La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

[ Les Echos du 27/03/09 ]
En janvier 100.400 chômeurs de plus, 79.900 en février, chaque mois donne un argument de plus à Christian Charpy, le directeur de Pôle emploi, pour obtenir des effectifs supplémentaires. La question est sur la table depuis plusieurs semaines. Le 19 février, le conseil d'administration où siègent les partenaires sociaux, avait exigé en urgence « un plan d'action précis » pour répondre à la « situation difficile » provoquée par l'afflux de chômeurs. Le 3 mars dernier, en déplacement à Dijon, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, s'était déclaré prêt « à mettre des effectifs en plus ». Depuis, il a affirmé à plusieurs reprises que la décision interviendrait d'ici à la fin mars.
L'Elysée aurait tranché cette semaine. Pôle emploi réclamait un peu moins de 3.000 postes. Il devrait en obtenir un peu plus de 1.800 (équivalents temps plein). Les quelque 860 emplois destinés à lui permettre d'assurer les missions de suivi des chômeurs bénéficiant d'un contrat de transition professionnelle ou d'une convention de reclassement personnalisé n'ont pas fait débat. En revanche, seule la moitié des 2.000 postes environ demandés pour faire face à l'afflux de chômeurs auraient été accordée.
Les postes supplémentaires viendront compléter une première (petite) vague d'embauches - 200 emplois - au dernier trimestre de 2008 pour faire face à l'afflux de chômeurs. Ils s'ajouteront aux 400 CDD programmés initialement pour remplacer les agents de l'ex-ANPE en formation sur les règles d'indemnisation et les agents de l'ex-Unedic en formation sur le placement des chômeurs. Par ailleurs, d'ici à la fin du premier semestre, quelque 800 personnes vont être embauchées en anticipation d'une bonne partie des 1.000 à 1.200 départs en retraite qui vont s'étaler sur 2009. A la fin février, Pôle emploi employait 44.675 personnes dont 29.838 ex-agents de l'ANPE et 14.837 ex-agents des Assedics.