La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
La nomination de Jean Bassères "ne fait désormais plus de doute" selon Les Echos
Jean Bassères pressenti pour diriger Pôle emploi
Les Echos 26 octobre 2011
Qui remplacera Christian Charpy à la direction générale de Pôle emploi à l'issue de son mandat, le 19 décembre ? Le ministre du travail, Xavier Bertrand, n'en a dit mot hier, lors du conseil d'administration extraordinaire de l'établissement public auquel il a participé ; un conseil d'administration consacré à faire un point sur les discussions en cours sur la convention tripartite Etat-Unedic-Pôle emploi qui doit fixer la « feuille de route » du service public de l'emploi de 2012 à 2014, donc celle du futur directeur général. En pleine tourmente financière, le ministre a en revanche livré un indice inquiétant sur l'évolution du chômage en septembre, à la veille de la publication, aujourd'hui à 18 heures, des statistiques officielles. Les chiffres seront « mauvais », a-t-il prévenu.
Le remplacement de Christian Charpy, ce sera pour le prochain conseil d'administration de Pôle emploi, prévu le 26 novembre -la loi prévoit qu'il soit consulté pour avis par le gouvernement. Mais le nom du prochain directeur général du service public de l'emploi ne fait désormais plus de doute. Il s'agit de Jean Bassères, actuellement chef de l'Inspection générale des finances, dont est également issue Marguerite Bérard, la directrice de cabinet de Xavier Bertrand. Il est « tout en haut de la liste », dit un syndicaliste. « C'est bouclé », n'hésite pas à affirmer un autre. Ce haut fonctionnaire du ministère des Finances a été préféré à Xavier Lacoste, le directeur général d'Alixio, la société de conseil en RH qu'il a créée avec Raymond Soubie, l'ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy. Ancien haut fonctionnaire du ministère du Travail mais aussi ancien conseiller social de Laurent Fabius, Xavier Lacoste a été jugé trop marqué politiquement contrairement à Jean Bassères, même si ce dernier aussi est passé par des cabinets ministériels de gauche dans les années 1990.
S'il a un profil très budgétaire, le chef de l'inspection des finances a néanmoins approché les enjeux du service public de l'emploi en supervisant deux rapports : sur les missions locales et sur une comparaison internationale des effectifs des services publics de l'emploi, qui concluait que Pôle emploi est sous-doté. Une belle entrée en matière avec les salariés de l'établissement public à laquelle pourrait aussi contribuer la bonne image qu'il a laissée aux syndicats à Bercy pendant les trois ans passés au secrétariat général du ministère, entre 2005 et 2008.