La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
Prorogation de la CRP jusqu'à fin juillet 2011
AFP 29 avril 2011
Syndicats et patronat ont décidé de proroger jusqu'à fin juillet la CRP, un dispositif de reclassement des licenciés économiques, financé par l'assurance chômage, que le gouvernement souhaite fusionner avec un dispositif similaire pris en charge par l'Etat, le CTP, a-t-on appris vendredi auprès des partenaires sociaux.
Seule la CGT a manifesté son opposition à cette mesure, à l'issue d'une réunion paritaire au siège parisien du Medef.
"Nous avons déjà signé une prorogation. Nous n'avons pas discuté depuis sur le fond et la première chose qu'on fait c'est qu'on proroge encore ! Nous ne voulons pas participer à une partie de poker menteur entre l'Etat et les partenaires sociaux quant à (savoir) qui portera l'échec de la négociation sur le nouveau dispositif", a expliqué à l'AFP Maurad Rabhi, doutant que l'Etat ait la possibilité de proroger son propre dispositif.
Dans l'attente d'une réforme, les partenaires sociaux avaient déjà prolongé la convention de reclassement personnalisé (CRP) jusqu'au 31 mai. Le gouvernement avait ensuite repoussé la validité du contrat de transition professionnelle (CTP).
Les pouvoirs publics souhaitent une fusion des deux dispositifs qui achoppe notamment sur le partage du financement du futur outil commun.
"Il faut la faire cette fusion mais il faut qu'on sache quelle proportion l'Etat va assumer. Il faut aussi une vraie évaluation de ce qui marche ou pas", a commenté Marie-Françoise Leflon (CFE-CGC).
Les syndicats, comme le patronat, devraient chacun écrire au gouvernement pour le presser d'organiser une réunion tripartite (Etat, Pôle emploi et Unedic) à ce sujet - "très vite", a précisé Laurent Berger (CFDT).
Selon lui, "il y a aussi une volonté des syndicats d'élargir les publics concernés", au grand dam du patronat qui y voit un détournement du dispositif au profit de missions devant être assumées par Pôle emploi.
Fin mars, la Cour des comptes avait jugé "décevant" le bilan des deux mesures, notamment du fait du nombre "limité" des bénéficiaires: 152.000 personnes en 2009, soit 36% des licenciés économiques.
L'institution avait aussi mis en doute leur efficacité dans le retour à l'emploi, alors que leur coût "est singulièrement élevé".