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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Pôle emploi: suite de l'enquête dans le Nord Pas de Calais.

On ne rigole plus chez les Ch'tis

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Pôle emploi : des conseillers au bord de la crise de nerfs

La Voix du Nord   21 janvier 2012

 

D'après nos calculs, les conseillers Pôle emploi de la région ont, en moyenne, un portefeuille de 180 chômeurs à suivre chaque mois. Ce qui, en additionnant les autres tâches qui leur sont affectées, relève de la mission impossible. Du coup, certains agents craquent. Témoignages.

 

Jeudi matin, agence Pôle emploi de Lomme. Une dizaine de personnes patientent dans la salle d'attente. À l'accueil, deux conseillères orientent les nouveaux arrivants. Selon notre mode de calcul, les conseillers lommois doivent, en moyenne, gérer un portefeuille de 147 demandeurs d'emploi (contre 180 dans la région). Pour le directeur Guillaume Sagot qui suit le même mode de calcul que toutes les agences Pôle emploi de France (notre édition d'hier), la moyenne serait « plutôt à 115-120 ».

Quoi qu'il en soit, le directeur ne minimise pas la charge de travail de ses conseillers. Bien au contraire : « Il n'y a pas que le suivi mensuel. L'activité avec les entreprises est aussi très importante. Mais notre priorité, c'est de payer les gens et de les inscrire. »

« Par téléphoneou par mail »

  Patrice Leprêtre est conseiller depuis dix ans : « J'ai un portefeuille d'environ 150 chômeurs mais je suis déjà monté jusqu'à 180.

Les entretiens sont ajustés aux demandeurs d'emploi. Il y a des gens qui n'ont pas besoin d'un entretien par mois et qu'on peut contacter par téléphone ou par mail. » Et l'agent d'assurer qu'il parvient à rencontrer « tous les gens qui en ont le plus besoin ».

Malheureusement, la situation ne semble pas aussi simple pour tous les conseillers Pôle emploi de la région. Appelons-le Nicolas. Pas en grande forme, le Nicolas. Il semble même avoir les nerfs en pelote. Prêt à craquer. Objectivement, il y a de quoi. Son portefeuille est copieusement rempli. Portefeuille de demandeurs d'emploi s'entend. Plus de 300 chômeurs qu'il est censé suivre chaque mois.

« Le matin à 8 h 30 quand on arrive pour l'ouverture, il y a déjà une soixantaine de personnes devant la porte de l'agence. Ça génère beaucoup d'agressivité. Hier encore, une collègue est partie en pleurant, elle venait de se faire insulter. » Thierry (prénom d'emprunt) est rentré à l'ANPE en 1988. Lui est un peu plus « chanceux » que Nicolas. Son portefeuille est un tantinet moins épais que celui de son collègue. On passe tout de même allégrement la barre des 200 demandeurs d'emploi, plus de trois fois l'idéal des 60 chômeurs fixé en 2006 quand le suivi mensuel personnalisé a été institué.

« Désorganisation »

Autant dire que Thierry ne parvient pas à rencontrer les 200 chômeurs qu'il est censé voir : « Mathématiquement, si je devais voir les 200, je ne devrais faire que ça toute la semaine. Ce que peu de gens savent, c'est que je ne travaille pas à 100 % sur la réception des demandeurs d'emploi. On fait de l'accueil, de l'inscription, je travaille aussi sur les entreprises. » Du coup, une certaine usure commence à se faire nettement sentir. Il témoigne : « Très honnêtement, après plus de vingt ans à Pôle emploi, je commence à m'essouffler. J'aime le métier que je fais, j'aime de moins en moins la désorganisation dans laquelle je suis tenu de l'exercer. On manque de moyens humains, d'outils performants. »

« Surmenage »

Dans l'agence de Thierry, les vexations, les remarques désobligeantes sont monnaie courante : « Les gens nous demandent à quoi on sert concrètement. Certains sortent des phrases du style : "Vous me demandez de venir et vous n'avez rien à proposer." Ce n'est pas facile à accepter. » Nicolas revient à la charge : « Le poste de conseiller n'existe plus. C'est de l'abattage, du chiffre. Je suis au bord de la dépression, je n'en peux plus. C'est du surmenage. Il y a un public de plus en plus agressif. Je ne compte pas mes heures mais j'ai l'impression de colmater des brèches.

