La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
Château-Thierry / Grève à Pôle emploi Tous derrière Olivier ! L'Union 20/04/10
La grille n'était pas baissée, hier, à Pôle emploi mais c'était tout comme. A l'appel du syndicat CGT, les employés ont décidé de faire grève sur les trois sites (rue Vallée, avenue de la République et rue de la Madeleine). Au total, ce sont donc 36 salariés sur une quarantaine qui, munis de banderoles, n'ont pas travaillé pour soutenir un de leur collègue, Olivier Stanislawski. Ils demandent à la direction régionale de Pôle emploi Picardie que ce dernier reconnu comme travailleur handicapé soit titularisé après deux années passées en CDD (lire notre édition du lundi 19 avril).
Ecœurés, ils estiment que la direction de Pôle emploi observe « un comportement discriminant et méprisant » à l'égard de leur confrère. Hier, aux demandeurs d'emploi qui se présentaient rue Vallée, les agents ont expliqué la situation tout en distribuant des tracts.
La plupart des demandeurs d'emploi se sont montrés compréhensifs souhaitant même « Bon courage » aux grévistes. Contacté, le service communication de Pôle emploi Picardie n'a pas souhaité s'exprimer sur la situation castelle. La seule indication fournie est : « Les demandeurs d'emploi qui avaient un rendez-vous ont été informés de la situation et un autre rendez-vous leur a été fixé ». C'est tout.
En milieu d'après-midi hier, les grévistes n'avaient toujours pas obtenu de réponse de la direction régionale. Ils envisageaient donc de reconduire leur mouvement ce mardi et de se rendre directement à Amiens « pour se faire davantage entendre » !
Mais en fin de journée, la direction régionale a fait savoir qu'elle recevrait M. Stanislawski en entretien d'évaluation de compétences le mardi 27 avril prochain.
Satisfaits de cette étape, les grévistes ont décidé de ne pas reconduire la grève ce jour. Néanmoins, ils restent vigilants et déterminés. Aussi, vont-ils déposer un nouveau préavis de grève pour le jeudi 29 avril si toutefois leur confrère n'avait pas obtenu gain de cause d'ici là.
F.P.