La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

« Pôle emploi en panne », pouvait-on lire sur les T-Shirts et bannières des salariés grévistes du pôle emploi Réunion Mayotte. « Marre d’être agressé et menacé par les demandeurs d’emplois », lance un gréviste. Suite à la fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC en janvier dernier, les salariés n’ont de cesse de critiquer la réorganisation des bureaux et des emplois. L’annonce d’une dizaine de suicide de salariés combinée aux nombreux témoignages de dépressions ont conduit huit syndicats (FO, CFDT, CGTR, SNAP (syndicat interne au pôle emploi issu de l’ANPE), SNU-FSU, UNSA, CFE-CGC) à mener ce mouvement de grève. Ils sont 403 agents à avoir répondu à l’appel et 13 sites, sur les 16 de l’île, ont fermé. La direction régionale et nationale conteste l’importance du nombre de suicides annoncés par les agents du pôle emploi. « Il est vrai que dans la situation actuelle, avec la crise qui s’est développée ces derniers mois à la Réunion et dans le monde, il y a plus de chômeurs que prévus et cumulé avec la réorganisation de la fusion, cela pose des problèmes. Certains usagers sont plus agressifs que d’habitude notamment », admet Didier Clergeau, directeur régional adjoint du Pôle Emploi Réunion Mayotte.