Un agent du Pôle Emploi de Narbonne tente de se suicider au bureau
Le Midi Libre 3 octobre 2009
La fusion entre l’ANPE et les Assedic met-elle une pression excessive sur les agents ? C’est en tout cas ce que pensent les syndicats pour expliquer le geste désespéré d’un homme d’une quarantaine d’années. Jeudi matin, il a tenté de mettre fin à ses jours dans son bureau aux ex-Assedic de Bonne Source. Hier, la famille de l’agent n’avait pas donné de nouvelles du malheureux. Jeudi, il s’est pendu avant qu’une collègue, alertée par le bruit, ne lui vienne en aide.
L’homme est l’adjoint au directeur, un poste à fortes responsabilités. Selon nos informations, il subissait un harcèlement régulier depuis des semaines. Il semblerait également que la récente création du Pôle Emploi ait créé un climat très malsain. « Rien n’est anodin, la fusion n’a pas été sans conséquences reconnaissait, hier, une source syndicale. Dans l’entourage de l’agent, on précisait qu’il avait souvent alerté sa direction sur ses difficultés. Et de dénoncer « les pressions dues à la politique de quotas et d’objectifs ». Chaque fonctionnaire serait obligé, chaque mois, de rencontrer un certain nombre de demandeurs d’emploi et d’en faire sortir un nombre défini du portefeuille. Autrement dit de leur trouver un emploi. Hier, les syndicats du Pôle Emploi envisageaient une action. À commencer par dialoguer avec le directeur.
Jean-Philippe JUAN
Pression : La vague de suicides à France Télécom relance la question sur les conditions de travail. Selon nos confrères du Figaro de vendredi, 11 000 personnes mettent fin à leur vie, chaque année en France, soit 16,5 suicides en moyenne pour 100 000 habitants. Ce taux est de 27 pour 100 000 pour les 45-50 ans. À France Télécom, il y a eu 24 suicides en 18 mois, donc 16 pour 100 000 employés. Un taux plus faible que la moyenne nationale. Mais qui ne prend pas en compte les tentatives, comme celle de Pôle Emploi.
<br />
Bonjour,<br />
Nous avons souvent tenté de mener ce genre d'actions. Moi même, j'ai souvent "oublié" de faire des offres de "régul" (en gros, des offres que l'on a indirectement pourvues, mais qui ne nous avaient<br />
pas été déposées). Elles ont été immédiatement faites par mon animateur d'équipe. Mes 150 demandeurs à voir tous les mois, je les vois parcequ'ils souhaitent être vus, parce qu'ils ont, surtout en<br />
ce moment, besoin d'aide et de soutien. Les radiations, je ne connais pas. Mais idem, la direction s'en charge à notre place.<br />
Sur notre bassin d'emploi, nous avons eu une augmentation de près de 60 % du nombre de Demandeurs d'emploi en 1 an... bien plus élevé que la moyenne nationale. La situation est extrèmement<br />
difficile, et la majorité de mes collègues (ex anpe comme ex assedic) font tout pour aider les gens. D'ailleurs, nous entendons fréquemment des remarques de Demandeurs d'emploi se disant très<br />
agréablement surpris, car ils avaient une bien mauvaise image. Et oui, quoique nous fassions, notre conscience professionnelle nous "oblige" à avancer, car en face de nous, nous avons des gens.<br />
chaque situation est unique.<br />
La grève n'est drôle pour personne. Elle coute de l'argent à celui qui la fait, elle peut pénaliser celui qui utilise nos services. Mais, parfois, elle reste la seule solution. Surtout si elle est<br />
massive et reconduite.<br />
Dans notre région, toutes les règles du droit du travail sont baffouées pour passer en "site mixte" tous les sites avant le 31 décembre (pour la prime du directeur régional ?). Croyez vous qu'ils<br />
s'inquiètent des conséquences sur les agents ou les demandeurs d'emploi ????? Non. Seule leur petite personne les intéresse.<br />
Alors je pense que je ferai grève. Parce que nous ne pouvons pas tout admettre. Parce que notre avenir en dépend. Parce que je pense que les demandeurs d'emploi devraient nous rejoindre car c'est<br />
aussi leur avenir qui est en jeu.<br />
<br />
<br />
<br />
Conseiller de pole emploi, syndiqué, je ne peux qu'être choqué par l'acte de mon collègue, et outré (je reste poli) par les analyses bidons qui sont faites à chaque fois.<br />
Je n'en donnerais qu'une seule: encore un collègue qui tente de mettre fin à ses jours dans son agence (plusieurs autres ne sont plus là).Il est hors de question de se demander s'il allait bien,<br />
s'il supportait mal la pression. Une seule chose: ARRET DU PROCESSUS DE FUSION, EMBAUCHES MASSIVES pour absorber les dégâts du chomage de masse, RECONNAISSANCE DE NOTRE TRAVAIL.<br />
<br />
<br />
<br />
Je vois que dans les commentaires, j'ai un auteur qui a une lettre près à le même pseudo!<br />
C'est vraiment un manque d'imagination!<br />
<br />
<br />