La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
Les agents de Pôle emploi Roussillon (Isère) en colère !
Les usagers de l'agence Pôle Emploi de Roussillon ont trouvé portes closes hier toute la journée. Les salariés ont entamé un mouvement social afin de dénoncer leurs conditions de travail et ses conséquences. « À Roussillon, nous avons environ un mois de retard dans le traitement de nos dossiers d'indemnisation. Les promesses gouvernementales parlaient de 60 à 80 demandeurs d'emploi à suivre par conseiller. À fin novembre, 2 576 offres d'emploi ont été satisfaites, 13 594 entretiens avec des conseillers ont été réalisés, nous avons entre 200 à 300 personnes à suivre mensuellement par conseiller et 200 à 300 dossiers d'indemnisation par mois à traiter » expliquait sur place une syndicaliste de la CGT. Toute la journée, les agents du pôle emploi sont restés présents, devant les grilles de l'établissement, afin d'informer la population et de la sensibiliser via une pétition. « Nous avons besoin d'agents formés et non précaires pour assurer notre mission. » À la fin de la journée, les salariés n'excluaient pas de reconduire leur mouvement. « Maintenant, nous attendons des nouvelles de notre direction. »
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Le Dauphiné Libéré 08/01/10
Les salariés du Pôle Emploi à Roussillon n'en démordent pas : le mouvement social entamé mercredi (voir notre édition d'hier), s'est poursuivi hier et devrait continuer aujourd'hui. Une nouvelle fois, donc, les portes de l'agence roussillonnaise ont été fermées toute la journée. Et les agents se sont retrouvés, et ce malgré le froid, sur le trottoir devant la grille de l'établissement. « Comme hier (mercredi, NDLR), nous avons accueilli les usagers, même si c'est à l'extérieur. Nous leur avons notamment expliqué la situation », commentait, en fin d'après-midi, Françoise Buy, conseillère au Pôle Emploi de Roussillon et élue CGT.
À savoir que les salariés réclament plus de moyens humains pour faire notamment face à un retard d'environ un mois dans le traitement des dossiers de demandeurs d'emploi. « Nous avons besoin d'agents formés et non précaires pour assurer nos missions dans leur intégralité. Nous savons déjà que sept CDD ne seront pas renouvelés d'ici la fin du mois et que des gens n'ont pas été indemnisés depuis octobre du fait de
notre retard. Nous ne sommes pas en grève. Ce que nous avons tenu à préciser à notre direction. Nous travaillons, même avec les portes closes. Il n'y a que l'accueil qui a été transposé sur le trottoir. Dans les bureaux, des agents continuent d'essayer de combler notre retard. Nous ne voulons pas que ces deux jours soient comptés comme une grève et donc non payés. »
Toutefois, la salariée expliquait qu'un préavis de grève a été déposé pour ce lundi. « Demain (aujourd'hui, NDLR), si la météo le permet, notre directrice territoriale doit venir de Grenoble nous rencontrer. Nous aurons aussi deux délégués syndicaux (CGT et SNU) pour nous supporter. Et si cette rencontre n'est pas concluante, lundi, nous serons en grève. »
Aujourd'hui, le mouvement social entamé mercredi sera poursuivi. Ainsi les conseillers accueilleront une nouvelle fois sur le trottoir les usagers du Pôle Emploi.
Des usagers qui visiblement ne voient pas d'un mauvais œil la situation : « Nous avons reçu un soutien fort de la part des demandeurs d'emploi qui perçoivent bien notre mouvement. Je pense qu'ils ont compris que c'est aussi pour eux que nous nous battons. »