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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Le coût de la fusion anpe-assedic.

Avec 3 ans de retard, le ministre répond au député sur le coût de la fusion

 

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13ème législature

Question N° : 37684 de M. Christian Vanneste ( Union pour un Mouvement Populaire - Nord ) Question écrite
   
     
Question publiée au JO le : 16/12/2008 page : 10819
Réponse publiée au JO le : 03/01/2012 page : 124
Date de changement d'attribution : 15/02/2011
Date de renouvellement : 28/04/2009
Date de renouvellement : 08/09/2009
Date de renouvellement : 06/04/2010
Date de renouvellement : 15/03/2011

Texte de la question

M. Christian Vanneste interroge Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi sur le coût global et détaillé de la fusion ANPE-Assedic. Il semblerait que les coûts liés à la communication soient exorbitants. Il aimerait donc savoir ce qu'il en est.

Texte de la réponse

Le ministre du travail, de l'emploi et de la santé a pris connaissance avec intérêt de la question relative au coût global de la fusion de l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) et du réseau opérationnel de l'Association pour l'emploi dans l'industrie et le commerce (ASSEDIC). Un premier bilan financier de la fusion peut être dressé s'agissant des coûts de personnel, d'immobilier et d'information. En parallèle de ces coûts, une série de synergies ont pu être mises en place et permettent d'observer des économies de fonctionnement et/ou des gains de productivité. Pour ce qui concerne les frais liés au personnel, l'opérateur Pôle emploi, né de la fusion de l'ANPE et l'ASSEDIC, a engagé les dépenses ci-après. En 2009, une prime de fusion a été versée à chaque collaborateur, représentant un montant total de 42 Meuros. Une harmonisation des mesures salariales et sociales a également été mise en oeuvre pour un somme totale de 20,4 Meuros (valeur faciale des tickets restaurant, barèmes de remboursement des frais de déplacement, subvention des oeuvres sociales et comités d'établissement). En vertu de l'article L. 5312-9 du code du travail, une convention collective nationale a été conclue, engendrant un surcoût salarial estimé par Pôle emploi à 143 Meuros pour l'année 2010. S'agissant du schéma d'implantation territoriale et de l'immobilier associé, il convient de rappeler qu'antérieurement à la fusion le patrimoine immobilier des deux institutions préexistantes (ANPE, établissement public administratif sous tutelle de l'État ; UNEDIC et ASSEDIC, associations « loi 1901 »), composé de 1 737 points d'accueil, était réparti de la manière suivante : l'ANPE disposait de 1 089 points d'accueil, dont 827 agences locales ; le réseau de l'assurance chômage était principalement constitué par 648 points d'accueil. La constitution du réseau de Pôle emploi a été opérée en deux temps. Un premier palier de délivrance unifiée des services a été mis en oeuvre en 2009, consistant notamment, à partir des sites existants, à organiser le déploiement d'un premier niveau d'unités locales polyvalentes et unifiées (accueil unique puis sites mixtes). Ces regroupements sur des sites mixtes, qui poursuivaient le mouvement de constitution de guichets uniques engagé depuis la loi de cohésion sociale de 2005, se sont achevés au premier trimestre 2010, dans le cadre d'une première vague de rationalisation du réseau (930 sites mixtes). Un second palier de restructuration, en continuité avec les travaux engagés en 2009, est désormais réalisé dans le cadre d'un schéma cible. Prévu par la convention tripartite État-UNEDIC-Pôle emploi signée en avril 2009, ce schéma national a été présenté au conseil d'administration de Pôle emploi le 24 septembre 2010. Ce schéma national est issu des 26 schémas régionaux qui ont chacun, préalablement, obtenu l'aval des conseils régionaux de l'emploi. La programmation immobilière prévue pour ce schéma cible, d'une durée de quatre ans, prend en compte la nature des agences de Pôle emploi, d'une part, et leur localisation sur le territoire, au-delà, donc, du simple regroupement des équipes de Pôle emploi au sein de sites uniques. La mise en oeuvre du schéma cible s'étendra jusqu'en 2014. Le coût pluriannuel est estimé à 550 Meuros. Ce surcoût s'étale de 2009 à 2025 du fait de l'étalement des surloyers qui compensent la prise en charge des travaux d'aménagement sur la durée du bail établi sur neuf ans. Enfin, s'agissant des systèmes d'information, le budget informatique de Pôle emploi résulte de la somme des budgets informatiques des deux institutions d'origine. L'unification du système d'information se réalise sans coût informatique additionnel, dans la continuité de la somme de ces budgets, conformément à la convention tripartite 2009-2011. Les travaux d'unification ont porté sur l'accompagnement à la création de Pôle emploi au 1er janvier 2009, la mise en place d'une offre de service unifiée par l'installation des sites mixtes et un ensemble de projets d'infrastructure et applicatifs visant à unifier le système d'information. L'usage du système d'information a été simplifié, tout en ajoutant de nouvelles fonctionnalités pour les clients et pour les agents en interne. En revanche, les dépenses de communication sont difficilement directement rattachables à l'opération de fusion en elle-même, ces dernières couvrant pour une très large part l'information délivrée par l'opérateur à ses usagers sur les nombreux dispositifs et aides qu'il déploie à leur profit, à l'instar de ce que l'ANPE et l'UNEDIC réalisaient précédemment séparément. Les synergies permises par la fusion se déploient sur les différents axes définis ci-dessus, ainsi que sur la politique d'achat de l'opérateur. S'agissant du statut des personnels, l'article L. 5312-9 du code du travail pose pour principe que les agents sont régis par le code du travail dans les conditions particulières prévues par une convention collective. Celle-ci, signée à la fin du mois de novembre 2009, prend en compte l'ensemble des agents antérieurement sous statut privé (majoritairement les agents des ex-ASSEDIC) et propose aux agents de l'ex-ANPE un droit d'option pour la convention collective nationale courant jusqu'au 31 décembre 2011. En septembre 2011, 65,5 % des agents de l'ex-ANPE avaient choisi le nouveau statut. Au total, 80 % des personnels de Pôle emploi sont aujourd'hui soumis à un statut de droit privé. L'évolution et l'adaptation se sont déroulées dans le cadre d'un dialogue social permettant d'associer pleinement les syndicats, et des négociations ont pu se tenir sur des thèmes aussi importants que le temps de travail, la mutuelle, la prévoyance ou encore les accords seniors. Pour ce qui concerne la réduction du parc immobilier, les gains permis par la fusion doivent être mesurés à l'aune des progrès en termes d'accessibilité du service pour les usagers, et d'efficacité pour l'opérateur. Ainsi, le schéma cible prévoit à terme : 896 agences de proximité (complétées par 44 relais et 100 visio-guichets), qui permettent à 98 % des demandeurs d'emploi d'être à moins de 30 kilomètres et à 92 % des demandeurs d'emploi d'être à moins de 20 kilomètres ; des unités spécialisées par public (25 agences « cadres » et 5 agences « spectacles ») ; des agences multiservices spécialisées sur l'accompagnement renforcé et l'orientation (à ce stade, 142 agences multiservices sont prévues) ; 85 implantations en zones urbaines sensibles (ZUS), contre 79 implantations actuelles. Enfin, s'agissant de la politique d'achats, après avoir dégagé des économies de 59 Meuros, soit 12,4 % des achats de fonctionnement (périmètre de la convention tripartite) en 2009, Pôle emploi a maintenu ses efforts de réduction des coûts de fonctionnement. L'année 2010 a été marquée par des surcoûts liés à l'augmentation des effectifs pour maintenir la capacité de production dans un contexte de chômage élevé, à des évolutions de périmètre et à la montée en charge de la transformation de Pôle emploi (évolution de l'offre de services, préparation du transfert du recouvrement, intégration de l'Association nationale pour la formation professionnelle des adultes, etc.). Les achats de fonctionnement ont augmenté de 7 Meuros par rapport à 2009 et restent ainsi, malgré l'augmentation de charge et d'effectifs, inférieurs au niveau 2008 de 52 Meuros. Ces synergies dégagées par la fusion portent principalement sur : la rationalisation des marchés, qui a permis une meilleure massification des achats et donc une optimisation des coûts d'achat ; des économies dégagées par l'unification des systèmes d'information : gains essentiellement obtenus par l'unification des infrastructures de réseau informatique, téléphonie, poste de travail ; des économies sur l'achat des prestations externes (sous-traitance, réduction des frais d'honoraires) ; la rationalisation des dépenses de communication. Enfin, la systématisation des enchères inversées sur les achats de fournitures a permis des gains sensibles impactant les budgets d'investissement et de fonctionnement : achats de mobilier, papier bureautique, etc. De même, la négociation de remises de fin d'année permet tout autant d'optimiser les coûts d'achat.

