La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
Le preneur d'otages interpellé

Le Parisien 14H42
La prise d'otage, qui avait commencé vers 11h30 ce lundi, s'est terminée vers 14h30 par l'interpellation de son auteur, qui retenait deux responsables de l'agence Pôle Emploi Beaumarchais, rue Pelée (Paris XIe). L'homme se serait rendu, après négociation, et disposait d'une arme factice.
D'après des journalistes du «Parisien», l'homme est arrivé vers 11h30 et serait muni d'une arme de poing. «J'étais en entretien pour m'inscrire
quand une employée est venue nous dire qu'il fallait qu'on sorte immédiatement (...) On ne s'est pas senti en danger. Tout s'est passé dans le calme», a témoigné un demandeur d'emploi. «Ce serait quelqu'un d'armé qui aurait pris en otage la directrice et son adjoint à l'agence Beaumarchais», a dit Christine Brouh, du syndicat SNU, majoritaire à Pôle Emploi.
Il s'agirait d'un chômeur de longue durée inconnu des services de police qui souhaiterait donner une résonnance médiatique à la situation des chômeurs. La Brigade de recherche et d'intervention (BRI) est sur place.
Selon nos informations, il serait inscrit dans cette agence et se serait présenté normalement pour son rendez-vous avant de s'énerver et de demander à voir la directrice. La conseillère l'aurait conduit à l'adjoint, qui l'aurait ensuite emmené auprès de la directrice.
Il a appelé Rue 89 pour donner ses revendications
«Allo, j'ai pris deux otages à l'agence Pôle Emploi de Beaumarchais, dans le XIe arrondissement de Paris. Voici mes revendications», écrit le site d'information Rue89.
Christian Denisot, 45 ans, parlait d'«une voix calme mais déterminée» de son action qu'il qualifie lui-même de «critiquable» avec un «objectif légitime». Dans un e-mail envoyé au site, celui qui se dit armé d'un pistolet et annonce retenir la directrice ainsi que le sous-directeur de l'agence fait part de deux revendications. Il dénonce «la précarité et le mépris dont il se dit l'objet de la part de l'administration Pôle emploi» et demande «la dissolution des groupuscules sionistes violents» en France.
Sur Twitter, Rue89 précise que l'homme a rappelé. «Je n'utiliserai pas les otages pour me protéger mais je viderai mon chargeur pour me défendre», prévient-t-il.
Le preneur dit qu'il n'arrive «plus à trouver de travail»
«Christian Denisot nous explique qu'il est informaticien, mais qu'à son âge, il ne parvient plus à trouver du travail», assure également Rue89. «Les CDI sont introuvables (...), les CDD de plus en plus rares, de moins en moins qualifiés et rémunérés», a-t-il dit à Rue89. L'homme assure «ne représente(r) aucune idéologie politique, aucune religion», mais seulement «un simple citoyen avec ses convictions et sa conscience».
L'une des sources policières a précisé que le preneur d'otages «aurait l'intention de passer un message sur les chaînes télévisées dans les journaux de 13 heures». Tous les accès à la rue Pelée étaient bloqués par les forces de l'ordre.
Le bureau Rochereau (XIVe) fermé
Luc Chevalier, du SNU (syndicat majoritaire à Pôle Emploi), a indiqué que le directeur général de l'organisme, Christian Charpy, s'était rendu sur place, accompagné du directeur régional de Pôle Emploi.
Des syndicalistes de l'organisme public, présents à l'extérieur du bâtiment, ont fait savoir que l'agence Rochereau dans le XIVe arrondissement venait de fermer, les salariés faisant jouer leur droit de retrait. L'antenne de la rue Pelée est le troisième plus gros bureau de la capitale en terme de dossiers traités. Quatre-vingt conseillers y travaillent et d'après les syndicats assurent chacun en moyenne le suivi de 200 dossiers.
Fin décembre 2009, un trentenaire avait pris deux personnes en otage, durant une heure, dans une agence Pôle Emploi de Morteau (Doubs) pour attirer l'attention sur son cas, avant d'être interpellé en douceur.
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Paris : prise d'otages à Pôle Emploi
Europe1 17 octobre 12H57
Un homme retient deux employés. Il a fait part de ses revendications au site Rue89.
Il souhaiterait faire passer un message à la télévision et a pris soin d'appeler le site Rue89 pour le faire savoir.. Un homme armé a pris lundi deux personnes en otage dans une agence Pôle Emploi du XIe arrondissement de Paris.
Selon les informations recueillies par Europe 1, ce forcené serait armé d’un pistolet. Il "aurait pris en otage la directrice et son adjoint à l'agence Beaumarchais" de Pôle Emploi, dans le XIe arrondissement, a précisé Christine Brouh, du syndicat SNU, majoritaire à Pôle Emploi.
