La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
"Pas de trêve des confiseurs pour Jean Bassères"
Archives LFPLN: manifestation nationale 9 novembre 2010
Gestion Sociale 14 décembre 2011
En externe, le nouveau directeur général va devoir gérer tout à la fois l’entrée massive de nouveaux demandeurs d’emploi dans ses fichiers et l’allongement des périodes de chômage. Sportif, à quelques mois de la présidentielle… En interne, la tâche ne s’annonce pas plus aisée. Mais elle est tout aussi prioritaire, comme l’a reconnu le nouveau patron lors de ses auditions à l’Assemblée nationale et au Sénat. « La qualité des services dépend largement du bien-être des collaborateurs. On va regarder ces conditions de travail de près, même si la convention tripartite fixe comme objectif le retour à l’équilibre », a-t-il expliqué aux parlementaires. Bousculés à la fois par la remontée du chômage et par d’incessantes réorganisations internes, les 45 500 salariés sont au bout du rouleau. Alors même que plusieurs chantiers restent à mener. Premier d’entre eux, l’achèvement du très coûteux projet immobilier, qui a pris un énorme retard. Trois ans après le début de la fusion des ex-ANPE et Assedic, quelque 350 réimplantations sont encore dans les tuyaux. Des opérations parfois lourdes, génératrices de mal-être. Second dossier, ultra épineux, la refonte des classifications. Ouvertes au printemps, les discussions ont été mises en stand-by cet automne, faute d’un consensus minimum avec les syndicats. Pour conclure rapidement, il suffit à Jean Bassères de sortir le carnet de chèques. Pressé, Christian Charpy avait choisi cette option lors de la négociation de la convention collective. Résultat, un surcoût de 230 M€ par an ! Sauf que le nouveau DG doit, lui, serrer les budgets. Sa feuille de route prévoit explicitement « le retour à l’équilibre financier […] au plus tard en 2014 », alors même que l’établissement a enregistré 185 M€ de pertes en 2010 et en prévoit 124 M€ cette année. Troisième chantier – impossible à mener tant que celui des classifications n’a pas abouti –, le redéploiement des troupes. La convention exige que le temps consacré au suivi des demandeurs d’emploi (6 700 équivalents temps plein actuellement) augmente de 30 % sur trois ans. Une gageure, avec des effectifs stables en 2012 et probablement en baisse par la suite. Autant dire que l’ex-chef de l’Inspection générale des finances va devoir dénicher dare-dare un DRH pour remplacer Moïse Rashid, qui part en retraite. Le nouveau boss a déjà fait connaître son souhait de recruter un dirigeant en interne. Une sage décision, qui devrait lui éviter de connaître les affres de son prédécesseur, contraint de se séparer de Jean-Christophe Sciberras, ex-Renault, quelques mois après sa nomination. Son tort ? S’être mis à dos les syndicats les plus radicaux, SNU en tête…
Gestion Sociale, N° 1717
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Le bonus LFPLN:
Puisqu'il est question de J.C. Sciberras, nous ne résistons pas au plaisir de vous annoncer qu'après son glorieux passage à Pôle emploi, celui-ci a été désigné Président de l'Association Nationale des DRH !
Les nostalgiques pourront le revoir dans un intéressant séminaire qui se tient le 13 janvier à Bercy:
Sciberras, le retour