Il est très compliqué, le quotidien du conseiller. »

 

Enquête auprès de demandeurs d'emploi de Bruay La Buissière

 

Enquête auprès d'entreprises

 

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T
@Juju<br /> merci de nous faire partager ton vécu pour faire perdurer l'idée que les services publics et ses professionnels que nous sommes, volent le peuple ! C’est peut-être pour cela que tant ont opté pour<br /> le statut privé ! pas de quoi être fier, en effet!<br /> <br /> Il est vrai qu'à l'époque (avant les années 80), l'intérêt collectif (progrès social pour tous comme instruction, soins hospitaliers, placement des chômeurs,… étaient plus valorisés que l'intérêt<br /> individuel (profit financier privé) et que, certaines institutions (luttes syndicales) en ont profité peut-être. A l'époque, très peu de hiérarchie intermédiaire (compare par rapport à la profusion<br /> actuelle de hauts salaires), le personnel était reconnu et valorisé (financièrement et en avantages notamment sécurité d’emploi) parce que c'est lui qui apporte la vraie richesse sociale et durable<br /> (et en plus il s’améliore avec l’expérience). A l'AFPA par exemple, il y avait de la chasse de tête à une époque pour certains formateurs et ils étaient mieux payés que des Directeur régionaux.<br /> Scandaleux ! quel gâchis ! me diras-tu juju!<br /> <br /> Et bien saches que c'est parce que justement il était Compagnon et reconnu donc pour son art et par les entreprises, qu'il assurait à lui seul l'atteinte de la réelle qualification professionnelle<br /> et la garantie d'insertion professionnelle aux stagiaires (ébénisterie par exemple). Il ne faisait peut-être pas beaucoup d'heures travaillées stagiaires (seul indicateur de résultat actuel<br /> productivisme à court terme) mais l'investissement d’argent public (nos impots!) en formation de ces stagiaires était réel et pas du gâchis comme maintenant avec des formateurs payés à coup de<br /> lance pierre, précaires, recrutés au dernier moment,.. pour faire des formations bidons.<br /> <br /> Les profs, universitaires, les conseillers ANPE, facteurs,... ils sont payés des ponts d'or peut-être? cela dépendait de l'institution.<br /> <br /> Il n'en reste pas moins qu'il est aberrent de penser que les entreprises aspirant à dégager du profit garanti de leur capital chaque année (donc jamais réinjecté pour l'investissement ou la<br /> formation des personnels,...) est plus bénéfique à court, moyen et long terme pour les sociétés humaines. Au contraire, ils tirent le profit maximal pour leur propre intérêt (minorité de détenteurs<br /> du capital qu’ils soient actionnaires ou associés)au détriment du reste (santé des salariés, qualité des produits, pollution de l’environnement, produits toxiques comme bisphénol..). Si c’est moins<br /> cher c’est que c’est les personnels sont exploités, la matière première aussi, aucune précautions de toxicité, de protection de l’environnement,…<br /> <br /> 2 euros tu dis mais à quel prix social à long terme (plateformes téléphoniques délocalisées, abus de faiblesse,maladies professionnelles chroniques, porgénitures qui squattent chez parents jusqu'à<br /> 30 ans,... L'image d'Epinal du fonctionnaire fainéant que vous servez ici est l'outil relayé par les médias, humoristes,... issu des critiques de ces sociologues marxistes et gauchistes qui n'ont<br /> jamais rien compris comme les ultra libéraux à la logique de performance sociale pour tous et durable qu'un Etat se doit de garantir à sa population. Le mérite du travail pour la collectivité et<br /> rendue avec le plus d’équité pour tous. Sans être angélique car ce n’était surement pas parfait et perfectible, bien sur.<br /> <br /> Si votre maman pense qu'elle a volé les français, elle se trompe. Si elle compare par rapport à aujourd'hui les salaires et ce que seront nos retraites, elle se culpabilise surement et trouve cela<br /> injuste, c'est normal.<br /> Et oui, avec ce système de précarisation, disparition des emplois et remise en cause du système de sécurité sociale solidaire (retraite, sécu,...) qu'avait mis la France en place pour sa<br /> population, même ceux qui sont en retraite se voient comme des charges pour leurs enfants... et les salariés comme des charges aussi pour leurs entreprise et les colaires, et les handicapés,… Ainsi<br /> les humains seraient donc tous des fardeaux et non des richesses pour leur propre groupe. Cherchez l’erreur !<br /> <br /> Je vous coseille à tous : "je ne suis pas une entreprise. Guide de survie personnelle pour le XXI° siècle" qui explique entr'autre le passage bien réel de l'Etat providence comme on l'appelle à<br /> l'entreprise Providence : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Je_ne_suis_pas_une_entreprise__-9782359250497.html<br /> <br /> Désolé pour ceux qui n’ont qu’un smartphone pour consulter internet, il est vrai que même s’il est smart ce n’est qu’un phone et donc pas très adapté, en effet,aux "pavés dans la mare".
