La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
Le CAS propose une formation universitaire, de type licence professionnelle, pour les agents de Pôle emploi
Le CAS juge sévèrement le service public de l’emploi
Pourseformer.fr 21 juin 2011
Meilleure formation des agents, accompagnement individualisé des chômeurs, management par la “performance”… Le CAS (Centre d’analyse stratégique), émet des propositions concrètes d’amélioration, en pointant à son tour les défauts de l’organisation de Pôle emploi, qu’il juge mal adaptée.
Décidément, Pôle emploi vit des heures sombres… Alors que Xavier Bertrand, ministre du Travail, lui prépare une nouvelle feuille de route, la note d'analyse du CAS (Centre d'Analyse Stratégique) enfonce le clou, comme l'a fait déjà récemment le CESE. Les experts du CAS ont passé au crible vingt ans d’accompagnement actif des demandeurs d’emploi. Et la conclusion de l’analyse est sévère, car si ces dispositifs ont donné des résultats positifs pour réduire le chômage, deux défauts majeurs subsistent.
Tout d’abord, “la personnalisation de l’accompagnement n’est que partielle. Le projet personnalisé n’étant, la plupart du temps, que la transcription d’un parcours type prédéfini” en fonction du degré d’employabilité du demandeur d’emploi. Par ailleurs, “la mise en œuvre de l’accompagnement se heurte à la difficulté de pilotage, en raison de la variété des acteurs qui y sont impliqués, notamment depuis le recours à la sous-traitance”.
Plus de personnalisation
Pour remédier à cette situation, le CAS formule cinq propositions. La première vise à renforcer l’autonomie du conseiller. “Libre à ce dernier de déterminer la fréquence et la durée des entretiens, ainsi que les services à mobiliser en fonction des besoins qu’ils identifient chez le demandeur d’emploi.” Un budget de placement (achat de tenues pour les entretiens, financement de garde d’enfant…) pourrait également être à sa disposition.
En parallèle, le CAS plaide pour l’abandon des “parcours types” d’accompagnement des demandeurs d’emploi, au profit d’une logique plus personnalisée. Et pour la création d’une véritable qualification professionnelle consacrée à l’accompagnement : “Il pourrait s’agir d’une formation initiale universitaire, de type licence professionnelle, ou d’une formation continue au sein de Pôle emploi pour couvrir l’ensemble des champs de l’accompagnement (connaissance du marché du travail, psychologie… et non uniquement les dispositifs propres à Pôle emploi).”
Prendre en compte la “performance”
La quatrième proposition recommande de renforcer le management par la performance au sein de Pôle emploi “en tenant compte, parmi les indicateurs, du taux et de la rapidité du retour à l’emploi, du type de public, du contexte territorial et conjoncturel”. Une proposition qui risque de faire grincer quelques dents, parmi les agents de Pôle emploi déjà perturbés par la fusion de l'ANPE et de l'ASSEDIC.
Enfin, les experts proposent d’optimiser le recours aux opérateurs externes. La sous-traitance pouvant être activée de “façon systématique en cas de crise économique ou être sollicitée régulièrement pour certains publics cible (sous-traitance de spécialité)”.
La note du CAS:
Rapport du CAS sur Pôle emploi