"Allo, j'ai pris deux otages à l'agence Pôle emploi de Beaumarchais, dans le XIe arrondissement de Paris. Voici mes revendications". C'est en ces termes que Christian Denisot, 45 ans, a appelé le site pour les informer de son geste qu'il qualifié de "critiquable", avant tout de même de préciser la "légitimité" de son objectif. Les revendications du preneur d'otages tournent autour de la précarité dont il dit être victime mais aussi du "mépris dont il se dit être l'objet de la part de l'administration de Pôle emploi", précise Rue89. Critiquant le secteur de l'emploi, dans un mail qu'il a fait suivre à Rue89, le preneur d'otages se présente ainsi : "Je m'appelle Christian Denisot, 45 ans, intelligence moyenne, culture moyenne, sans talents particuliers, français moyen".
"Il a appelé en demandant la personne qui suit les questions du Proche-Orient", a expliqué Pierre Haski, l'un des fodateurs du site Rue89 au micro d'Europe1 . "Très vite, il a expliqué qu'il était dans cette agence Pôle Emploi du 11e arrondissement de Paris, qu'il détenait deux otages et qu'il avait des revendications". Selon Pierre Haski, l'homme était "très calme, très posé, très maître de lui-même". "Il a mûrement réfléchi son geste. Il nous a appelé parce qu'il ne veut pas être manipulé par les médias", a-t-il conclu.
La Brigade de recherche et d'intervention de la police judiciaire la police est sur place. Tous les accès à la rue Pelée étaient bloqués par les forces de l'ordre, des policiers sont positionnés devant l'agence Pôle Emploi.
Fin décembre 2009, un trentenaire avait pris deux personnes en otage, durant une heure, dans une agence Pôle Emploi de Morteau (Doubs) pour attirer l'attention sur son cas, avant d'être interpellé en douceur.
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Rue89 17 octobre 12H19
« Allo, j'ai pris deux otages à l'agence Pôle emploi de Beaumarchais, dans le XIe arrondissement de Paris. Voici mes revendications. »
Christian Denisot, 45 ans, a appelé Rue89 d'une voix calme mais déterminée ce lundi matin pour revendiquer un geste qu'il qualifié lui-même de « critiquable » avec un « objectif légitime ».
Le preneur d'otages, qui se dit armé d'un pistolet, nous dit retenir la directrice de l'agence Pôle emploi, ainsi que le sous-directeur. Tout en discutant au téléphone, Christian Denisot nous adresse, à partir de l'e-mail de la directrice, un très long texte de revendication.
Ses demandes sont doubles : elles portent sur la précarité et le mépris dont il se dit l'objet de la part de l'administration Pôle emploi, mais aussi, « la dissolution des groupuscules sionistes violents » en France.
Christian Denisot nous explique qu'il est informaticien, mais qu'à son age -45 ans- il ne parvient plus à trouver du travail. Dans son texte, en pièce jointe, il se présente ainsi :
« Je ne représente aucune idéologie politique, aucune religion (je suis laïc et athée), je ne représente que moi-même, un simple citoyen avec ses convictions et sa conscience.
Je m'appelle Christian Denisot, 45 ans, intelligence moyenne, culture moyenne, sans talents particuliers, français moyen.
Depuis le début des années 2000, comme pas mal de citoyens de français, je galère ; mais depuis quelques années, j'ai amorcé les étapes ultimes qui mènent à la précarité :
Mon âge est, à l'évidence, devenu un handicap certain dans ma recherche d'emploi (en fait, dès 35 ans vous êtes trop vieux).
Les CDI sont introuvables.
CDD de plus en plus rares, de moins en moins qualifiés et rémunérés. »
Mais ses revendications ne s'arrêtent pas à la précarité et à ses mésaventures avec Pôle emploi qui lui ont déjà valu quelques ennuis avec la police. Il s'en prend aussi aux « groupuscules sionistes », dont il demande la dissolution. Il s'en prend en particulier à la Ligue de défense juive, un groupe plusieurs fois accusé d'actes violents, et au Bétar, un groupe de jeunes lié à la droite nationaliste israélienne.
Il s'explique :
« Par cette action, je veux provoquer une prise de conscience nationale sur une situation inacceptable : l'impunité totale de certains extrémistes qui ont la liberté, pour faire valoir leur idéologie, de désinformer sciemment et officiellement, lyncher, ratonner, réaliser des chasses à l'homme, commettre des meurtres…avec la complicité explicite du gouvernement (des gouvernements, puisque cela perdure depuis plus de dix ans).
