La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
Pôle Emploi Indre-et-Loire:
Assemblée Générale du personnel le 4 novembre Mardi prochain 9 novembre, une grande partie du personnel des agences de Pôle Emploi d'Indre-et-Loire, soit 300 salariés, sera à Paris. Des salariés venus de toute la France y participeront à un rassemblement, en espérant être reçus par le directeur national pour exprimer leurs revendications, qui sont nombreuses.
« Tous les grévistes ne monteront pas à Paris. Donc si des agences sont ouvertes, l'accueil sera fait par du personnel en CDD », explique Philippe Oliveira, secrétaire Force ouvrière Pôle Emploi 37.
Une mauvaise qualité de travail
Celui-ci souligne qu'il y a actuellement à Pôle Emploi 15 % d'emplois précaires, « et ils sont mal formés », ajoute le syndicaliste.
C'est une des raisons de la grogne, qui dure en fait depuis de longs mois. La surcharge de travail, dans l'organisme qui regroupe aujourd'hui, rappelons-le, les services de l'ANPE et des Assedic, est un des autres motifs de grogne, sinon la principale.
« Il est prévu qu'on doit suivre 50 personnes mensuellement. Actuellement, on doit être à 150 alors que Christine Lagarde annonce qu'on est à 60. Le suivi est donc mal fait, avec des contacts qui doivent souvent être faits par téléphone. Ça donne une mauvaise qualité de travail qui déteint sur le personnel et les usagers. On ne peut pas non plus aller dans les entreprises », dit de son côté Jean-Luc Trost, délégué du personnel CFDT.
Et selon les responsables syndicaux, les choses ne risquent pas de s'arranger. « Il est prévu des réductions d'effectifs de 10 % sur trois ans avec un non-renouvellement des CDD. »
Autre grief, très concret : le travail en « open space ». « C'est souvent la cacophonie, on ne peut pas recevoir les demandeurs d'emploi dans de bonnes conditions. Ils n'ont pas besoin que la personne d'à-côté connaisse leur situation. »
Pour les salariés de Pôle Emploi, la crise de l'emploi est donc loin d'être terminée.