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J
à etat de choc et abherve.<br /> <br /> La fin du monopole de France Telecom a été un très bonne chose, la fin d'une organisation qui offrait d'énormes privilèges à une minorité de salariés fonctionnaires au détriment de la<br /> population.<br /> <br /> Il est clair que la fin de cet état de grace, offrir peu et de mauvais services très cher en offrant une rente énorme sur le dos du peuple aux salariés, a été difficile à vivre pour le personnel de<br /> France Télécom, dont ma mère faisait partie.<br /> <br /> Ma très cher mère, employée de base à france telecom, dans l'administratif, à 2300 net par mois en fin de carrière, retraite de fonctionnaire (75% des 6 derniers mois de salaire, du 37 ans et demi<br /> de cotiz). Elle a bien profité de tous les avantages du statut de fonctionnaire offert aux salariés de france télécom, comme elle dit elle même, "j'ai bien volé le peuple, bonne carrière" (ma mère<br /> est honnète bien sur, y'a pas de raison de ne pas profiter de ce qui est offert, c'est pas une raison pour se mentir et mentir aux autres).<br /> <br /> La fin de france telecom, c'est l'explosion du portable et de l'internet, le telephone gratuit via le net, la possibilité enfin aux sfr, bouygue, free d'offrir des services meilleurs et moins<br /> chers.<br /> <br /> Voir les dernières offres free pour les portables, plébicité par les français, tarif social à 2 euro quand france telecom le propose à 10 !
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A
@ newbie<br /> Tu n'as pas bonne conscience lorsque tu ne dis rien quand tes collègues font preuve d'un racisme latent.<br /> Rien ne t'empêche de les remballer quand il font des blagues déplacées (hiérarchique ou non). Ca m'est déjà arrivé, et je peux te dire que je n'ai plus ce problème! Nous sommes censés lutter contre<br /> la discrimination, et ce type de mentalité n'est absolument pas compatible avec le métier de conseiller!
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Y
"Des pavés pareils sans le moindre interligne ne donnent pas envie d'être lus (pas envie de m'arracher les yeux).<br /> Faîtes un effort, merci " SUIS EN ACCORD AVEC CE MAIL.<br /> <br /> IMPOSSIBLE LIRE<br /> YEUX COLLES SUR PO ("Personnel Con Puter" qu'ils disent)<br /> TOUTE LA JOURNEE<br /> le CONseiller, y s'essaye plus à lire ... trop fatigant.<br /> Je pars vomir dans un 1er temps
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E
merci, M. ABBHERVE. France Telecom est, en effet, un des premiers a avoir subi les affres de cette doctrine de libéralisation des SP : http://econon.free.fr/Gadrey.html<br /> Ce texte explique le virage néolibéral des années 90 en Europe par jean GADREY ayant un blog également sur AE et ayant participé au rapport STIGLITZ.<br /> <br /> Pour alimenter la réflexion vous aurez surement besoin aussi du dossier/débat (2011) des sociologues sur l'impact du New Public Management (et aussi son origine ultralibérale REAGAN/TATHCHER et<br /> principes orientés vers la disparition de l'autonomie et la capacité de jugement des professionnels de service public) sur tous les métiers des services publics au niveau européen. On y comprend<br /> aussi que si les syndicats sont complices de cette destruction des professions c'est par idéologie anti corporatiste initiée par les sociologues marxistes des années 70/80 (page 307). Critiques<br /> accusant les professionnels (bureaucraties professionnelles) d'être des "rouages du système capitaliste, participant à la reproduction sociale et exerçant diverses formes de domination des<br /> usagers"...<br /> http://www.em-consulte.com/article/519986<br /> <br /> Voilà comment des professionnels centrès sur les usagers et le service q'ils doivent au public sont fusillés par 2 idéologies (ultra capitaliste et marxiste) opposées mais pourtant main dans la<br /> main sur ce coup.<br /> <br /> En plus, comme en France les accords signés par les OS s'appliquent à tous (contrairement à Belgique ou pays scandinave où seuls les adhérents de l'OS signataire en bénéficie) dans une logique<br /> d'égalité pour tous, les salariés ont les avantages du syndicalisme sans les inconvénients (payer une adhésion et participer activement à ce travail collectif), les syndicats sont donc dépendants<br /> financièrement (et idéologiquement de fait) des subventions d'Etat et européennes... le principe d'égalité pour tous se retourne de nouveau contre nous (usagers et personnels de SP)dans ce système<br /> néo libéral. Enfin, uniquement si ces faits continuent à être tus et censurés.<br /> <br /> Au plaisir de continuer cette discussion,j'espère que votre article a ce sujet sera publié sur ce blog.
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