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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Les résultats de la grève à Pôle emploi.

 

8 juin 2010Pôle emploi: entre 19% et 25% des agents en grève

 

AFP le 8 juin 2010

 

Près de 19% des agents de Pôle emploi selon la direction, 25% selon les syndicats, se sont mis en grève mardi à l'appel de quatre syndicats en colère contre les conditions de travail, voyant dans ce mouvement "un avertissement fort au gouvernement".

Les revendications des grévistes portent sur "la défense des conditions de travail et l'embauche définitive de +l'armée de précaires+ qui représentent dans certaines régions plus de 25% des effectifs", a rappelé le Snu-FSU dans un communiqué, au nom de l'intersyndical.

Le mouvement est organisé par quatre syndicats, Snu-FSU, Snap, Sud, CGT et localement rejoints par plusieurs organisations n'appelant pas nationalement.

"Le gouvernement et la direction ne pourront pas dire que tout ronronne à Pôle emploi", a ajouté le Snu-FSU, premier syndicat du personnel, rappelant que "cette grève nationale a été précédée par de nombreux mouvement locaux".

"La mobilisation est forte dans certaines régions", selon le Snu-FSU qui cite la Basse-Normandie et l'Auvergne (43% de grévistes), la Bourgogne (près de 40%), la Bretagne (38%), Rhônes-Alpes (37%) et Aquitaine (34%).

La direction, qui enregistre pour sa part 18,76% de grévistes au plan national, a confirmé à l'AFP des pointes "supérieures à 30%" en Auvergne et Basse-Normandie, sans pouvoir préciser dans l'immédiat le nombre d'agences fermées. Selon le Snu-FSU, "80 sites (sur environ 900) sur tout le territoire sont fermés, certains n'étant ouverts qu'avec un effectif plus que réduit".

Le "malaise profond" au sein du service public de l'emploi est grandissant, selon les syndicats appelant à la grève.

Depuis un an et demi et l'ouverture de Pôle emploi en janvier 2009, les agents se heurtent à une explosion de la charge de travail liée au nombre croissant de demandeurs d'emploi à inscrire et à suivre, et aux dysfonctionnements générés par le regroupement de l'ANPE avec les Assedic.

Dernier raté en date, celui du nouveau système informatique unifié, dont la direction a suspendu mercredi dernier le déploiement pour éviter un blocage et qualifié de "superbug" par les grévistes.

Lors d'une récente audition le 18 mai à l'Assemblée nationale, le directeur général Christian Charpy a reconnu que "le climat reste tendu". "Mais nous ne sommes pas au bord de l'explosion sociale", a-t-il ajouté, promettant d'aboutir cet été à un accord sur les conditions de travail à même de prévenir le stress.

Copyright © 2010 AFP

 

Les chiffres fournis par la Direction, région par région: Greve 8 juin 2010 Greve 8 juin 2010

 

Image de grève en Aquitaine: Je r-siste donc je suis Je r-siste donc je suis

 

 

 

