Interviewée par Anne BRIGAUDEAU sur France 2 le 19/02/10
Omniprésente dans les médias ces jours-ci à l'occasion de la sortie de son livre, "Le quai de Ouistreham", Florence Aubenas a choisi de disparaître de février à juillet 2009.
Pour s'immerger dans le monde des précaires, en congé sans solde, elle a pointé à Caen au Pôle emploi, travaillé comme femme de ménage, vécu avec moins de 700 euros par mois.
Il y a dans le livre une vision assassine de la fusion qui a abouti à créer Pôle Emploi ...
Je me suis inscrite à Pôle emploi, à peu près au moment de la fusion ANPE-Assedic. Avant cette fusion, il y avait régulièrement quelqu'un, dans la file des chômeurs, pour gueuler "c’est honteux, on se moque de nous". Après la fusion, ils passaient leur temps à dire "bon courage" à ceux qui y travaillent.
Les agents avaient une double pression, ils devaient traiter le marché de l’emploi tout en étant eux-mêmes pris dans leur propre restructuration. Quand on est chômeur, on s’aperçoit aussi qu'une des tâches principales de Pôle Emploi, c’est de masquer le chômage dans les statistiques. Ils proposent aux chômeurs un "parcours création d’entreprises" alors que dans 90% des cas, ça ne marche pas ! J'en discuterai d'ailleurs le 26 février (à 7h40 dans la matinale de Canal + ) avec le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez.
L'intégralité de l'interview de Florence Aubenas sur France 2 ---}link
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Je suis tout a fait d'accord, mais dans l'imaginaire collectif les allocations sont un droit. Et lorsque vient la fin, ils se reveillent<br />
- Trouvez moi une formation rémunéré ou un emploi rapidement.<br />
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- Vous voulez une formation dans quoi ?<br />
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- Je sais pas, mais remunéré.<br />
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" ceux que je vois très peu : en général, ils ne font que passer, car ils ont une attache dans le coin, et repartent très vite. Celui qui se présente ainsi d'emblée puis reste quelques mois sans<br />
que rien ne se passe perd rapidement ce "statut" "<br />
Généralement, c'est pasqu'ils ont du boulot salarié ou créé une entreprise et qu'ils fraudent, faudrait penser à signaler ces braves gens qui en vidant les caisses contribuent depuis des lustres à<br />
faire que le montant des indemnisations diminuent pour les autres puisque l'enveloppe globale les inclus à tort.<br />
C'est pas du flicage, ce n'est que l'équité.<br />
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Je suis d'accord avec toi Concombre masqué, je deviens aussi beaucoup moins compréhensive au bout de quelques temps, je ne dis pas que je suis angélique non plus. J'avais d'ailleurs oublié de<br />
préciser que pour "mes parcours atypiques", je parle de ceux que je vois très peu : en général, ils ne font que passer, car ils ont une attache dans le coin, et repartent très vite. Celui qui se<br />
présente ainsi d'emblée puis reste quelques mois sans que rien ne se passe perd rapidement ce "statut"<br />
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Je comprends ton probléme. Je suis d'accord avec toi que dans les portefeuilles, il y a des DE qui n'ont pas besoin de nos services ou alors pour lesquelles nos services ne sont pas adaptés.<br />
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Mais dans ce cas, désolé, lorsqu'au bout de 6 mois, je reçois quelqu'un quiau départ m'a dit qu'il se était autonome, que nous luis apportons rien, et qu'au bout de 6 mois, rien ne se passe, je<br />
suis un peu moins coulant.<br />
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Et sans être fasciste, lorsqu'un de me dit qu'il n'est pas disponible immédiatement pour reprendre un emploi, je ne vais pas la jouer cool, car j'ai remarqué que souvent si on les laisse<br />
tranquille, percevoir leurs assedics, ils se reveillent un mois avant la fin de leurs droits pour chercher une formation ou alors pour qu'on leur trouve un emploi.<br />
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