Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

Publicité

Pôle emploi condamné par le Conseil de Prud'hommes de Paris.

 

PQ

Pôle emploi condamné à rembourser ses salariés ex-Unedic

Les Echos 5 novembre 2010

Le conseil de prud'hommes de Paris a condamné vendredi matin Pôle emploi à verser à 300 de ses salariés venus des Assedics des dommages et intérêt pour avoir prélevé indûment des cotisations d'assurance-chômage sur leurs rémunérations.

Au vu du calendrier, cela pourrait s'apparenter à une prime de Noël.  Le conseil de prud'hommes de Paris a en effet imposé à Pôle emploi de verser à 300 de ses salariés « 1.000 euros minimum », selon nos informations. Ce jugement, prononcé vendredi matin, n'est pas susceptible d'appel, précise l'avocat des plaignants, Eric Moutet, aux « Echos ».

Le litige portait sur le prélèvement des cotisations d'assurance-chômage sur les rémunérations des ex-salariés autrefois sous la coupe de l'Unedic. Emmenés par la CFDT de Pôle emploi, les 300 anciens salariés des Assedic dont la plainte a été jugée ce matin en contestaient la légalité. La raison invoquée : auparavant sous statut privé, les ex-Assedic sont passés sous statut public fin décembre 2008 en fusionnant avec l'ANPE puisque Pôle emploi est un établissement public administratif et n'est donc pas soumis à l'obligation de cotiser à l'assurance-chômage.

15 millions d'euros au moins

Selon Eric Moutet, Pôle emploi a été condamné à verser à chacun de ses clients trois sommes. Tout d'abord 1,4 % de leur salaire mensuel sur 13 mois au titre de dommages et intérêts concernant le « préjudice financier correspondant à l'intégralité des prélèvements illégaux » (les 2,4 % de cotisations d'assurance-chômage moins le 1 % pour l'emploi auquel doivent être soumis tous les agents publics), puisque les prélèvements indus se sont interrompus en janvier 2010 sur ordre du tribunal de grande instance de Paris. S'y ajoutent « 500 euros de dommages et intérêts sur résistance abusive » et 250 euros de frais d'avocat.

Pôle emploi compte environ 15.000 anciens salariés des Assedic, l'indemnisation de chacun coûterait donc 15 millions d'euros au moins à Pôle emploi. Pour l'heure, une trentaine de dossiers de cadres sont encore en instance de jugement, auxquels s'ajoutent 400 nouvelles plaintes qui devraient être déposées très vite.

Une « victoire formidable »

Pour la CFDT de Pôle emploi, à l'origine des recours, le jugement du tribunal de prud'hommes de Paris représente une « victoire formidable », et l'organisation « demande aux salariés (ex-Assedic) qui le souhaitent de déposer leurs dossiers » pour obtenir eux aussi une indemnisation, précise la secrétaire générale de la CFDT de Pôle emploi Ile-de-France, Josiane Chevalier.

La direction générale de Pôle emploi indique pour sa part qu' « elle n'a pas aujourd'hui le texte du jugement et (qu') elle attend d'avoir ces éléments pour se prononcer ». Mais la situation s'annonce difficile pour elle pour trois raisons. La première est juridique : elle n'a pas le droit de faire appel pour les indemnités à verser inférieures à 4.000 euros. La deuxième est une question de management : il serait difficile de n'indemniser que les agents ex-Assedic qui porteraient plainte. La troisième pourrait être financière : si Pôle emploi ne s'est pas contenté de provisionner les cotisations prélevées mais les a versées à l'Unedic, ce qui aurait été avancé à l'audience selon les plaignants, il paraît difficile qu'il puisse obtenir de l'assurance-chômage leur remboursement pour un risque passé (et sans doute avéré pour des salariés ex-Assedic qui ont quitté l'établissement en 2009).

LEÏLA DE COMARMOND
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Action judiciaire sur les cotisations ex-assedic: Le Conseil de Prud'Hommes de Paris vient de condamner Pôle Emploi à payer aux 300 premiers salariés l'équivalent des prélèvements illicites de cotisations sur les 13 mois, en dommages et intérêts, pour le préjudice financier.

Pôle Emploi est également condamné à payer, en plus, la somme de 500 Euros par salarié, toujours en dommages et intérêts, pour résistance abusive.


Pour suivre ce dossier ---}link

Il n'est pas trop tard pour se joindre à cette action que La Fusion pour les Nuls avait popularisée au moment des saisines 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
<br /> le "spécialiste" juridique des ressources humaines de pole emploi ne serait-il pas un candidat retoqué par la conférence du stage qui ne l'a pas admis à la profession d'avocat?<br /> <br /> La direction est bien conseillée.........<br /> <br /> <br />
Répondre
D
<br /> J'adore !! un tribunal de l'ordre judiciaire competent pour juger du statut des agents d'un établissement public administratif<br /> Suite logique cour de cassation et tribunal des conflits, et nous serons définitivement plus des agents "privés" qui de fait est impossible juridiquement<br /> <br /> <br />
Répondre
P
<br /> eh!!! c'est quoi cette boite qui se fait comdamner par les prudhommes, j'hallucine.<br /> <br /> <br />
Répondre
E
<br /> "prélever des cotisations sans y avoir droit relève du pénal..."<br /> si on comprend bien , la chose n'aurait donc jamais du se produire, or la gestion du personnel est passée outre.<br /> <br /> incompétence ou délinquance en col blanc ?<br /> <br /> peu importe, il faudra verifier au centime près<br /> où sont ces cotisations pour le moment.<br /> <br /> <br />
Répondre
M
<br /> Dans les pièces mises en ligne par l'avocat des salariés, Maitre Eric Moutet, on trouve ceci<br /> <br /> Le Conseil prendra par ailleurs connaissance avec intérêt du PV du Conseil d’Administration de POLE EMPLOI, en date du 10 septembre 2009.<br /> <br /> <br /> Compte tenu des interpellations faites par le Syndicat CFDT et par son Conseil au cours de l’été 2009, les administrateurs se sont penchés sur la problématique de la cotisation chômage des<br /> Ex-Assedic.<br /> <br /> <br /> Monsieur Christian CHARPY, Directeur Général de POLE EMPLOI, annonçait au cours de cette réunion :<br /> <br /> <br /> « Sur le sujet de l’assurance chômage, le problème est différent. Je suis un peu ennuyé, car le premier qui a évoqué ce point n’est pas moi, mais le directeur général de l’UNEDIC. Le 17 janvier<br /> 2009, il m’a écrit pour me dire que, compte tenu du statut d’établissement public de POLE EMPLOI, les salariés ne pouvaient pas cotiser. »<br /> <br /> <br /> Puis plus loin :<br /> <br /> <br /> « Ensuite, prélever des cotisations sans y avoir droit relève du pénal. Je suis très dévoué à ma tâche, mais pas au point d’aller en prison ! ».<br /> <br /> sur http://www.cotisationsexassedic.blogspot.com/<br /> Septembre conclusions des salariés<br /> <br /> <br />
Répondre