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N
<br /> ...Recensement bien sûr...<br /> <br /> <br />
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N
<br /> Gigi, je pense que tu te méprends sur le post N°3 d'Awara, qui ne cherchait visiblement pas à opposer les agents d'où qu'ils soient, mais critiquait le fait que les tableaux de recencement des<br /> grévistes ne faisaient pas apparaitre les DOM... de même que l'on ne prends jamais en compte les chiffres du chômage en dehors de la métropole.<br /> <br /> <br />
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G
<br /> en réponse au post n°3 d'awara<br /> Je tiens juste à préciser que je suis conseillère en martinique et que justement je subis en ce moment,ainsi que 60 autres collègues, un retrait sur salaire de 8 jours de grève, à savoir 2 jours<br /> par mois jusqu'en septembre!!! donc adieu les vacances cette année.cela fait suite à une grève de plus d'une semaine des collègues de martinique au mois de mars dernier.Ca fait très mal au<br /> porte-monnaie, mais si c'était à refaire, je serai partante!! Car je reste persuadée qu'un jour de grève par-ci par_là n'est pas très efficace, et qu'il aurait fallut que tous les conseillers se<br /> mettent en grève illimitée une bonne fois pour toute !! Une fois de plus, il ne faut pas se tromper de cible, Awara! Oui, dans les dom on bosse, on fait grève aussi quans nos conditions de travail<br /> ne sont plus acceptables.Imagines seulement une minute, que serait ton quotidien de conseiller avec 3 fois plus de demandeurs d'emploi(taux de chomage local= 30%, quand le gouvernement estime qu'il<br /> est au rouge au niveau national à 10%), avec 3 fois moins d'entreprises ( dont 70% de PME à très très faible potentiel de recrutement) et toujours autant moins de moyen de Pôle Emploi... Arrétons<br /> de nous opposer les uns aux autres, notre métier est en danger, qu'on travaille à Paris, à Clermont-ferrant, à Saint-gaudens ou à Fort-de-france !!!!!<br /> <br /> <br />
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C
<br /> Après celle de Noisy le Grand le 12 mai dernier, une autre plate forme 39 49 a été bloquée ce 8 juin.<br /> <br /> C'est l'occasion de préciser ce que les chômeurs en lutte attendent et proposent aux personnels de Pôle emploi.<br /> <br /> Blocage de la plateforme téléphonique 39 49 de Pôle emploi à Rennes<br /> <br /> Ce mardi 8 juin vers 07h45, une quinzaine de chômeurs et précaires du MCPL et du collectif du 3 mai ont envahi la plateforme téléphonique 3949 de Pôle emploi à Rennes dont ils ont bloqué<br /> l’accès.<br /> <br /> Nous entendions protester contre cette machine déshumanisante mise en place depuis la fusion Anpe / Assédics au sein de Pôle emploi et exiger sa fermeture. Cette machine met aux prises les chômeurs<br /> à des opérateurs téléphoniques et ne leur permettent plus d’obtenir le conseiller qui est responsable de leur suivi. Ce qui bien entendu produit une baisse générale de la qualité des services et<br /> plus grave encore des problèmes de dossier, engendrant retards de paiement d’indemnités, radiation arbitraire, suspension d’allocations, etc. Le dispositif « 39 49 » reflète à lui seul dans une<br /> large mesure la politique de l’emploi du gouvernement Sarkozy : déshumanisation, mise en place de dispositifs administratifs pour décourager et culpabiliser les chômeurs à revendiquer leurs simples<br /> droits, fractionnement des services pour ouvrir la voie à la sous-traitance, précarisation des personnels, etc.<br /> <br /> Nous avons été très bien accueilli par le personnel de la plateforme (une quarantaine d’opérateurs) dont bon nombre se retrouvront en fin de contrat vers la mi-juillet. Nous avons formulé notre<br /> solidarité quant aux mots d’ordre syndicaux de titularisation et d’intégration de ces personnels au sein des antennes de Pôle emploi. Seule une formatrice de conseillers à l’emploi et appartenant à<br /> une boîte de coaching s’est montrée agressive en voulant forcer vainement le piquet tout en nous traitant de « fainéants. »<br /> <br /> Vers 9h, le manager a demandé au personnel d’évacuer la plateforme et de se rassembler aux portes du bâtiment. Nous les avons rejoint et poursuivi la discussion entamée. La direction a finalement<br /> décidé de les mettre au chômage technique jusqu’à 13h.<br /> <br /> Vers 10h30, nous avons quitté les lieux et rejoint le rassemblement des conseillers grévistes devant la direction régionale de Pôle emploi. Une vingtaine de chômeurs et précaires ainsi que quelques<br /> 150 conseillers à l’emploi grévistes venant de toute la Bretagne se sont réunis dans le hall d’entrée de la direction et ont demandé à la directrice régionale, un certain nombre d’explications sur<br /> la situation à Pôle emploi dans différentes antennes bretonnes.<br /> <br /> Le MCPL, solidaires des revendications des grévistes de pôle emploi, n’entendant apporter auncune leçon à qui que ce soit tient toutefois à faire part de quelques remarques sur le rassemblement et<br /> le déroulement de la journée :<br /> <br /> • Les conseillers ne peuvent se contenter de demander davantage de moyens (revendications légitimes par ailleurs) sans remettre fondamentalement en cause l’orientation de « police emploi ». Il<br /> conviendrait selon nous de ne jamais dissocier ces deux dimensions. À la marge, les conseillers pourraient obtenir quelques aménagements (titularisation par exemple) sans que ces derniers ne<br /> remettent abolument en cause le projet du gouvernement présidant à la constitution de ce monstre de police emploi : détruire le service public de l’emploi en rendant profitable le placement des<br /> chômeurs et indissociablement culpabiliser les chômeurs du fait qu’ils n’ont pas d’emploi alors même que cette rareté comme cette précarité du travail est le fruit de décisions politiques pour<br /> accroître l’exploitation et l’isolement de chômeurs et de travailleurs de plus en plus précarisés.