats qui lui ont appris, il y a quelques jours, qu’il aurait finalement trois personnes en moins. Son ego en a été un peu meurtri. Comme aucun volontaire ne s’est manifesté, la direction a demandé au petit chef de choisir ceux qui seront punis. Sympa.

Pendant ce temps, le chômage continue de monter. « Nous n’avons jamais connu une telle quantité d’inscriptions un mois d’août, témoigne une employée du Pôle emploi en région parisienne. Et nous ne voyons pas comment nous pourrons faire à la rentrée. » Peut-être en fermant définitivement toutes les agences du Pôle emploi.


A.G.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
G
Que ce soit sur ce site ou ailleurs cela fait des mois que sur l'ensemble des régions le constat est le même.<br /> Cet article vient rajouter au ridicule.<br /> Tout a été dit , démontré, prouvé. Pourtant le gouvernement et, bien sûr encore moins la direction, ne modifie d'un iota les modalités de cette fusion. Les derniers évènements montrent l'archarnement mis à réduire chaque jour un peu plus la notion de service public. Nous paierons cher cet aveuglement volontaire.
Répondre