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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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40 ans de travail au sein du Service Public de l'Emploi.

Françoise EnteUne conseillère revient sur l'évolution du métier

Conseillère Pôle emploi : fascinant mais difficile

Nord Eclair  30 avril 2012

 

Françoise Ente va recevoir demain à Wasquehal sa quatrième médaille du travail. L'occasion de s'arrêter sur sa carrière à l'ANPE puis à Pôle emploi.Un métier difficile mais selon elle fascinant.

 

 Vous avez démarré votre carrière à l'ANPE en 1972, comment avez-vous décroché ce travail ?

>>J'ai tout d'abord démarré comme institutrice à Tourcoing puis je me suis vite aperçue que cela ne correspondait pas du tout à mon profil. J'ai eu une petite période de chômage et j'ai ensuite travaillé au CHU de Lille, j'étais employée par un cabinet chargé de la réorganisation de certains services. Ensuite, en 1972, j'ai eu l'occasion de passer plusieurs entretiens à l'ANPE. Vous n'aviez pas besoin de passer de concours à l'époque. Il s'agissait plus d'une opportunité d'emploi que d'une vocation. Finalement, j'y suis restée toute ma carrière, jusqu'en 2011, preuve que j'ai aimé mon métier.


J'imagine que les conditions de travail n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui, racontez-nous ?


>> Cela n'avait rien à voir en effet. Vous aviez plus d'offres d'emploi que de demandes. Les hommes et les femmes venaient faire leur actualisation directement à l'ANPE.
Nous n'étions pas encore au stade de l'informatisation, ni d'internet évidemment. Je me souviens même que ce jour-là les employeurs qui avaient besoin de main-d'oeuvre en profitaient pour passer et recrutaient sur place deux à trois personnes pour commencer le lendemain. Il y avait, certes, quelques soucis dans les files d'attentes mais les gens étaient beaucoup moins agressifs qu'aujourd'hui.


Comment avez-vous vécu l'informatisation dans les années 80 ?


>> Cela n'a été évident pour personne mais surtout c'est à partir de ce moment-là que nos méthodes de travail ont changé. Nous avons eu petit à petit moins de temps à consacrer aux demandeurs d'emploi lors des entretiens. Nous devions faire entrer les profils dans des cases et les initiatives personnelles étaient donc plus difficiles.


Comment avez-vous géré les crises et la diminution des offres d'emploi ?


>> Assez difficilement d'autant que dans le Roubaisis vous n'aviez pas uniquement la problématique de l'emploi. J'ai souvent reçu des personnes rencontrant de nombreuses difficultés sociales. J'ai aussi été confrontée à l'illettrisme assez présent dans le secteur. Plusieurs fois j'ai orienté des personnes vers des organismes pour tenter de les aider.


En 2009, vous avez dû également faire face à la fusion. Cela s'est-il bien passé ?


>> Nous n'étions absolument pas prêts. Puis nous nous sommes retrouvés avec les employés des Assedic qui ne fonctionnaient pas du tout de la même manière que nous.
Nous ne pratiquions pas le même métier. Eux géraient plus l'administratif et les indemnisations et nous, nous étions en contact direct avec les demandeurs.
Les rapports n'étaient pas du tout les mêmes.


Malgré toutes ces difficultés, avez-vous aimé votre travail ?


>> Oui vraiment. Je me suis sentie utile. J'avais un bon réseau, ce qui m'a permis d'insérer pas mal de personnes dans des entreprises. Toutefois, j'ai pris souvent du recul pour ne pas me laisser envahir.


Depuis janvier 2011, vous êtes à la retraite. Vous ne vous ennuyez pas trop ?


>> Pas du tout. C'est le bonheur. Enfin je prends le temps. Je suis libre de mes horaires, de mes journées, de mes envies. Je vis à mon rythme. Je vais peut-être apprendre à pêcher...

 

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I
@ fleur : tu peux expliquer de manière plus compréhensible ton dernier paragraphe ? Quel est le rapport entre les égoïsmes et la prolifération sans égale des OS ?
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I
Sauf erreur de ma part, la médaille du travail existe aussi pour les agents publics, aux différences près que l'agent public se l'achète sa médaille et qu'il n'a pas de prime médaille du travail<br /> (puisque l'ADASA n'existe plus et que cette dernière versait une petite prime, rien à voir bien sûr avec ce qui est prévu dans la CCN).
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F
A antijp...ce qu'il y a de chiant c'est surtout ta vocation qui semble se limiter à des jugements hatifs envers celles et ceux qui font de la pensée des tentatives de concrétisation par la<br /> formalisation du réel au plus proche de vérités par définition factuelles dans les sphères travail (encore une tirade).<br /> <br /> Ce qu'il y a de chiant c'est la banalité dont tu sembles empreint ou empreinte. Cela te conduit à trouver arrogant, stupide, et j'en passe, tout propos qui sort de ton univers sclérosé.<br /> <br /> Pour cambacérès, ce n'est pas un rejet de la culture professionnelle de l'autre qui émerge, entre autres, de cette fusion.<br /> <br /> C'est surtout le mélange de ces cultures (la polyvalence totale si tu préfères, l'EID, etc), plutot que le mot culture je dirais "métiers" ou "professions", mélange qui entraine, en effet, une<br /> gestion de type privé d'un service public.<br /> <br /> Ce mode de gestion, agrémenté par des basculements en masse vers le statut de droit privé, conduit tout droit vers ce que préconise le traité de Lisbonne: "la concurrence libre et non faussée"<br /> applicable au pole emploi (service économique d'intéret général).<br /> <br /> Les égoismes participent en effet de cette dégringolade au travers de quelques kopecks en plus en échange d'un statut, au travers d'une prolifération sans égale d'organisations syndicales pour la<br /> plus grande partie d'entre elles fort peu au fait d'une pratique "privée", au travers d'un management converti aux dures lois de la performance et du résultat (ce qui n'est pas sans effet cognifif<br /> délétère sur leur comportement), au travers des écueils d'une organisation du travail où le mélange des genres conduit à la vacuité permanente sous l'oeil stupidement approbateur de directions<br /> régionales aux ordres.<br /> <br /> L'aigreur se décline souvent dans le silence...ce qui est loin d'etre mon cas. Aucun problème là dessus...tout simplement des constats désolants souvent qui, en rien, n'émoussent ma ferveur<br /> militante.
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M
Puis nous nous sommes retrouvés avec les employés des Assedic qui ne fonctionnaient pas du tout de la même manière que nous.<br /> Nous ne pratiquions pas le même métier. Eux géraient plus l'administratif et les indemnisations et nous, nous étions en contact direct avec les demandeurs.<br /> <br /> Donc ça c'est les mots de cette conseillère...ben oui c'est choquant, de lire que nous sommes des "administratifs", et de lire que les ex-anpe étaient en contact direct avec les DE...Bien sur, a<br /> l'assedic il n'y avait jamais personne, on faisait de l'administratif...
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J
Bonsoir Antijp,<br /> <br /> Merci du compliment car j'apprécie les interventions de Fleur.<br /> <br /> Par contre sache que je dis ce que je fais et je fais ce que je dis.<br /> <br /> Ma seule prétention, c'est d'être utile aux autres s'ils ont besoin de mon aide.<br /> <br /> Je n'ai aucun mérite, c'est le résultat de mon éducation.<br /> <br /> Cela peut t'apparaître chiant, je te l'accorde.<br /> <br /> Bonne chance à toi.<br /> <br /> jean-Pierre NGUYEN
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