La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
La Direction Générale fait intervenir la police dans les locaux du Siège pour déloger les manifestants.
Les chômeurs et intermittents, ainsi que deux militantes du SNU-Pôle emploi, sont embarqués sans ménagement au commissariat
Actions des chômeurs dans plusieurs villes ce lundi
Le Nouvel Obs du 03/05/10
La coordination des intermittents et précaires appelait, ce lundi, à une journée nationale d'actions un peu partout en France, marquée notamment par l'occupation d'une partie du siège de Pôle emploi à Paris suivie d'une évacuation des manifestants par les forces de l'ordre.
Cette journée d'action avait pour objectif d'exiger notamment la hausse des minima sociaux et des bourses d'étude, une mobilisation intitulée "Et si on inventait la grève des chômeurs"?
Dans ce cadre, plusieurs dizaines de manifestants ont occupé en fin de matinée le dernier étage du siège de Pôle emploi, à Paris, a confirmé l'organisme. Les forces de l'ordre sont intervenues pour évacuer les protestataires et ont interpellé plusieurs personnes, a confirmé la préfecture de police sans donner plus de précisions.
Dans un communiqué, la Fédération syndicale unitaire (FSU) a déclaré, lundi après-midi, que deux membres du bureau national du syndicat FSU de Pôle emploi "qui venaient exprimer leur solidarité aux manifestants ont été également retenues et emmenées par la police".
La FSU exige la remise en liberté de toutes les personnes interpellées et "qu'aucune poursuite ne soit initiée". La FSU "condamne", selon elle, "l'utilisation de plus en plus régulière de la police dans les conflits sociaux!".
Ailleurs en France, des rassemblements, la plupart suivis d'actions "coup de poing" telles que des occupations d'antennes de Pôle emploi ou de Caisses d'allocations familiales, étaient annoncés par la coordination tout au long de la journée à Rennes, Brest, Tours, Lille, Montpellier, Nice ou encore Paris.
"Nous voulons l'augmentation des bourses et l'élargissement de leurs critères d'attribution pour permettre aux étudiants de ne pas être contraints de se salarier pour payer leurs études. Nous voulons l'augmentation des minima sociaux, du RSA pour que les chômeurs ne soient pas réduits à la misère, pour que tout le monde ait le temps et la possibilité d'inventer un rapport plus collectif, plus solidaire, plus épanouissant au travail", écrit la coordination dans un communiqué.
"Nous voulons choisir nos horaires et notre volume d'heures de travail, pour ne plus être à la disposition de nos patrons. Nous voulons des augmentations de salaire qui nous permettent de ne pas galérer à chaque fin de mois", peut-on également lire dans l'appel à manifester.
AP