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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Toujours pas de nom pour la nouvelle institution !

Article du 9 septembre 2008

 

 

Le nouveau service de l'emploi peine à trouver son identité

Le futur service de l'emploi n'a toujours pas de nom. Le conseil d'administration de l'instance provisoire, qui s'est réuni mardi 9 septembre, n'a pas décidé du sigle du nouvel opérateur dont l'existence juridique débutera officiellement le 1er janvier 2009.

La raison du report tient à la sécurité juridique des trois noms qui devaient être présentés aux administrateurs pour donner une identité à ce nouvel organisme issu de la fusion entre l'ANPE et les Assedic. "Nous n'allions pas prendre le risque de choisir un nom sur lequel il existe un doute légitime", a déclaré au "Monde" Christian Charpy, directeur général du nouvel organisme.

 

Le cabinet chargé de faire des propositions, Nomen France, a confirmé cette version. Son PDG, Marcel Botton, a expliqué que "compte tenu de l'importance que prendra la nouvelle institution, les négociations avec les noms de domaine, proches ou similaires y compris dans d'autres secteurs, sont longues".

Conséquence de ce pataquès, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, a dû décommander la conférence de presse au cours de laquelle elle devait dévoiler, mardi, le nom du nouvel organisme. Et Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'emploi, a annulé le déplacement prévu dans l'après-midi pour mettre en scène cette nouvelle étape dans la fusion ANPE-Assedic.

Dans le camp syndical, on hésite entre ironie et exaspération. "Cela ne fait pas très sérieux. Il y a quand même assez de juristes pour sécuriser un nom", a jugé Eric Aubin (CGT). Pour Alain Lecanu (CFE-CGC) (photo de gauche,) "s'apercevoir la veille d'un conseil d'administration qu'il y a un problème juridique est inquiétant pour le futur de l'entreprise".

TROIS PARCOURS

En attendant de pouvoir décider du nom, les administrateurs (dont les partenaires sociaux) ont étudié "l'offre de services" du nouvel opérateur.

Trois parcours sont proposés pour accélérer le retour à l'emploi des chômeurs : un "accompagnement" pour ceux qui ont des difficultés à retrouver un emploi, avec maintien du recours aux prestataires privés; un "appui" pour les moins éloignés de l'emploi (avec "intensification de l'offre de service dans les quatre premiers mois") et un "parcours" pour ceux qui ont décidé de créer leur entreprise. Le référent unique, déjà prévu, comme l'inscription facilitée du demandeur d'emploi, sont aussi évoqués, de même qu'un renforcement de "l'offre de service aux entreprises".

Ce document a soulevé des réserves du côté syndical. "L'offre est encore trop modeste, a estimé Annie Thomas, la vice-présidente CFDT de l'Unedic, les bénéficiaires du RSA [revenu de solidarité active] et les jeunes ne sont pas suffisamment pris en compte. Il faut aussi être plus musclé sur les services proposés aux entreprises, en les aidant davantage à définir les postes qu'il propose."

Pour M. Aubin (CGT), "la définition de cette nouvelle offre est difficile à faire", puisque la négociation sur la nouvelle convention d'assurance-chômage n'a pas démarré, pas plus que la discussion sur les rapports entre Unedic, Etat et service public de l'emploi. "On parle d'aide à la mobilité ou de services rendus aux chômeurs non indemnisés sans que soit évoqué leur financement, ce n'est pas cohérent", fait-il valoir.

Un conseil d'administration est prévu d'ici un mois pour finaliser l'offre et trouver enfin un nom.

Rémi Barroux

 

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Y
Je suis ANPE, nous discutons avec les collègues de cette séparation entretien demandeur d'emploi en SMP donc en D.E. romé dans un métier correspondant à notre secteur d'entreprise et le nouveau statut des agents qui vont faire le forcing auprès des entreprises, et que cela. Cela nous laisse présager que nous perdrons individuellement notre double expertise demandeur/entreprise par secteur d'activité. Alors pourquoi nous a-t-on formés à la ROC ? Perso, et les collègues idem, nous tenons à cette position qui nous met en situation de responsabilité employeur/demandeur. A l'un comme à l'autre nous savons parler des caractéristiques de chacun et essayons de faire juxtaposer. Qu'en sera-t-il quand nous agirons que sur les DE face à des entreprises anonymes ! <br /> Par ailleurs, j'ai vécu en agence, la venue de la directrice Assedic du coin. Elle prenait un café en cuisine avec notre DALE. Je passe par là et j'interpelle ma Dale en disant : "Salut ! Je pars en ville !" La directrice Assedic a fait un bond ne comprenant pas que je puisse vivre de manière autonome mes sorties d'agence ! J'ai laissé à ma Dale le soin de lui expliquer tranquillement que nous ne fonctionnions pas de la même manière. <br /> Quand nous allons en GU, nous voyons la différence : collègue Assedic "fliqués" pas plus de 10' d'entretien sinon sanction avec chrono sur les postes informatiques, consigne essentielle : "vous n'êtes pas là pour faire de l'humain mais des chiffres"...<br /> Comment allons-nous pouvoir co-exister ? <br /> Ma Dale m'a assurée qu'avant l'éclatement entre les deux structures il y aurait coatching managérial ! Est-il possible de changer si vite les mentalités ? <br /> Pour les modalités permettant de cerner l'offre valable d'emploi, nous les connaissions en créant le profil nous marquons le salaire minimum accepté, la zone géographique, les divers freins physiques, familiaux etc, la durée du contrat, le parcours, etc... <br /> Nous n'avons rien de plus à intégrer mais je pense que notre connaissance de l'individu fera le reste et nous aurons peut-être encore la main avec le choix RO/SM selon l'offre proposée à la personne et ses accidents de parcours.<br /> Inquiétude certes, mais volonté certaine de ne pas se laisser faire et de continuer à pouvoir se regarder en face en n'acceptant pas n'importe quoi. Nous travaillons avec des êtres humains, pas des chiffres, pas des statistiques mais des individualités.<br /> Bonne continuation de votre site
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C
Et dire qu'après va encore falloir trouver un logo à copier retourner et coller!
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