 

Sur ce sujet, voir l'article de Michel Abhervé sur son blog

 

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C
Reste également à aligner la somme des condamnations en justice
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P
À propos du coût de cette fusion, j'ai rarement lu quelque chose de plus clair que ce "Pôle emploi : la violence et l'ennui", écrit par une porte parole régionale de Solidaires SUD emploi<br /> Midi-Pyrénées et qui figure ci-bas avec le lien clicable
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C
Et ces toutes ces interventions et logiciels introduits au titre de la fonction support par Mrs BROSSARD et THOORENS ?<br /> combien ont-ils côuté ?<br /> combien ont-ils rapporté?<br /> à qui?<br /> qui est ensuite parti travailler chez qui ?
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F
Bah oui, nous savons que des gens de la DG se fassent livrer des plateaux-repas de chez Fauchon...<br /> <br /> Nous n'avons pas les mêmes valeurs...
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Z
Bonjour vous avez remarquer sans doute,il emploi à plusieurs reprises le mot "Usagers" c'est un comble quand on sait qu'a chaque fois nos dirigeants ont depuis le passage de Michel Bon ,n'utilisent<br /> plus que le mot "Clients" et dire que c'est un ministre de droite qui remet le qualificatif d'Usagers c'est plus que rizible ,pour le reste c'est la demonstration de l'incompètence de nos<br /> dirigeants en poste lors de la "Fusion" ils ont sousèstimé volontairement les "surcouts" et que dire des actuels double loyers voir là ou on était propriètaire et que la vente c'est fait à la va<br /> vite ,sans oublier les gabegies en tout genre sur les outils informatiques les consommables papiers ,sans compter les dépenses faramineuses pour des soit disant pince fe...S
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