<br /> <br /> • Nous tenons également à dire qu’il serait préférable d’organiser des AG sans la présence de la direction ( !) où chaque conseiller comme chaque chômeur pourrait s’exprimer librement donnant lieu<br /> à la formulation de revendications communes portées ensuite par une déléguation mandatée à la direction. Ce qui nous semble constituer un principe démocratique minimal.<br /> Dans le cas contraire, la direction peut tranquillement écouter les récriminations des personnels en hochant de la tête sans s’engager sur quelques revendications que ce soit et gagner du temps en<br /> faisant en sorte que l’échange avec les personnels s’étalent durant toute la journée sans aucune perspective concrète d’action mettant réellement la direction sous pression. Ce qui s’est vérifié<br /> dans le fait que la direction a méprisé les revendications des chômeurs et des personnels en ne donnant suite à aucune des revendications spontanées formulées par ceux-ci. Sans quoi cette manière<br /> de faire -certains conseillers l’ont exprimé ouvertement- peut servir d’exutoire aux camarades grévistes de Pôle emploi, comme aux chômeurs.<br /> <br /> • Malgré les difficultés à mobiliser au sein de Pôle emploi que nous considérons volontiers, il est grand temps de rendre visible la solidarité des revendications des chômeurs/ précaires et des<br /> conseillers à l’emploi dans l’action (occupations, blocage, etc). Nous n’avons pas à choisir entre l’information massive auprès des conseillers et des chômeurs et l’action collective régulière<br /> exerçant une pression sur la direction et le gouvernement.<br /> C’est là la clef indispensable pour montrer aux conseillers à l’emploi comme aux chômeurs qu’ils peuvent compter dans l’action les uns sur les autres, qu’ils peuvent avoir confiance en l’action<br /> collective. Car le principal problème devant lequel nous nous trouvons n’est pas d’abord le manque d’informations des conseillers et des chômeurs - sans que ce problème doive être considéré comme<br /> négligeable- mais le manque de confiance en nos capacités à avoir prise sur le cours de cette institution infernale.<br /> Si les conseillers à l’emploi veulent parer au démantèlement du service public et éviter que certains d’entre eux sombrent dans la dépression et en viennent par désespoir à imiter certains salariés<br /> de France Télécom, il est indispensable de tisser des alliances avec les collectifs de chômeurs et de précaires qui ne demande que ça, fondée sur la considération mutuelle et l’égalité si l’on veut<br /> renverser le rapport de forces au sein de police emploi.<br /> <br /> • A l’heure qu’il est, il nous apparaît opportun de multiplier les actions à l’occasion des « réunions d’informations » dans les pôles emplois où les chômeurs sont orientés vers des formations sous<br /> traités (trajectoire emploi, cible emploi, etc) par des boîtes de coaching. Ces formations présentées comme des propositions sont en fait des obligations pour les chômeurs qui seront radiés en cas<br /> de refus ou d’absence à rdv. En plus d’être inutiles, infantilisantes et culpabilisantes, l’imposition de ces formations sous-traitées constituent un des principaux axes de sous-traitement et de<br /> démantèlement du service public de l’emploi. La direction de police emploi et le gouvernement Sarkozy cherchant à faire la démonstration de l’inefficacité des conseillers à l’emploi dans la tâche<br /> de placement.<br /> Des expériences d’interruption de ces pseudo-réunions nous ont démontré la claire compréhension des chômeurs de l’ineptie de tels dispositifs et la capacité que nous avions de faire pression sur la<br /> direction de Pôle emploi à lâcher du lest sur son caractère obligatoire lorque nous intervenions.<br /> Il faudrait pouvoir multiplier ce genre d’interventions dans ces « réunions d’informations » qui non seulement dégagent une prise sur l’institution et sont transformés en réunion de contestation de<br /> police emploi mais en plus dans le même temps contrecarrent localement la mise en place de la sous-traitance et le démantèlement du service public de l’emploi.<br /> Nous avons besoin que les conseillers qui ne veulent pas céder au fatalisme nous informent des lieux et dates de ces pseudo-réunions.<br /> <br /> Par le MCPL et le collectif du 3 mai, le mercredi 9 Juin 2010.<br /> <br /> <br />
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P
<br /> Ben tu vois, Tabernacle, je trouve qu'à Bordeaux on a pas été assez loin : après Mériadeck fermée, on aurait pu filer à Saint-Jean, aller la faire fermer, bloquer plus longtemps le tramway (dans<br /> lequel les voyageurs bloqués nous applaudissaient au passage).<br /> La grève du zèle serait bien : on reçoit les gens et on propose des services mais on trace rien : pas de PAE mais des CRC (avec indispo travail d'un jour pour ne pas pénaliser), pas de mer mais des<br /> copies écran des offres avec coordonnées des employeurs, rien tracer en projet d'action, bloquer les plages RDVA de noms bidons pour ne plus être formaté à 20 minutes et convoquer toutes les heures<br /> pour travailler les outils (CV, lettre) et plus envoyer au privé, prendre le temps avec chaque personne...<br /> <br /> <br />
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