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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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"S'instruire en s'amusant": une devise désuète reprise par la fusion pour les nuls.

L'ORE des ouvrières en soie

OE

 

Réponse à notre jeu concours du 1er juin :

"Touvez la date de l’offre d’emploi ci-dessus"

 

Réponse de Noèle et Paco:

 

Nous n’avons pas de certitude. (C'est un principe de base de la fusion pour les nuls)

Pour nous la date la plus probable se situe entre 1907 et 1910

 

Nos arguments :

 

L'annonce ne peut être rédigée avant 1907. En effet, le premier "camion automobile" français est sorti des usines Berliet (de Lyon) en 1906.

 

Deuxième indice : la firme est dirigée par deux associés "industriels à Saint-Vallier" au moment où est rédigée l’offre d’emploi.

Or, l’entreprise Aimé Babouin a été fondée par Aimé Baboin (père), qui transforme l’activité de négoce de son père en puissante industrie textile. A sa mort en 1870, l’entreprise est cogérée par son fils aîné Henry et son fils cadet Aimé (junior). C’est Aimé qui s’occupera principalement de l’usine de Saint Vallier, son frère ainé préférant la politique aux affaires. Henry meurt en 1910 et c’est son fils Emile qui reprendra l’affaire à la mort de son oncle. L’offre d’emploi est rédigée au moment où l’entreprise est dirigée par deux associés, c'est-à-dire avant 1910.

 

Enfin et surtout, cette hypothèse est corroborée par le contenu même de l’offre d’emploi qui désigne explicitement une "usine-pensionnat pour jeunes filles". Ces importantes fabriques se développent dans la région surtout entre 1885 et 1900, au moment où la crise lyonnaise provoque un transfert de l'industrie de la soie vers les campagnes. Des centaines de jeunes filles, encore presque toutes des enfants, y vivent toute la semaine. Cependant, peu à peu, les grandes usines-pensionnats disparaissent. Après la guerre de 1914, seules quelques fabriques conservent des internes.

Une description saisissante des conditions de vie et de travail de ces jeunes filles travailleuses-pensionnaires nous est fournie dans  un article de  Andrée Gautier publié en 1996 dans la revue « Le monde alpin et rhodanien », sous le titre « Les ouvrières de la soie dans le Bas Dauphiné sous la Troisième République »  Ouvrieres de la soie Andree-Gautier Ouvrieres de la soie Andree-Gautier

Nous vous invitons à lire cet article que nous trouvons particulièrement intéressant, puis à relire l’offre d’emploi avec de nouveaux yeux, enfin à méditer sur la question suivante « Qu’est ce qu’une offre raisonnable d’emploi ? ».  Ensuite vous pouvez fermer votre ordinateur et reprendre une activité normale.

 

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B
<br /> En tout cas encore merci pour cette récréation instructive, j'ai passé un très bon moment à jouer les détectives......<br /> Et internet bien utilisé, c'est quand même fabuleux pour s'instruire.<br /> <br /> Bonne continuation à vous, à bientôt pour de nouvelles aventures...<br /> <br /> <br />
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B
<br /> Pour info, le dortoir des usines Baboin à St-Vallier a été réquisitionné pour 25 lits à compter du 29/09/1914 pour constituer l'Hôpital Militaire Auxiliaire n°42 de la 14éme Circonscription<br /> Militaire.<br /> <br /> On peut donc en déduire que l'usine-pensionnat fonctionnait avant la guerre de 14 et qu'après la guerre l'usine a pu recruter 25 nouvelles ouvrières pensionnaires dès que la réquisition a été<br /> levée.<br /> <br /> Serait-ce alors l'annonce proposée par Noëlle et Paco? Il y aurait une certaine logique dans tout ça...<br /> <br /> D'autant que sur Lyon il y avait encore en 1922 un pensionnat Baboin dans les locaux du siège de Baboin et Cie (mentionné dans l'indicateur Henry des bâtiments historiques et industriels de Lyon:<br /> "siège et dortoirs d'ouvrières").<br /> <br /> Mais l'hypothèse 1907/1910 par contre paraît de moins en moins convaincante...<br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Ok Baghera<br /> <br /> <br /> tes arguments semblent assez convaincants.<br /> <br /> <br /> Il est tout à fait possible et même probable que l'offre d'emploi date de l'après guerre.<br /> <br /> <br /> A toutes et tous: Si vous avez d'autres photos ou documents historiques concernant l'emploi et le chômage, n'hésitez pas à les communiquer pour les faire<br /> partager à toutes et à tous.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Noèle et Paco<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> Ce que c'est de lire trop vite, je n'avais pas vu qu'on parlait bien de ces pensionnats religieux dans l'article proposé. Merci à La Fusion Pour les Nuls !<br /> <br /> <br />
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M
<br /> Merci de cette instructive incursion dans le passé !<br /> <br /> <br />
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P
<br /> Les pensionnats de soieries (et j'imagine des autres industries) sont un univers assez passionnant. J'ai visité les soieries Bonnet dans l'Ain, leur musée est à 3/4 constitué de témoignages de ces<br /> pensionnats, lettres et graffitis enregistrés et lus, qu'on peut écouter dans des casques, avec les écrits projetés sur les murs, c'est très touchant.<br /> http://www.ain.fr/collectionsbonnetjujurieux/pensionnaires/soierie.php<br /> <br /> <br />
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