La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

Vous présentez aujourd'hui un plan de mobilisation pour l'emploi. Quel est son contenu ?
Nous allons expliquer l'énorme effort engagé pendant l'été par tous les acteurs du service public de l'emploi pour mettre à jour les inscriptions à Pôle emploi. Plus de 1 800 agents ont été recrutés et formés, ainsi que 500 contrats aidés pour l'accueil en agence et 500 contrats à durée déterminée pour faire face à l'afflux d'appels sur les plates-formes téléphoniques. Pôle emploi a également renforcé son recours à des opérateurs privés pour le traitement des dossiers et le suivi des demandeurs d'emploi, ce qui représente 3 000 conseillers en plus. Notre priorité est l'indemnisation. Dès début septembre, nous espérons diminuer de 50 000 à moins de 30 000 le nombre de dossiers en retard.
Les déboires de Pôle emploi durent depuis des mois. Pourquoi se mobiliser aujourd'hui ?
Le gouvernement souhaite donner un élan collectif à la rentrée. Nous nous attendons à une augmentation des démarches de recherche d'emploi et des inscriptions à Pôle emploi, notamment de la part des jeunes. Par ailleurs, nous avons constaté que les dispositifs d'aides à l'emploi sont perçus comme compliqués et que certains se sentent un peu perdus. Nous avons un impératif d'explication et de promotion des mesures. C'est la raison pour laquelle nous avons préparé treize fiches pour apporter des réponses pratiques aux chômeurs, aux salariés et aux employeurs, selon leur situation.
N'est-ce pas le travail de Pôle emploi que d'informer sur les aides à l'emploi ?
Nous devons soutenir la montée en puissance de certains outils comme l'apprentissage ou la convention de reclassement personnalisé (CRP). Ces fiches détaillent de manière pédagogique à qui la mesure s'adresse, les avantages et comment cela marche, en prenant des cas types. Par exemple, on explique comment Anne-Marie, une salariée de 48 ans qui travaille dans une entreprise de transformation de saumon, peut bénéficier d'une CRP à la suite d'un licenciement économique. Cela lui permettra de suivre une formation pour se reconvertir dans un autre métier - en l'occurrence travailler avec des personnes âgées - grâce à l'obtention d'un diplôme d'Etat d'auxiliaire de vie sociale. Les fiches pourront être consultées sur le site Internet du ministère et sur celui de Pôle emploi, et elles seront distribuées dans les chambres des métiers, les maisons pour l'emploi, etc.