Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

Publicité

Sombres perspectives pour l'Unedic.

chomage-us1.jpg

Le déficit de l'Unédic va quasiment doubler face à la hausse du chômage

afp logo 

19 janvier 2012

 

 L'Unédic, organisme d'assurance chômage, a prévenu jeudi que son déficit allait se creuser en 2012 à 4,3 milliards d'euros, avec une hausse prévisible des demandeurs d'emplois de 214.200 sur l'année.

Pour l'Unédic, la France franchira donc le cap des 3 millions demandeurs d'emplois sans aucune activité en 2012 (4,4 millions en incluant ceux qui ont une activité réduite).

Pour 2011, elle estime son déficit à 2,4 milliards d'euros et la hausse des demandeurs d'emploi sans aucune activité à 134.200.

Des chiffres qui vont creuser sa dette à 11 milliards pour 2011 et 15,3 milliards pour 2012.

En ajoutant ceux qui ont une activité partielle, elle anticipe au total une hausse de 179.800 demandeurs d'emploi pour 2011 et 230.100 pour 2012.

Ces estimations reposent sur une prévision de croissance de 1,6% en 2011 et 0% en 2012, fondée sur le consensus des analystes. Le gouvernement table encore officiellement sur 1,75% de croissance en 2011.

Ce n'est pas la première fois que l'Unédic connaîtra un tel niveau d'endettement, a relativisé Gaby Bonnand, président de l'Unédic (CFDT).

Pour lui, "ce qui est alarmant c'est la situation de l'emploi et la prévision de croissance de 0%", pas la situation financière de l'organisme qu'il préside.

"Le modèle économique de l'Unédic est extrêmement dépendant de la conjoncture", a rappelé son directeur général, Vincent Destival.

En effet, l'Unédic n'est pas financée directement par l'Etat mais par les salariés et les employeurs, qui cotisent pour l'assurance chômage. Si la masse salariale diminue, les recettes de l'Unédic baissent donc également.

Ces nouvelles prévisions sont beaucoup plus pessimistes que les précédentes. En septembre, l'Unédic tablait sur un déficit de près de 2,5 milliards en 2011 et de seulement 1,8 milliard en 2012, assorti d'une dette de 11 milliards en 2011 et 12,8 milliards en 2012.

Elle prévoyait en outre une hausse de 36.700 des demandeurs d'emploi en 2011 et de 55.500 en 2012, soit nettement moins que les chiffres annoncés jeudi.

Des annonces qui interviennent alors que l'Unédic a perdu son AAA mardi, dans la foulée de la dégradation de la note de la France.

L'agence de notation Standard & Poor's a dégradé d'un cran la note de l'assurance chômage à AA+, avec une perspective négative qui pourrait engendrer une nouvelle dégradation.

"Cette situation ne nous met pas en difficulté supplémentaire dans l'immédiat" et "nous sommes quotidiennement en lien avec les banquiers qui nous indiquent les meilleurs moments pour aller sur les marchés emprunter".

L'Unédic n'a cependant pas encore émis d'obligations depuis sa dégradation mardi. Elle prévoit d'emprunter environ 7 milliards d'euros à long terme en 2012.

© 2012 AFP

 

bandeau info

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
com 15<br /> <br /> la Banque de France ne peut pas imprimer de billets comme bon lui semble depuis qu'on est passé à l'euro.<br /> Mais imprimer des billets c'est pourtant comme ça que fonctionnent les USA ou la Grande-Bretagne.....<br /> <br /> C'est à la BCE d'imprimer de l'euro à condition de vouloir une politique dévaluationiste pour faire baisser l'euro, ce que refuse obstinément l'Allemagne (et quelques autres), ce qu'à toujours<br /> refusé Tichet par peur de la survenue d'une inflation à ses yeux calamiteuse.
Répondre
É
Encore un zozo qui pense que les Etats peuvent emprunter sans compter.<br /> <br /> Je cite le post 7 : "Depuis 1973 (loi Giscar/ömpidou) la france ne peut plus emprunter à la banque de France pour ses investissements et frais de fonctionnement."<br /> <br /> Emprunter à la banque de France ??? Et le fric, elle le trouve où la banque de France ??? Elle n'en a pas !!!<br /> <br /> Tout ce que peut faire la banque de France, c'est faire tourner la planche à billets, bref, imprimer des billets à gogo !<br /> <br /> D'ailleurs, tant qu'à faire, autant mettre sur Internet une maquette de billet et proposer aux français d'imprimer directement chez eux des billets en fonction de leur besoin ! Pas besoin de passer<br /> par l'Etat...<br /> <br /> Cette idée que l'Etat peut dépenser sans compte car il suffit ensuite de créer de la monnaie, d'imprimer des billets, ne fonctionne que très très mal dans des économies fermés, qui en doivent pas<br /> acheter à l'étranger.<br /> <br /> Imprimer des billets à gogo, cela s'appelle créer de la monnaie de singe, qui n'en veut ???<br /> <br /> Personne, voir les assignats en leur temps ou la monnaie allemande dans les années 1930...
Répondre
B
le bon lien est:<br /> <br /> <br /> http://www.les-crises.fr/images/1000-taux-defauts/1120-notations-etats/notations.jpg<br /> <br /> désolé
Répondre
B
@Michel Abhervé<br /> <br /> L'emprunt UNEDIC, les banques et le MEDEF: certes, c'est un vieux film d'amour connu.<br /> <br /> Cependant cette fois ci l'UNEDIC AA+ (pour l'instant) devrait s'inquiéter un peu plus que ne le fait Mr Gaby Bonnand, car la question est: à quel taux l'UNEDIC va t'il réussir à emprunter dans le<br /> futur ?<br /> <br /> A 7% comme l'Italie ou l'Espagne, A 9% comme l'Irlande, à 15% comme le Portugal ou à + de 30% comme la Grèce ?<br /> <br /> http://www.les-crises.fr/perte-du-triple-a-france/
Répondre
M
Par nature le budget de l'assurance chomage comporte des années en excédent et des années en déficit<br /> En effet quand l'activité économique va bien les cotisations augmentent pendant que le chomage et donc l'indemnisation baisse. C'est l'inverse en période de crise<br /> Il faut donc que les années de vaches grasses compensent les années de vaches maigres<br /> Comme le MEDEF a toujours veillé à ce que les cotisations soient au plus bas (en l'explicant par la nécessaire préservation de la compétitivité) il ne permet pas, quand la situation s'améliore, la<br /> constitution de réserves, et l'UNEDIC doit donc emprunter pour faire face aux périodes où les cotisations baissent et les indemnisations augmentent comme maintenant<br /> Rappelons qu'en pleine crise, en 2008,le MEDEF voulait une baisse des cotisations, et en a fait inscrire le principe dans la convention d'assurance chomage !<br /> Et donc une partie des cotisations sert à payer les intérêts, et ainsi à assurer des revenus des banques, fort investies dans le MEDEF
Répondre