Un véritable “ trou noir ” dans notre belle démocratie : les recours légaux, les plaintes, les demandes d'interdiction des associations de citoyens, d'élus restent sans résultats, ou débouchent sur des peines étrangement indulgentes. »
Le preneur d'otages a reconnu, dans la longue conversation que j'ai eue avec lui, qu'il n'y a pas de rapport entre ses deux revendications, la sociale et celle qui est liée à la question proche orientale. En appelant la rédaction de Rue89, il avait d'ailleurs demandé à parler au « spécialiste du Proche Orient », et pas à la rubrique sociale ou sociétale.
Il souhaite que ses revendications soient relayées à la télévision -il demande directement le 13h de TF1 et France2-, mais a appelé Rue89 pour éviter d'être manipulé ou ignoré.
S'il est armé, il ne « veut pas de carnage », mais semble suffisamment désespéré pour se comporter comme quelqu'un qui n'a plus rien à perdre. La police est sur les lieux
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France Info 12H20
La directrice et son adjoint de l’agence Pôle Emploi Beaumarchais, dans le 11e arrondissement de Paris, sont retenus en otage depuis cette fin de matinée par un homme, qui a alors appelé Rue89 pour expliquer son "geste critiquable" mais son "objectif légitime".
La brigade de recherche et d’intervention de la police judiciaire s’est rendue sur les lieux.
La prise d’otages aurait débuté à 11h30, dans l’agence Pôle Emploi de la rue Pelée. Deux personnes seraient retenues en otage. La directrice et son adjoint, selon Christine Brouh, du syndicat Sud.
Selon cette même source citée par l’AFP, le preneur d’otages serait armé. Une fois dans les lieux, il a, en tout cas, téléphoné à Rue89, pour revendiquer son geste "critiquable".
Selon le site d’information, il a alors transmis ses revendications par e-mail. Elles sont doubles, écrit Rue89 : "elles portent sur la précarité et le mépris dont il se dit l’objet de la part de l’administration Pôle emploi, mais aussi, la dissolution des groupuscules sionistes violents".
Fin décembre 2009, un trentenaire avait aussi pris deux personnes en otage, durant une heure, dans une agence Pôle Emploi de Morteau dans le Doubs, pour attirer l’attention sur son cas. Il s’était finalement laissé interpeller en douceur.
Prise d'otages dans une agence Pôle emploi à Paris
Le Parisien 13H03
Une prise d'otages d'au moins deux personnes par un troisième individu est en cours dans une agence Pôle Emploi du XIe arrondissement de Paris situé rue Pelée.
D'après des journalistes du «Parisien», l'homme est arrivé vers 11h30 et serait armé d'une arme de poing. «Ce serait quelqu'un d'armé qui aurait pris en otage la directrice et son adjoint à l'agence Beaumarchais», a dit Christine Brouh, du syndicat SNU, majoritaire à Pôle Emploi.
Il s'agirait d'un chômeur de longue durée inconnu des services de police qui souhaiterait donner une résonance médiatique à la situation des chômeur. La Brigade de recherche et d'intervention (BRI) est sur place.
Selon nos informations, il serait inscrit dans cette agence et serait présenté normalement pour son rendez-vous avant de s'énerver et de demander à voir la directrice. Le conseiller l'aurait conduit à l'adjoint, qui l'aurait ensuite emmené à la directrice.
Il a appelé Rue 89 pour donner ses revendication
«Allo, j'ai pris deux otages à l'agence Pôle Emploi de Beaumarchais, dans le XIe arrondissement de Paris. Voici mes revendications», écrit le site d'information Rue89.
Christian Denisot, 45 ans, parlait d'«une voix calme mais déterminée» de son action qu'il qualifie lui-même de «critiquable» avec un «objectif légitime». Dans un e-mail envoyé au site, celui qui se dit armé d'un pistolet et retenir la directrice ainsi que le sous-directeur de l'agence fait part de deux revendications. Il dénonce «la précarité et le mépris dont il se dit l'objet de la part de l'administration Pôle emploi» et demande «la dissolution des groupuscules sionistes violents» en France.
Sur Twitter, Rue89 précise que l'homme a rappelé. «Je n'utiliserai pas les otages pour me protéger mais je viderai mon chargeur pour me défendre», prévient-t-il.
L'une des sources policières a précisé que le preneur d'otages «aurait l'intention de passer un message sur les chaînes télévisées dans les journaux de 13 heures». Tous les accès à la rue Pelée étaient bloqués par les forces de l'ordre.
Fin décembre 2009, un trentenaire avait pris deux personnes en otage, durant une heure, dans une agence Pôle Emploi de Morteau (Doubs) pour attirer l'attention sur son cas, avant d'être interpellé en douceur.
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A 13H10 la BRI entre dans le batiment
