La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
Le premier ministre préconise
une présence de Pôle emploi
dans chaque quartier difficile
Ayrault demande au gouvernement de se mobiliser pour les quartiers populaires
4 décembre 2012
Jean-Marc Ayrault a demandé à l'ensemble du gouvernement de se mobiliser aux côtés du ministre délégué à la Ville François Lamy pour sortir les quartiers populaires de leur "situation intolérable", selon une circulaire communiquée mardi à l'AFP.
Chômage, pauvreté, accès aux soins, insécurité: "seul l'engagement de l'ensemble du gouvernement est de nature à inverser la spirale de la dégradation dans laquelle ces quartiers ont été entraînés", écrit le Premier ministre dans cette circulaire en date du 30 novembre.
Les ministres sont appelés à signer des conventions avec François Lamy pour se fixer des objectifs concrets à atteindre dans les trois ans à venir.
"Ces objectifs sont assortis d'indicateurs simples et peu nombreux, que l'on pourra facilement évaluer", a expliqué M. Lamy à la presse.
Dans le cas de la convention avec le ministère du Travail, il pourrait s'agir de l'obligation d'avoir une présence de Pôle emploi dans chaque quartier difficile, a-t-il dit. Le ministère de l'Education nationale pourrait de son côté se fixer un taux de scolarisation des enfants de 2–3 ans ou encore un pourcentage de remplacement des professeurs absents, a-t-il poursuivi.
François Lamy, dont le ministère n'est doté que d'un budget de 505 millions d'euros pour 2.500 quartiers, souhaite que ses collègues corrigent les inégalités dont sont victimes ces territoires.
Partant du constat que les professeurs y sont plus jeunes, les médecins moins nombreux ou les policiers moins expérimentés, il veut "faire remonter le droit commun" dans les banlieues sensibles, c'est-à-dire y obtenir un niveau de service public au moins équivalent au reste du territoire.
"Tout le monde me dit que mes prédecesseurs ont tous échoué sur ce sujet", a-t-il déclaré, en espérant que le soutien du Premier ministre donne plus de poids à son message.
"Et le fait de signer des conventions crée des obligations", a-t-il espéré.
Les conventions seront signées prochainement avant un comité interministériel des villes au premier trimestre 2013.
Par ailleurs, le ministre a engagé en octobre une concertation qui vise notamment à concentrer les crédits de son ministère sur les zones les plus en difficulté.
"A l'arrivée, il n'y aura plus 2.500 quartiers mais quelques centaines", a précisé M. Lamy, qui a reconnu avoir reçu de nombreux courriers de maires inquiets de sortir du dispositif.